Un problème de demande ou de message ?
Aline, coach business, aborde une croyance très répandue chez les entrepreneurs : l’impression qu’il n’existe pas de demande pour leur produit ou service. Elle remet en question cette idée de manière frontale. Le blocage vient-il vraiment du marché, ou est-ce plutôt le reflet d’un message flou, d’un positionnement trop tiède ou d’un manque de conviction personnelle ? Pour illustrer son propos, elle cite des entreprises au succès improbable, comme Patato Parcelles, qui génère un chiffre d’affaires conséquent en vendant des pommes de terre personnalisées au marqueur. Ces exemples prouvent que presque tout peut se vendre.
Selon elle, « il n’y a pas de produits invendables, il n’y a que des offres qui sont mal racontées, mal ciblées, ou alors mal incarnées ».
Éduquer son marché, une opportunité
L’animatrice explore ensuite deux situations. La première est celle des pionniers, qui importent un concept nouveau sur un marché qui n’est pas encore éduqué, comme l’une de ses élèves, consultante en stratégie d’image pour dirigeants. Si cela demande un effort initial pour « évangéliser » et faire connaître son métier, c’est aussi une chance unique de devenir la référence incontestée lorsque le marché décollera. La seconde situation est celle des marchés dits « saturés », où l’effort consiste à se différencier pour trouver sa place. Dans les deux cas, il n’y a pas de solution de facilité : le travail est nécessaire.
La clé du succès ne réside donc pas dans l’existence préalable d’une demande, mais dans la capacité à créer le désir par un marketing pertinent et une offre bien construite.
Les références de l’épisode
- Patato Parcelles, entreprise de personnalisation de pommes de terre
- Shark Tank, émission télévisée pour entrepreneurs
- Rent a Chicken, entreprise de location de poulets
- BSB Academy, programme de formation mentionné par l’animatrice
Au fil de l’épisode
- La croyance limitante des entrepreneurs : « il n’y a pas de demande pour mon produit ».
- Le vrai problème est-il le marché ou plutôt le message, le positionnement et la conviction ?
- Exemples d’entreprises qui réussissent avec des produits improbables : pommes de terre dédicacées, box pour chiens, stretching facial.
- Il n’y a pas de produits invendables, seulement des offres mal racontées, mal ciblées ou mal incarnées.
- L’importance de tester et d’affiner son offre avec stratégie, sans baisser les bras après quelques échecs.
- Le cas des pionniers : la responsabilité et l’opportunité d’éduquer un marché à un nouveau concept.
- L’exemple d’une élève consultante en stratégie d’image, un métier peu connu sur le marché francophone.
- Marché nouveau ou marché saturé : dans les deux cas, un effort est nécessaire pour évangéliser ou se différencier.
- La conclusion : la clé est de travailler son marketing pour rendre son offre désirable.
FAQ
Pourquoi mon produit ne se vend-il pas ?
Selon l’épisode, si un produit ne se vend pas, le problème n’est que très rarement un manque de demande sur le marché. Il est plus probable que cela vienne d’une offre « mal racontée, mal ciblée ou mal incarnée ». Il est donc conseillé d’analyser son message marketing, son positionnement, la clarté de sa proposition de valeur et sa propre conviction avant de conclure à une absence de marché.
Comment vendre un produit sur un marché qui n’existe pas encore ?
Lorsqu’on est pionnier avec une offre innovante, la stratégie consiste à éduquer et évangéliser son marché. Cela implique un travail de communication pour faire comprendre l’existence et la valeur de la solution proposée. Il faut prendre la parole via des conférences, des contenus sur les réseaux sociaux ou des interventions médiatiques pour démocratiser son concept et créer progressivement la demande.
Faut-il abandonner si une offre ne fonctionne pas tout de suite ?
Non, il ne faut pas abandonner trop vite. L’épisode suggère qu’une offre est comme un « diamant brut » qui doit être taillé et affiné. Un échec initial n’est pas une preuve d’absence de demande, mais une information précieuse. Il faut tester, ajuster sa stratégie, reformuler son message, revoir ses tarifs et persévérer avant de conclure que l’offre n’est pas viable.
Est-ce plus facile de se lancer sur un marché nouveau ou un marché saturé ?
L’épisode explique qu’aucune des deux situations n’est une solution de facilité. Sur un marché nouveau, il faut fournir un effort considérable pour éduquer les clients potentiels. Sur un marché saturé, l’effort se concentre sur la différenciation pour se faire une place face à la concurrence. Dans les deux cas, le succès demande du travail et une stratégie claire.
