De la marque à l’hôtellerie, le défi de la croissance
Saïda Barkani partage son parcours d’entrepreneure, qui l’a menée de la création de sa marque de vêtements en Belgique, Madame Babouche, à l’ouverture de deux maisons d’hôtes au Maroc, à Essaouira puis à Marrakech. Si ses projets fonctionnent et que l’énergie est là, elle se heurte à une difficulté majeure : la délégation. Elle a le sentiment de se battre contre du vent et de faire mille choses à la fois, alors que son quotidien pourrait être plus fluide. Gérer plusieurs projets et plusieurs équipes l’oblige à repenser son rôle et à apprendre à faire confiance.
Cette situation, typique de nombreux entrepreneurs, met en lumière le passage obligé de « femme-orchestre » à cheffe d’entreprise, un cap qui passe inévitablement par l’apprentissage du management.
L’art de la délégation
Pauline Laigneau rassure d’emblée son invitée : savoir déléguer est rarement inné. La clé n’est pas de former ses équipes à faire exactement comme soi, mais de leur expliquer clairement le résultat attendu. Trop souvent, les managers se concentrent sur le « comment » au lieu du « pourquoi ». En définissant une mission claire et un niveau d’exigence précis, on donne aux collaborateurs les moyens de s’approprier leurs tâches et même d’être force de proposition. L’objectif est de s’assurer que le résultat final est atteint, peu importe si le chemin pour y parvenir diffère légèrement de celui qu’on aurait emprunté.
« Le management, c’est beaucoup plus de la clarification de résultats », explique Pauline Laigneau, avant d’insister sur l’importance de s’assurer que les objectifs ont été véritablement compris par l’équipe.
Manager, c’est apprendre à progresser
Pour structurer la délégation, trois outils sont essentiels : la fiche de poste, pour clarifier la mission ; la définition du résultat attendu, pour aligner les attentes ; et le feedback, pour corriger et faire progresser. Apprendre à faire un retour constructif, factuel et sans ressentiment est une compétence fondamentale. Il ne s’agit pas de laisser passer des erreurs par gentillesse, mais d’expliquer pourquoi le niveau d’exigence n’est pas atteint et comment faire mieux la prochaine fois. C’est en se trompant, en analysant ses erreurs et en testant de nouvelles approches que l’on devient un meilleur manager.
Face à l’ampleur de la tâche, Saïda Barkani décide de prioriser ses apprentissages. Elle se fixe pour objectif de faire de 2026 son « année du management », une approche par étape pour monter en compétence sans s’éparpiller.
Pour aller plus loin
- Retrouver Saïda Barkani sur LinkedIn
- Le site de la maison d’hôtes Madame Babouche à Essaouira
- La formation “Management et recrutement” sur Demian.education
- La Masterclass gratuite “Devenir un grand manager”
Les références de l’épisode
- Saïda Barkani
- Madame Babouche, marque de vêtements et maisons d’hôtes
- Gemmyo, maison de joaillerie
- Demian, école d’entrepreneuriat
- Booking.com
- Trustpilot
- Essaouira, Maroc
- Marrakech, Maroc
Au fil de l’épisode
- 00:00 — Introduction : management, délégation et priorisation
- 02:39 — Le parcours de Saida Barkani, de Madame Babouche aux maisons d’hôtes
- 06:30 — Pourquoi déléguer est rarement naturel au début
- 07:50 — Clarifier le résultat attendu plutôt que contrôler chaque détail
- 13:32 — Fiche de poste, niveau d’exigence et feedback : les bases du management
- 23:16 — Apprendre à manager : se tromper, ajuster, progresser
- 30:04 — Prioriser ses apprentissages et faire de 2026 l’année du management
FAQ
Qui est Saïda Barkani ?
Saïda Barkani est une entrepreneure belgo-marocaine. Après avoir créé une marque de vêtements nommée Madame Babouche en Belgique, elle s’est installée au Maroc où elle a ouvert une première maison d’hôtes à Essaouira, puis une seconde à Marrakech. Elle partage dans cet épisode son expérience de la croissance et les défis de management qu’elle rencontre.
Quelle est l’erreur la plus fréquente en délégation selon l’épisode ?
L’erreur la plus courante est de se concentrer sur le « comment » faire une tâche, en micro-manageant chaque détail, plutôt que d’expliquer le « pourquoi » et le résultat final attendu. Cette approche empêche les collaborateurs de comprendre la finalité de leur mission, ce qui peut les démotiver et les rendre moins autonomes. Le vrai levier est de clarifier la vision et l’objectif à atteindre.
Comment mieux déléguer selon Pauline Laigneau ?
Pour mieux déléguer, il faut d’abord clarifier la mission et les objectifs du poste dans une fiche de poste. Ensuite, il est crucial d’expliquer précisément le résultat attendu et le niveau d’exigence requis pour chaque tâche. Enfin, il faut savoir faire des feedbacks constructifs pour aider la personne à progresser. Cette méthode permet de responsabiliser les équipes et de s’assurer que le travail est aligné avec la vision de l’entreprise.
Pourquoi est-il important de fixer un niveau d’exigence élevé ?
Fixer un niveau d’exigence élevé permet de garantir la qualité du service ou du produit et de construire une réputation solide. C’est aussi un moyen de former ses équipes et de les faire progresser. L’épisode souligne qu’on peut être exigeant tout en étant juste et pédagogue. Il ne s’agit pas de critiquer, mais d’expliquer de manière factuelle pourquoi un standard n’est pas atteint et comment l’améliorer.
