Le piège de la comparaison permanente
Aline part d’un constat simple : le sentiment d’être submergé est une expérience quasi universelle pour les entrepreneurs d’aujourd’hui. La cause principale est l’exposition constante, via les réseaux sociaux comme Instagram ou LinkedIn, à une multitude de contenus montrant des réussites éclatantes. Chaque entrepreneur semble exceller dans un domaine : l’un crée des challenges incroyables, l’autre maîtrise les reels, un troisième cartonne avec son podcast. Cette avalanche d’exemples pousse à croire qu’il faut tout faire, et tout faire parfaitement, seul. C’est le début du syndrome de la « poule sans tête », cette impression de s’agiter en tous sens sans résultat concret.
Cette sensation n’est pas réservée aux débutants. Aline insiste sur le fait que ce sentiment de surcharge est récurrent tout au long de la vie d’une entreprise. Avec l’expérience, on y devient plus résistant, mais personne n’est totalement immunisé. La clé n’est donc pas d’espérer ne plus jamais le ressentir, mais d’apprendre à le gérer.
Un plan d’action en trois temps
Face à la montée du stress, Aline propose une méthode concrète en trois étapes, qu’elle a elle-même appliquée le jour de l’enregistrement. La première est une gestion de crise : tout arrêter. Il s’agit de couper les écrans, de se lever, de marcher et de respirer, par exemple avec des exercices de cohérence cardiaque. L’objectif est d’envoyer un signal de calme à son système nerveux, en se rappelant une vérité simple : « Nous ne sommes pas les chirurgiens. Personne n’est à cœur ouvert sur la table d’opération. » La deuxième étape consiste à vider son cerveau en listant sur papier tout ce qui génère cette pression. Cette externalisation permet de prendre du recul.
Enfin, la troisième étape est celle du tri et de la réorganisation. En partant de son objectif principal, il faut identifier dans la liste une, deux ou trois actions prioritaires qui semblent à la fois pertinentes et réalisables. Le reste est mis de côté, sans être forcément abandonné. Ce processus permet de passer de la panique à un plan d’action clair et de retrouver une dynamique positive.
Pour aller plus loin
- En savoir plus sur le Bootcamp Signed., l’accompagnement business d’Aline
- [Quiz] Quel type d’entrepreneur êtes-vous ?
- Venez me rejoindre sur Instagram
- Recevoir mes mails tous les lundis
Les références de l’épisode
- Aline, coach business (TheBBoost)
- Google Chrome
- Petit Bambou (application de méditation)
- Cohérence cardiaque
Au fil de l’épisode
- L’origine du sentiment d’être dépassé à l’ère du numérique et de la surinformation.
- Le piège de la comparaison et l’illusion de devoir tout faire parfaitement.
- Pourquoi la sensation de surcharge est une composante normale et récurrente du parcours entrepreneurial.
- Étape 1 du plan d’action : la gestion de crise, ou l’art d’appuyer sur le bouton d’arrêt d’urgence.
- L’importance de se rappeler que l’on n’est pas chirurgien pour dédramatiser la situation.
- Étape 2 : vider son cerveau sur papier pour se décharger mentalement et y voir plus clair.
- Étape 3 : trier et se concentrer sur une à trois actions faisables et pertinentes pour atteindre son objectif.
- Le témoignage d’Aline, qui a appliqué cette méthode le jour même de l’enregistrement.
FAQ
Pourquoi les entrepreneurs se sentent-ils souvent dépassés ?
Selon Aline, ce sentiment vient principalement de la surcharge d’informations et de la comparaison constante sur les réseaux sociaux. En voyant d’autres entrepreneurs exceller dans divers domaines, ils peuvent ressentir la pression de devoir tout faire aussi bien, ce qui mène à une impression de se noyer. Cette exposition permanente à des contenus très qualitatifs crée une charge mentale et une liste de tâches perçues comme infinies.
Quelle est la première chose à faire en cas de surcharge ?
La première réaction à avoir est d’arrêter toute activité. Aline appelle cela la « gestion de crise ». Il faut couper les écrans, se lever, et prendre quelques minutes pour respirer, par exemple en pratiquant la cohérence cardiaque ou en allant marcher. L’objectif est de calmer son système nerveux et de se rappeler que la situation n’est pas une urgence vitale, ce qui permet de prendre du recul avant d’agir.
Comment prioriser ses tâches quand on est submergé ?
Une fois le calme retrouvé, il faut lister par écrit tout ce qui occupe l’esprit. Ensuite, il est essentiel de se reconnecter à son objectif principal. En gardant cet objectif en tête, on peut alors parcourir la liste et sélectionner uniquement une, deux ou trois actions qui semblent les plus pertinentes et réalisables pour avancer. Le reste des tâches est volontairement mis de côté pour plus tard.
Ce sentiment de surcharge disparaît-il avec l’expérience ?
Non, d’après l’expérience d’Aline, ce sentiment ne disparaît jamais complètement. C’est une sensation qui revient régulièrement tout au long du parcours entrepreneurial, car les défis et les sources de comparaison évoluent. Cependant, avec le temps, on apprend à mieux gérer ces moments, on y devient plus résistant et on développe des stratégies pour que cela soit moins fréquent et moins intense.
