De la collaboration à l’association
Elles se sont rencontrées en 2016, alors qu’elles étaient toutes les deux freelances et partageaient un client commun. Julia était spécialisée en social media management, Julie en rédaction web. D’abord collègues dans un espace de coworking, elles sont rapidement devenues amies. Leur collaboration professionnelle a commencé naturellement, en combinant leurs prestations pour offrir des services plus complets à leurs clients. Progressivement, Julie s’est impliquée dans le projet de blog de Julia, I Don’t Think I Feel, en relisant ses articles et newsletters, jusqu’à ce que l’idée de s’associer devienne une évidence.
Malgré des personnalités très différentes, elles se sont découvert un socle de valeurs communes — transparence, honnêteté, fiabilité — qui a cimenté leur relation professionnelle et amicale.
Les fondations d’un duo
La décision de créer une société ensemble est née d’un alignement de plusieurs facteurs. D’un côté, Julia atteignait le plafond de la micro-entreprise avec la vente de ses formations et ne se voyait pas continuer seule. De l’autre, Julie sentait une certaine lassitude dans son activité de freelance après presque dix ans et cherchait un nouveau défi. La proposition de Julia est donc arrivée au bon moment. Elles ont alors décidé de rassembler leurs activités au sein d’une même structure, une SAS, en faisant appel à des experts pour les accompagner dans les démarches juridiques et comptables.
Leur association n’est pas à 50/50 : les parts ont été réparties à hauteur de la valorisation de leurs entreprises respectives au moment de l’apport, une approche qu’elles jugent plus juste et qui a été validée par leurs conseillers.
Communiquer pour durer
À la question des conflits, la réponse est unanime : il n’y en a pas. Julia et Julie expliquent ne jamais se disputer ni laisser place à l’amertume. Leur secret ? Une communication constante, en temps réel, et un profond respect mutuel. Elles distinguent les conflits, inexistants, des divergences d’opinions, qui peuvent arriver. Dans ces cas-là, le dialogue et l’écoute priment. Elles soulignent que même si elles peuvent être agacées l’une par l’autre en raison de leurs différences, cela n’impacte jamais leur travail ni leur relation, car elles acceptent leurs personnalités respectives.
« L’amour passe par le tacle », confient-elles. L’humour leur sert souvent de défouloir et de moyen de faire passer des messages, désamorçant toute tension potentielle avant qu’elle ne s’installe.
S’associer, mode d’emploi
Fortes de leur expérience, les deux entrepreneuses livrent trois conseils essentiels pour quiconque songe à s’associer. Le premier est de prendre son temps, de ne pas se précipiter dans une décision qui engage sur le long terme et de s’assurer que le projet a un sens commun. Le deuxième, et le plus important selon elles, est la communication, qu’elles décrivent comme « la clé de tout ». Savoir dire les choses au bon moment et de la bonne manière permet de désamorcer la plupart des problèmes. Enfin, leur troisième conseil est de vérifier régulièrement que les deux partenaires sont toujours alignés, que leurs envies et leurs objectifs convergent toujours.
Elles insistent sur le fait qu’une association n’est pas une prison : il est crucial de s’écouter et de ne pas s’enfermer dans une situation qui ne convient plus.
Pour aller plus loin
- Le site de I Don’t Think I Feel
- Le compte Instagram de Julie
- Le compte Instagram de I Don’t Think I Feel
Les références de l’épisode
- Personnes : Safia, Doriane
- Entreprises et marques : I Don’t Think I Feel, The Beboost, Ausha
- Événement : The B Show
- Statut juridique : SAS
- Jeux et consoles : Pokémon, Animal Crossing, Nintendo Switch
- Outils : Instagram, Notion
Au fil de l’épisode
- Présentation des invitées, Julia et Julie, et de leur rencontre avec l’animatrice Aline.
- La mission de I Don’t Think I Feel : accompagner les entrepreneurs sur le web.
- Un trait de caractère marquant pour chacune : Julie ne sait pas faire semblant, Julia est une grande gameuse.
- Leur rencontre en 2016 dans un espace de coworking grâce à un client commun.
- L’évolution de leur relation : de collègues à amies, puis à collaboratrices.
- La naissance de l’idée de s’associer, portée par des valeurs communes malgré leurs différences.
- Le contexte de la proposition : Julia atteignait le plafond de la micro-entreprise.
- Pourquoi Julia ne souhaitait pas faire évoluer son entreprise seule.
- Comment savoir si l’on s’associe avec la bonne personne ?
- Le choix du statut juridique de la SAS et l’accompagnement par des experts.
- Pourquoi leur association n’est pas une répartition à 50/50.
- L’importance de prévoir les pires scénarios avec un avocat, même si cela semble improbable.
- La gestion des désaccords : une communication en temps réel pour éviter les conflits.
- La différence entre un conflit et une divergence d’opinion.
- L’anecdote de leur seul vrai désaccord stratégique sur la fermeture d’une offre.
- Conseil n°1 : prendre son temps avant de s’engager dans une association.
- Conseil n°2 : la communication comme clé de la réussite du duo.
- Conseil n°3 : vérifier régulièrement l’alignement des envies et des objectifs.
- La question bonus : « Qui êtes-vous sans votre business ? »
- L’anecdote derrière le running gag « Moi, j’ai une théorie » d’Aline.
FAQ
Qui sont Julia et Julie de I Don’t Think I Feel ?
Julia et Julie sont les co-fondatrices de l’entreprise I Don’t Think I Feel. Anciennes freelances, l’une en social media management et l’autre en rédaction web, elles se sont associées après plusieurs années de collaboration. Aujourd’hui, elles accompagnent les entrepreneurs et les indépendants à se développer sur le web, avec une expertise particulière en organisation et en création de contenu.
Pourquoi Julia et Julie se sont-elles associées ?
Leur association est le fruit d’une collaboration réussie et d’une amitié née dans un espace de coworking. La décision a été motivée par un contexte précis : Julia avait atteint le plafond de chiffre d’affaires de sa micro-entreprise et ne souhaitait pas continuer seule. De son côté, Julie cherchait un nouveau challenge. Leurs compétences complémentaires et leurs valeurs communes ont rendu cette association évidente.
Quel statut juridique ont-elles choisi pour leur entreprise ?
Pour créer leur société commune, Julia et Julie ont opté pour le statut de la SAS (Société par Actions Simplifiée). Elles précisent que leur répartition n’est pas à 50/50. Les parts sociales ont été déterminées en fonction de la valorisation de leurs activités de freelance respectives au moment de leur apport à la nouvelle structure, une démarche qu’elles ont jugée plus équitable.
Comment gèrent-elles les désaccords dans leur association ?
Julia et Julie affirment ne pas avoir de conflits grâce à une communication permanente et transparente. Elles échangent en temps réel sur leurs ressentis et leurs doutes, ce qui désamorce les tensions. En cas de divergence d’opinion sur une décision stratégique, elles privilégient le dialogue et la confiance mutuelle. L’une peut décider de suivre l’intuition de l’autre, quitte à tester et analyser les résultats plus tard.
Quels sont les principaux conseils de Julia et Julie pour s’associer ?
Le duo partage trois conseils majeurs. D’abord, prendre son temps pour valider la compatibilité professionnelle et personnelle avec son futur associé. Ensuite, instaurer une communication sans faille, honnête et en temps réel, qu’elles considèrent comme la clé de leur réussite. Enfin, il est essentiel de faire des points réguliers pour s’assurer que les deux partenaires sont toujours alignés sur la vision et les objectifs de l’entreprise.
