Vendre, une peur à dépasser
Pour de nombreux entrepreneurs, parler de leurs offres est une source d’angoisse. Aline explique que cette réticence est souvent logique : nous détestons être la cible de démarchages insistants, que ce soit par téléphone ou dans la rue. Naturellement, nous ne voulons pas nous retrouver dans la position de celui qui dérange. Cette peur est renforcée par une éducation qui associe le fait de se mettre en avant à de l’arrogance ou de l’égocentrisme. En parlant de nos services, nous avons l’impression de forcer les gens et de faire quelque chose de mal, ce qui active la peur du jugement et du rejet.
Face à ce constat, Aline propose un changement de mentalité essentiel. « Parler de ses offres, on ne veut pas dire se vendre », précise-t-elle. Il s’agit de communication, pas de vente agressive. L’objectif n’est pas de convaincre à tout prix, mais de rappeler aux gens que l’on peut les aider via des solutions payantes. Elle va plus loin : ne pas parler d’une offre qui a le potentiel de rendre les gens plus heureux est presque un « crime ». C’est laisser au hasard la possibilité pour un client de trouver la solution à son problème.
Communiquer au quotidien
Une fois le blocage mental identifié, comment passer à l’action ? Aline partage sept manières concrètes d’intégrer la communication sur ses offres dans son quotidien, sans jamais avoir l’impression de « se vendre ». La première consiste à ajouter un P.S. à la fin de ses contenus (e-mails, articles, posts) pour faire un lien pertinent vers un produit. La deuxième est de systématiquement relayer les témoignages et retours clients en les liant à l’offre concernée. Elle conseille aussi de créer du contenu sur son parcours et son « pourquoi », car les clients achètent aussi des valeurs et une personnalité. Montrer les coulisses de son travail est une autre approche efficace, tout comme partager des bilans sur ses produits les plus populaires, ce qui agit comme une preuve sociale.
Pour dédramatiser, l’humour est un excellent outil, notamment via des formats comme les Reels sur Instagram. Enfin, les « avant-après » restent une technique marketing puissante pour démontrer la valeur de son travail. En bonus, Aline rappelle une règle d’or : toujours parler des bénéfices pour le client et de la transformation promise, plutôt que des caractéristiques techniques du produit. « C’est parce que votre gâteau au chocolat que vous m’avez fait goûter, je le trouve délicieux, que je vais vous demander la recette. »
Pour aller plus loin
Les références de l’épisode
- Le bundle de formation Catching
- Safia de My Trendy Lifestyle
- Dorian Baker
- Emma de Ambition Féminine
- Julia de I Don’t Think
- Valentine de Je Vite Ma Passion
- La BSB Academy
- Marine, coach sur le rapport à l’argent
Au fil de l’épisode
- Introduction et présentation de l’offre du moment, le bundle de formation Catching.
- La problématique centrale : la peur des entrepreneurs de parler de leurs offres.
- Les raisons de l’aversion pour la vente : les associations négatives avec le démarchage.
- Le poids de l’éducation et la peur d’être perçu comme arrogant.
- Le sentiment de forcer les gens et la peur du jugement ou du rejet.
- Le changement de mindset : distinguer la communication de la vente agressive.
- La responsabilité de parler d’une offre qui peut aider les autres.
- L’objection de la répétition : la peur de lasser son audience.
- Pourquoi il est crucial de répéter son message pour qu’il soit vu et retenu.
- Technique 1 : Ajouter un P.S. pertinent dans ses contenus.
- Technique 2 : Partager un témoignage client et le lier à l’offre correspondante.
- Technique 3 : Créer du contenu sur son parcours, ses valeurs et son pourquoi.
- Technique 4 : Montrer les coulisses de son travail et faire le lien avec ses services.
- Technique 5 : Partager des bilans et rétrospectives sur ses produits best-sellers.
- Technique 6 : Utiliser l’humour pour parler de ses offres de manière décomplexée.
- Technique 7 : Mettre en avant des transformations via des « avant-après ».
- Astuce bonus : Toujours parler des bénéfices pour le client avant les caractéristiques techniques.
- Conclusion : Prendre le réflexe de parler de ses offres et le voir comme un jeu.
FAQ
Pourquoi les entrepreneurs ont-ils souvent peur de vendre ?
Selon l’épisode, cette peur vient de plusieurs facteurs. D’abord, une association négative avec des techniques de vente perçues comme agressives ou manipulatrices. Ensuite, une barrière culturelle et éducative qui décourage le fait de se mettre en avant, l’assimilant à de l’arrogance. Enfin, cette démarche active la peur profonde du jugement et du rejet de la part de son audience, de ses pairs ou même de sa famille.
Quelle est la différence entre « vendre » et « parler de ses offres » ?
Aline distingue clairement les deux. Pour elle, « vendre » peut impliquer des argumentaires complexes et une volonté de convaincre. « Parler de ses offres », en revanche, relève de la communication. L’objectif est d’informer son audience sur la manière dont on peut l’aider et de lui rappeler l’existence de solutions payantes, sans chercher à forcer une décision. C’est une approche plus douce et éducative.
Combien de fois faut-il parler d’une offre pour être efficace ?
L’épisode insiste sur la nécessité de la répétition. L’animatrice explique que l’entrepreneur est la seule personne à consommer 100 % de ses propres contenus. À cause des algorithmes et de la disponibilité limitée de l’audience, un message doit être vu plusieurs fois (elle évoque des chiffres comme 7, 10 ou 15 fois) avant d’être non seulement remarqué, mais aussi assimilé par un prospect potentiel au point de le pousser à l’action.
Quelle est l’erreur à éviter en parlant de ses produits ou services ?
L’erreur la plus fréquente est de se concentrer sur les aspects techniques de l’offre : le déroulé, les caractéristiques, le contenu précis. Aline conseille de toujours commencer par les bénéfices. Il faut expliquer ce que le client sera capable de faire, d’obtenir ou de ressentir après avoir utilisé le produit ou le service. C’est la promesse de la transformation qui suscite l’intérêt, bien avant les détails de sa mise en œuvre.
