La croissance, une nécessité saine
Avant de détailler ses stratégies, Aline explique pourquoi chercher à faire grossir son chiffre d’affaires est une démarche saine pour tout entrepreneur. Loin de l’idée de vouloir devenir milliardaire, il s’agit avant tout d’une question de pérennité. Un business qui ne grandit pas est, selon elle, un business déjà en déclin, notamment à cause de l’inflation qui augmente le coût de la vie et des charges. Augmenter ses revenus permet de sécuriser son activité, de la rendre moins fragile et de diversifier ses sources de revenus. C’est aussi un excellent moteur pour ceux qui aiment le challenge et souhaitent se dépasser chaque année.
« Le bon niveau de chiffre d’affaires pour vous, je le répète, mais c’est celui qui vous permet d’avoir le style de vie que vous souhaitez, pour vous, votre famille, vos proches, tout en vous sentant en sécurité et à l’aise financièrement. »
Quatre leviers pour vendre plus, sans plus de clients
La première méthode, la plus simple, est d’augmenter ses tarifs. Avec le temps, l’expertise d’un prestataire s’affine, son travail gagne en qualité et en rapidité, et cette valeur ajoutée doit se refléter dans ses prix. La deuxième piste est la création d’un infoproduit, comme un e-book ou des templates, qui permet de générer des revenus décorrélés du temps de travail. Vient ensuite l’affiliation : recommander de manière éthique les outils et logiciels que l’on utilise au quotidien en échange d’une commission sur les ventes. Enfin, la quatrième stratégie, trop peu utilisée selon Aline, est l’apport d’affaires. Il s’agit de référer les clients que l’on ne peut pas prendre à un confrère, en touchant un pourcentage (souvent 10 %) si la mission est signée.
« L’apport d’affaires, pour moi, c’est une stratégie, une technique […] beaucoup trop peu utilisée en business. »
L’étape suivante : la mini-agence
En bonus, Aline présente une stratégie plus avancée : déléguer une partie du travail à d’autres freelances pour monter une sorte de mini-agence. Cette approche permet d’accepter un plus grand volume de clients sans que son propre emploi du temps soit impacté. Elle souligne cependant deux points de vigilance. D’une part, ce modèle peut être complexe à rentabiliser avec certaines structures juridiques, comme la micro-entreprise en France, où les frais de sous-traitance ne sont pas déductibles. D’autre part, ce fonctionnement transforme le rôle de l’entrepreneur, qui devient davantage un chef de projet et un manager qu’un exécutant.
Elle partage son expérience personnelle : « Je passe quatre fois moins de temps […] à faire du coaching et à créer du contenu qu’avant parce que les trois quarts du temps, je les passe à faire de la gestion de projet, à manager mon équipe. »
Pour aller plus loin
Les références de l’épisode
- TheBBoost
- Ausha (plateforme d’hébergement de podcast)
- URSSAF
- Podcast « Je peux pas, j’ai business », épisode 97
Au fil de l’épisode
- L’annonce du quiz pour identifier la meilleure stratégie pour son business.
- La problématique centrale : comment faire grossir son chiffre d’affaires quand on est déjà complet.
- Pourquoi il est sain de vouloir augmenter ses revenus chaque année : l’inflation, la sécurité et le challenge.
- Manière n°1 : Augmenter ses tarifs pour valoriser son expertise grandissante.
- Le piège du taux horaire quand on devient plus rapide et plus efficace.
- Le signal personnel d’Aline pour augmenter ses prix : un excès de demandes par rapport à ses disponibilités.
- Manière n°2 : Créer un infoproduit (e-book, templates, formation) pour générer des revenus passifs.
- Manière n°3 : L’affiliation, ou comment être rémunéré pour recommander les outils que l’on aime.
- L’importance d’une affiliation éthique, centrée sur les produits réellement utilisés.
- Manière n°4 : L’apport d’affaires, une stratégie de partenariat gagnant-gagnant avec ses confrères.
- Comment fonctionne l’apport d’affaires : référer un client contre une commission de 10 à 15 %.
- Manière bonus : Déléguer et monter une mini-agence en sous-traitant le travail.
- Premier point de vigilance : l’impact de la structure juridique (notamment la micro-entreprise) sur la rentabilité.
- Second point de vigilance : le changement de rôle vers celui de manager et chef de projet.
- Le témoignage d’Aline sur l’évolution de son propre rôle en développant son entreprise.
FAQ
Comment augmenter son chiffre d’affaires sans avoir plus de clients ?
Aline de TheBBoost propose quatre stratégies principales. La première est d’augmenter ses tarifs pour mieux refléter son expertise. La deuxième consiste à créer un infoproduit (e-book, formation) pour générer des revenus décorrélés du temps. La troisième est de faire de l’affiliation en recommandant des outils. Enfin, la quatrième est de mettre en place un système d’apport d’affaires en référant des clients à des confrères contre une commission.
Qu’est-ce que l’apport d’affaires ?
L’apport d’affaires est une stratégie qui consiste à recommander un client que l’on ne peut pas prendre à un autre professionnel. En échange de cette mise en relation, si le contrat est signé, l’apporteur d’affaires perçoit une commission sur le montant de la prestation, généralement autour de 10 %. C’est une manière de monétiser son flux de prospects entrants et de créer des partenariats solides avec d’autres entrepreneurs du même secteur.
Pourquoi est-il important d’augmenter son chiffre d’affaires chaque année ?
Selon Aline, même une légère croissance annuelle est saine pour un business. D’abord, pour contrer l’inflation : le coût de la vie et les charges augmentent, un chiffre d’affaires stagnant est donc une perte de pouvoir d’achat. Ensuite, un business qui génère plus de revenus est souvent moins fragile et plus sécurisant. Enfin, se fixer un objectif de croissance est un excellent moteur pour se dépasser et rester motivé en tant qu’entrepreneur.
Quels sont les risques à déléguer pour développer son activité ?
Déléguer pour créer une sorte de mini-agence comporte deux points de vigilance. D’abord, la structure juridique doit être adaptée ; en micro-entreprise, par exemple, le calcul peut ne pas être rentable car les frais de sous-traitance ne sont pas déductibles du chiffre d’affaires. Ensuite, le rôle de l’entrepreneur change radicalement : il passe moins de temps sur son cœur de métier et davantage sur des tâches de management, de gestion de projet et de relation client.
