Un symptôme nommé auto-sabotage
Partant d’une question posée lors de son live hebdomadaire sur Instagram, Aline s’interroge sur la nécessité de « prendre son business au sérieux ». Elle raconte qu’à ses débuts, c’est précisément le fait de ne pas se mettre de pression qui lui a permis d’oser et d’expérimenter. Cependant, elle reconnaît que pour beaucoup, ce sentiment est un frein. Selon elle, dans la majorité des cas, ne pas se prendre au sérieux est une stratégie d’auto-sabotage. C’est un mécanisme de protection qui permet de garder le contrôle : si l’on ne s’investit pas à fond, un éventuel échec est moins douloureux. On peut toujours se réfugier derrière l’idée que « si j’avais vraiment essayé, ça aurait marché ».
Cette attitude crée un cercle vicieux : ne pas se prendre au sérieux mène à ne pas s’investir, ce qui empêche le business de progresser, ce qui confirme en retour qu’on a raison de ne pas le prendre au sérieux.
Se prendre au sérieux, soi-même
Pour sortir de cette impasse, Aline invite à faire une distinction cruciale : il ne s’agit pas tant de prendre son business au sérieux que de se prendre soi-même au sérieux. Elle observe que la plupart des entrepreneurs sont capables d’une grande rigueur lorsqu’il s’agit de répondre aux attentes d’un client, d’un manager ou d’un ami. La discipline est présente pour les autres, mais fait défaut pour soi-même. Cette différence de traitement révèle un enjeu plus profond, lié à l’estime de soi et à la confiance en ses propres capacités. La vraie question devient alors : « Pourquoi les autres mériteraient-ils notre sérieux, mais pas nous-mêmes ? ».
La solution est donc de travailler sur sa propre valeur et de s’accorder le droit de réussir. Pour initier ce changement, Aline propose une astuce concrète : « Essayez de traiter votre business comme si c’était celui d’un client. Qu’est-ce que je ferais de différent ? Comment est-ce que je me comporterais si ce n’était pas mon business, mais celui qu’on m’avait confié ? ».
Pour aller plus loin
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- Recevoir mes meilleurs conseils business tous les lundis
Les références de l’épisode
- Le podcast « Je peux pas, j’ai business »
- La marque TheBBoost
- Le réseau social Instagram
Au fil de l’épisode
- Le point de départ de l’épisode : une question posée durant un live Instagram.
- La première réaction d’Aline : est-ce vraiment important de prendre son business au sérieux ?
- Comment le fait de ne pas se prendre au sérieux a pu être un moteur à ses débuts.
- L’analyse du manque de sérieux comme une stratégie d’auto-sabotage pour garder le contrôle.
- Le cercle vicieux : ne pas se prendre au sérieux → ne pas s’investir → pas de résultats → confirmation de la croyance initiale.
- La distinction clé : prendre son business au sérieux vs se prendre soi-même au sérieux.
- Le paradoxe : être très sérieux pour les autres (clients, managers) mais pas pour soi.
- Le lien entre ce comportement et le manque d’estime de soi et de confiance en soi.
- L’astuce concrète pour changer de posture : traiter son propre business comme celui d’un client.
FAQ
Pourquoi a-t-on du mal à prendre son business au sérieux ?
Selon Aline, ce sentiment est souvent une stratégie d’auto-sabotage. C’est un mécanisme de protection pour éviter la confrontation avec un échec potentiel. En ne s’investissant pas pleinement, on garde une forme de contrôle et on se protège de la déception, en se disant que si l’on s’était vraiment donné les moyens, les résultats auraient été différents. Le problème est donc moins la discipline que la peur d’échouer.
Quel est le cercle vicieux décrit dans l’épisode ?
Le cercle vicieux fonctionne en quatre étapes. Premièrement, on ne prend pas son business au sérieux. Deuxièmement, cela conduit à ne pas s’investir ou à ne pas investir suffisamment de temps et de ressources. Troisièmement, ce manque d’investissement empêche le business de progresser et d’obtenir des résultats. Enfin, l’absence de résultats vient confirmer la croyance initiale qu’on a raison de ne pas prendre ce projet au sérieux, bouclant ainsi la boucle.
Quelle distinction est proposée pour résoudre ce problème ?
Aline suggère de distinguer l’acte de « prendre son business au sérieux » de celui de « se prendre soi-même au sérieux ». Elle explique que le véritable enjeu n’est pas dans la gestion du projet, mais dans la valeur que l’on s’accorde. Le problème vient souvent d’un manque d’estime de soi, qui nous pousse à être plus rigoureux pour les autres que pour nous-mêmes. La solution est donc de travailler sur sa propre légitimité.
Quelle astuce concrète est proposée pour changer de perspective ?
Pour aider à adopter une nouvelle posture, Aline propose une astuce simple : faire comme si son business était celui d’un client. En se demandant « Comment est-ce que je me comporterais si ce n’était pas mon business, mais celui qu’on m’avait confié ? », on peut transposer le sérieux et la discipline que l’on applique naturellement dans un cadre professionnel externe à son propre projet, et ainsi briser le cycle de l’auto-sabotage.
