Les trois visages de la procrastination
« Je sais ce que je dois faire, mais je n’arrive pas à me mettre en action, c’est comme si j’étais paralysée ». Partant de ce constat que beaucoup d’entrepreneurs partagent, Aline explore les raisons qui nous poussent à tout remettre au lendemain. Selon elle, il existe trois causes fondamentales à la procrastination, très différentes les unes des autres et qui ne se traitent pas de la même manière. Il est donc essentiel d’identifier la sienne pour pouvoir la surmonter.
La première cause est l’ennui, qui naît d’un profond manque de sens. Quand on ne perçoit pas en quoi une tâche nous aide à atteindre nos objectifs, le cerveau n’a aucune raison de s’y mettre. La deuxième est la peur : peur d’échouer, de réussir, d’être critiqué ou du regard des autres. Ces craintes nous poussent à l’auto-sabotage pour éviter un résultat potentiellement douloureux. Enfin, la troisième cause est la fatigue, un épuisement de notre réserve de volonté, de concentration ou de créativité qui nous laisse sans l’énergie nécessaire pour agir.
L’action avant la motivation
Une fois la cause identifiée, le passage à l’action reste un défi. Aline rappelle une vérité simple : « si c’était facile, tout le monde le ferait ». L’inconfort de l’inaction est souvent perçu comme moins risqué que celui de l’action. Pour briser ce cercle, elle insiste sur un principe clé : c’est l’action qui crée la motivation, et non l’inverse. Attendre d’être motivé est une illusion ; il faut commencer pour que l’envie suive.
Pour y parvenir, elle partage plusieurs astuces. La règle des 5 secondes, popularisée par Mel Robbins, consiste à compter à rebours de 5 à 0, et à se lancer sans réfléchir à la fin du décompte. La règle des 2 minutes suggère de s’engager à ne faire une tâche que pendant deux minutes. Le plus dur étant de commencer, cette technique permet de vaincre la résistance initiale. Enfin, elle conseille de changer de perspective : au lieu de chercher la réussite à tout prix, il faut parfois aller chercher l’échec pour apprendre plus vite et se libérer de la pression.
Les références de l’épisode
- Mel Robbins, conférencière et coach en motivation
- La règle des 5 secondes
- La règle des 2 minutes
- BSB Academy
Au fil de l’épisode
- Le paradoxe de l’entrepreneur : savoir ce qu’il faut faire, mais être incapable d’agir.
- Les trois causes profondes de la procrastination : l’ennui, la peur et la fatigue.
- Deux questions à se poser pour identifier l’origine de son propre blocage.
- Pourquoi l’inaction, bien qu’inconfortable, est souvent perçue comme plus sûre que l’action.
- La notion de « point de non-retour » et le danger d’attendre de l’atteindre pour agir.
- Insight n°1 : C’est l’action qui engendre la motivation, et non l’inverse.
- L’astuce de la règle des 5 secondes de Mel Robbins pour « hacker » son cerveau et se lancer.
- Insight n°2 : La peur de la première marche est souvent plus grande que celle de la montagne.
- L’astuce de la règle des 2 minutes pour surmonter la résistance au démarrage.
- Insight n°3 : Aller chercher l’échec plutôt que la réussite pour se libérer de la pression.
- La citation finale : « La magie que vous recherchez est dans le travail que vous évitez ».
FAQ
Quelles sont les trois causes de la procrastination ?
Selon l’épisode, la procrastination provient de trois sources principales. La première est l’ennui, lié à un manque de sens ou de vision sur l’utilité d’une tâche. La deuxième est la peur, qu’il s’agisse de la peur de l’échec, de la réussite ou du jugement des autres. La troisième est la fatigue, c’est-à-dire un épuisement des réserves de volonté, de concentration ou de créativité, qui rend l’action physiquement ou mentalement impossible.
Comment savoir pourquoi on procrastine ?
Pour identifier la cause de sa procrastination, Aline propose deux questions. D’abord, imaginez-vous en train de faire la tâche : que ressentez-vous ? Des scénarios d’échec (peur), un sentiment de flemme (ennui) ou une incapacité à vous concentrer (fatigue) ? Ensuite, observez ce que vous faites à la place : des tâches plus confortables (peur), des distractions sans rapport (ennui) ou rien du tout (fatigue) ?
Pourquoi est-il si difficile de passer à l’action ?
Passer à l’action est difficile car notre cerveau perçoit souvent la mise en mouvement comme plus inconfortable et risquée que la situation actuelle, même si cette dernière est désagréable. L’inaction, bien que générant de la frustration, est un état connu et maîtrisé. L’action, elle, représente l’inconnu, avec ses risques d’échec et de jugement. Cette friction explique pourquoi nous restons parfois paralysés malgré notre volonté d’avancer.
Quelle est la règle des 5 secondes pour agir ?
La règle des 5 secondes, popularisée par la conférencière Mel Robbins, est une technique simple pour contrer l’hésitation. Dès que vous sentez que vous procrastinez une action, vous comptez à rebours dans votre tête : 5, 4, 3, 2, 1, 0. À zéro, vous vous lancez physiquement dans la tâche sans plus réfléchir. Ce décompte court-circuite les mécanismes d’auto-sabotage du cerveau et crée une impulsion pour démarrer.
En quoi l’action crée-t-elle la motivation ?
Le principe est que la motivation n’est pas un prérequis à l’action, mais sa conséquence. Attendre de se sentir motivé est souvent une impasse. En commençant une tâche, même pour une très courte durée comme deux minutes, on enclenche un élan. Le simple fait d’être en mouvement génère une satisfaction et une énergie qui nourrissent l’envie de continuer. L’action brise l’inertie et prouve au cerveau que la tâche est réalisable, ce qui alimente la motivation.
