Déléguer sans peur
Aline raconte que l’un de ses premiers grands blocages fut la rétention d’information auprès de ses équipes. Au début de TheBBoost, lorsqu’elle a commencé à déléguer, elle cloisonnait les accès et les informations par peur que ses idées soient volées, mais aussi par crainte d’être jugée sur des projets inachevés ou de créer une charge mentale inutile à ses collaborateurs. Cette attitude, explique-t-elle, a fini par nuire à la productivité et à la qualité du travail de son équipe. Ce n’est qu’avec l’expérience et une plus grande maturité de cheffe d’entreprise qu’elle a appris à « ouvrir les vannes », comprenant que son rôle était de faire faire et de laisser faire, instaurant ainsi une plus grande transparence bénéfique pour tous.
Une autre croyance tenace était la peur qu’en se développant, son entreprise perde le lien si particulier qu’elle entretenait avec son audience. Elle craignait de ne plus partager les mêmes problématiques que les entrepreneurs qu’elle accompagne et de ne plus avoir le temps de répondre personnellement à chacun. Si une certaine distance s’est inévitablement installée avec la croissance, elle a su la compenser en structurant son service client et en mettant en place des processus pour rester à l’écoute constante des besoins de sa communauté.
Redéfinir le succès
Marquée par un graphique sur la courbe de vie d’une entreprise, Aline a longtemps été obsédée par l’idée que son business, après une phase de croissance fulgurante, avait atteint sa maturité et allait inévitablement décliner. Cette croyance lui a généré un stress considérable, jusqu’à ce qu’elle réalise que la temporalité de cette courbe n’était pas de quelques années, mais pouvait s’étendre sur des décennies. Elle aborde également la surprenante perte de sens ressentie après avoir atteint son objectif majeur, celui du million d’euros de chiffre d’affaires. Pour surmonter ce flottement, elle a dû prendre une journée pour se reconnecter à ses valeurs profondes et à sa mission, au-delà des seuls chiffres.
Enfin, elle confie que la croyance la plus coriace, celle sur laquelle elle travaille encore, est l’idée qu’« il faut bosser dur pour mériter son succès ». Longtemps, elle a associé la réussite à un volume d’heures de travail colossal, frôlant l’épuisement. Aujourd’hui, elle a conscientisé qu’il ne s’agit pas de travailler plus, mais de travailler mieux. En réduisant drastiquement son temps de travail pour se concentrer sur les tâches à plus forte valeur ajoutée, elle a trouvé un équilibre plus sain, essentiel pour elle-même comme pour son équipe.
Pour aller plus loin
Les références de l’épisode
- TheBBoost
- Apple Podcast
- Spotify
- L’Oréal
- LVMH
- Procter & Gamble
- Danone
Au fil de l’épisode
- Remerciements pour les 3 millions d’écoutes du podcast.
- Le point de départ de l’épisode : les obstacles et challenges rencontrés en tant qu’entrepreneure.
- [04:47] — #1 Rétention d’informations auprès de mes équipes.
- [08:40] — #2 Développement = perte du lien avec l’audience.
- [13:41] — #3 Mon business arrive à maturité… il va commencer à décliner.
- [17:11] — #4 Perte de sens une fois que mon objectif a été atteint.
- [20:33] — #5 Il faut bosser dur pour mériter le succès.
- Les micro-blocages du quotidien qui persistent, comme la procrastination active.
- Le message final : avancer malgré ses croyances limitantes et être indulgent avec soi-même.
FAQ
Qui est Aline, l’animatrice du podcast TheBBoost ?
Aline est une coach business, fondatrice de TheBBoost. Après une première carrière en tant que retoucheuse photo freelance, elle s’est reconvertie pour aider les entrepreneurs à développer leur activité. À travers son podcast et ses programmes, elle partage ses stratégies, ses astuces et ses retours d’expérience pour inspirer et accompagner d’autres créateurs d’entreprise à atteindre leurs objectifs.
Quels sont les 5 blocages mindset abordés dans l’épisode ?
Dans cet épisode, Aline détaille les cinq croyances limitantes qui l’ont le plus marquée : 1. La rétention d’informations auprès de ses équipes par peur. 2. La crainte que le développement de son business ne lui fasse perdre le lien avec son audience. 3. La conviction que son entreprise allait décliner après avoir atteint sa maturité. 4. La perte de sens après avoir atteint un objectif majeur. 5. L’idée qu’il faut travailler très dur pour mériter le succès.
Pourquoi la rétention d’information est-elle un frein pour une entreprise ?
Selon Aline, la rétention d’information freine une entreprise car elle empêche les équipes de travailler efficacement. En ne partageant pas toute la vision, les accès ou le contexte d’un projet, on limite leur autonomie et leur capacité à prendre les bonnes initiatives. Cela peut baisser la productivité, altérer la qualité du travail et créer un environnement moins confortable et transparent pour les collaborateurs.
Comment Aline a-t-elle surmonté sa peur de perdre le lien avec son audience ?
Pour surmonter cette peur, Aline a mis en place des solutions concrètes pour compenser la distance créée par la croissance. Elle a recruté des personnes pour gérer le service client et s’assurer que chaque message reçoive une réponse. Elle a aussi remplacé son intuition de départ par des processus structurés, comme des sondages et des demandes de feedback régulières, pour rester connectée aux besoins et aux attentes de sa communauté.
Quelle est la croyance limitante qu’Aline n’a pas encore totalement surmontée ?
La croyance limitante la plus tenace pour Aline est l’idée qu’il faut « bosser dur pour mériter son succès ». Bien qu’elle ait fait d’énormes progrès en passant de 60-90 heures de travail par semaine à environ 25-30 heures, elle admet que ce conditionnement reste présent. Elle continue de travailler activement à déconstruire cette idée en se concentrant sur l’efficacité et la valeur ajoutée plutôt que sur le volume horaire.
