Le revers de chaque médaille
Partant d’une citation de l’auteur Mark Manson, « ce que tu gagnes est aussi ce que tu perds », Aline explore le concept selon lequel toute situation positive porte en elle le germe de son contraire. Elle fait le lien avec une idée qu’elle aborde souvent, celle de la « tartine de merde » : chaque victoire, chaque objectif poursuivi s’accompagne inévitablement de son lot d’inconvénients. Pour illustrer ce cycle, elle partage son expérience personnelle avec le travail à distance. D’abord perçue comme une liberté absolue, la possibilité de travailler de chez elle est devenue un fardeau. Poussée à prendre un espace de coworking, elle y a retrouvé un équilibre et une productivité, avant que ce même coworking ne devienne à son tour une contrainte.
Cette anecdote personnelle met en lumière un mécanisme universel : le plaisir d’aujourd’hui devient souvent la contrainte de demain, et inversement.
La croissance et ses sacrifices
Ce paradoxe s’applique parfaitement au monde de l’entrepreneuriat. Aline souligne que les objectifs que beaucoup d’entrepreneurs désirent ardemment cachent des réalités moins séduisantes. Rêver d’une boîte de réception qui déborde, c’est aussi accepter de ne plus pouvoir répondre à tout le monde et de perdre la proximité avec son audience. Faire grossir son business implique de déléguer, donc d’ajouter du management et de perdre en liberté. Augmenter son chiffre d’affaires signifie faire face à des obligations fiscales et juridiques plus complexes. Citant le philosophe Arthur Schopenhauer, elle rappelle que le désir satisfait laisse place à l’ennui, qui lui-même engendre un nouveau désir, dans un cycle sans fin.
L’idée n’est pas de renoncer à ses ambitions, mais de prendre conscience de ce cycle. Accepter que les objectifs d’aujourd’hui deviendront les limites de demain fait partie intégrante du chemin de l’entrepreneur.
Pour aller plus loin
- En savoir plus sur le Bootcamp Signed., l’accompagnement business d’Aline
- Faire le quiz : Quel type d’entrepreneur êtes-vous ?
- Rejoindre Aline sur Instagram
- Recevoir les mails de TheBBoost tous les lundis
Les références de l’épisode
- Livre : « L’art subtil de s’en foutre » de Mark Manson
- Philosophe : Arthur Schopenhauer
- Réseaux sociaux : Instagram, LinkedIn
Au fil de l’épisode
- Le point de départ : une citation de Mark Manson sur le fait que chaque gain est aussi une perte.
- Le concept de la « tartine de merde » : tout avantage vient avec son lot d’inconvénients.
- L’exemple personnel d’Aline : l’évolution de sa relation au télétravail et au coworking entre Paris et Nice.
- Application au business : le rêve d’une grande audience et la réalité de la perte de proximité.
- Les contraintes cachées de la croissance : la délégation, le management et la complexité administrative.
- La gestion des clients : plus de clients, c’est aussi statistiquement plus de clients insatisfaits.
- La perspective philosophique d’Arthur Schopenhauer sur le cycle du désir et de l’ennui.
- La conclusion : il ne faut pas renoncer à ses objectifs, mais avoir conscience des sacrifices qu’ils impliquent.
FAQ
Qu’est-ce que le concept « ce que tu gagnes est aussi ce que tu perds » ?
C’est l’idée, tirée d’un livre de Mark Manson, que toute action ou situation positive comporte un sacrifice ou un inconvénient associé. Ce qui est perçu comme un avantage à un moment donné peut devenir une contrainte plus tard. Chaque gain, que ce soit en liberté, en argent ou en notoriété, implique la perte d’autre chose, comme la simplicité, le temps ou l’insouciance.
Comment la croissance d’un business illustre-t-elle ce paradoxe ?
La croissance d’un business illustre bien ce paradoxe. Par exemple, augmenter son nombre de clients est un objectif positif, mais cela signifie aussi gérer plus de logistique et potentiellement plus d’insatisfaction. De même, accroître son chiffre d’affaires entraîne des obligations fiscales et comptables plus complexes. Déléguer pour se libérer du temps ajoute une couche de management. Chaque étape de croissance ajoute de la complexité et des contraintes.
Pourquoi le télétravail est-il un bon exemple de ce principe ?
Le télétravail est un bon exemple car sa perception peut radicalement changer. Au début, il représente la liberté et la flexibilité. Cependant, avec le temps, cette même situation peut devenir un fardeau, menant à l’isolement ou à un manque de séparation entre vie professionnelle et vie personnelle. Ce qui était un avantage devient alors un inconvénient, poussant à chercher une solution opposée comme un espace de coworking.
Quelle est la vision du philosophe Arthur Schopenhauer sur le désir ?
Selon l’interprétation d’Aline, le philosophe Arthur Schopenhauer décrit la vie comme une oscillation entre la souffrance et l’ennui. Nous souffrons de ne pas avoir ce que nous désirons. Une fois que nous l’obtenons, le désir est satisfait, mais nous nous en désintéressons rapidement et tombons dans l’ennui. Cet ennui nous pousse alors à désirer autre chose, et le cycle recommence.
Faut-il renoncer à ses objectifs à cause de ce paradoxe ?
Non, l’idée n’est pas de renoncer à ses objectifs. L’épisode suggère plutôt d’en avoir conscience pour aborder son parcours avec plus de lucidité. Savoir que chaque objectif atteint amènera de nouvelles limites ou contraintes fait partie du chemin. C’est une étape normale du cycle de la vie et de l’entrepreneuriat qu’il faut accepter sans se formaliser ni l’ignorer.
