Une batterie mentale à plat
Aline aborde le concept de fatigue décisionnelle, un phénomène théorisé dans les années 1990. Le postulat est simple : notre cerveau dispose chaque jour d’une réserve limitée de capacité à prendre des décisions conscientes. Comme une batterie, cette jauge se vide au fur et à mesure de nos choix, et sa capacité peut varier selon notre état de fatigue ou de stress. Plus la journée avance et plus nous prenons de décisions, plus la qualité de celles-ci diminue. C’est ce qui explique pourquoi, après une journée de travail intense, une question aussi simple que le choix du repas du soir peut sembler insurmontable.
Ce sentiment d’être « rincé », de douter de ses propres choix ou d’avoir l’impression de perdre le contrôle sont des symptômes courants de cet épuisement. Aline rassure : il est normal de ne pas pouvoir enchaîner les décisions pertinentes indéfiniment. « Un seul individu ne peut pas prendre 100% de bonnes décisions », rappelle-t-elle en citant son avocat.
Reprendre le contrôle
Face à ce constat, il est possible d’agir. Aline partage plusieurs astuces pour gérer cette charge mentale. La première consiste à réduire le nombre de choix quotidiens. Elle cite l’exemple de grands entrepreneurs comme Steve Jobs ou Mark Zuckerberg, connus pour porter la même tenue chaque jour afin de s’épargner une décision. Préparer ses vêtements la veille ou couper les notifications de son téléphone sont des actions simples qui permettent de préserver son énergie décisionnelle. Une autre règle d’or est d’éviter de prendre des décisions importantes après 18 heures, lorsque la fatigue est à son comble, et de préférer le matin, à tête reposée.
Pour les choix stratégiques, s’entourer d’un « board » informel de personnes de confiance peut apporter un regard extérieur précieux et aider à identifier les angles morts. Enfin, déléguer et lâcher prise sur la quête de la perfection sont essentiels. Le rôle de l’entrepreneur, conclut-elle, est d’accepter de trancher, même sans disposer de toutes les informations, et d’assumer ses décisions.
Pour aller plus loin
- En savoir plus sur le Bootcamp Signed., l’accompagnement business d’Aline
- [Quiz] Quel type d’entrepreneur êtes-vous ?
- Rejoindre Aline sur Instagram
- Recevoir les mails de TheBBoost tous les lundis
Les références de l’épisode
- Steve Jobs
- Mark Zuckerberg
- ChatGPT
Au fil de l’épisode
- Introduction d’Aline, qui enregistre dans des conditions inhabituelles pour cause de maladie et de travaux.
- Présentation du sujet du jour : la fatigue décisionnelle.
- Définition du concept : notre cerveau a une capacité décisionnelle consciente et limitée chaque jour.
- L’analogie de la batterie mentale qui se vide au fil des décisions prises.
- Le constat que la qualité des décisions diminue au fur et à mesure de la journée.
- L’exemple de la question « Qu’est-ce qu’on mange ce soir ? » qui devient une source de stress en fin de journée.
- Les symptômes de la fatigue décisionnelle : doute, perte de contrôle, épuisement.
- L’importance de l’intelligence collective pour prendre de meilleures décisions.
- Toutes les décisions n’ont pas le même poids : distinguer les choix stratégiques des choix mineurs.
- Première astuce : réduire le nombre de décisions à prendre, à l’image de Steve Jobs ou Mark Zuckerberg et leur tenue vestimentaire unique.
- Conseil pratique : couper les notifications pour éviter les micro-décisions inutiles.
- Deuxième astuce : ne pas prendre de décisions importantes après 18 heures.
- Troisième astuce : se constituer un « board » de conseillers de confiance pour challenger ses idées.
- L’alternative moderne : utiliser ChatGPT pour identifier ses angles morts.
- Quatrième astuce : lâcher prise et déléguer au maximum, dans sa vie personnelle comme professionnelle.
- Le mantra de l’entrepreneur : « Mieux vaut fait que parfait » et accepter de décider avec des informations incomplètes.
FAQ
Qu’est-ce que la fatigue décisionnelle ?
La fatigue décisionnelle est un concept psychologique qui postule que notre capacité à prendre des décisions conscientes est une ressource limitée qui s’épuise au cours de la journée. Plus nous prenons de décisions, plus cette ressource diminue, ce qui entraîne une baisse de la qualité de nos choix. Les décisions prises en fin de journée ont tendance à être moins réfléchies et moins optimales qu’en début de journée.
Quels sont les symptômes de la fatigue décisionnelle ?
Les symptômes incluent une difficulté à prendre des décisions, même simples, comme choisir un repas. On peut également ressentir un sentiment d’épuisement mental, une tendance à douter de tous ses choix, et une impression de perdre le contrôle. Cette fatigue peut mener à l’inaction ou à des décisions impulsives visant simplement à se débarrasser de la charge mentale que représente le choix.
Pourquoi les entrepreneurs sont-ils particulièrement touchés ?
Les entrepreneurs sont souvent confrontés à un volume très élevé de décisions quotidiennes, allant de la stratégie globale aux détails opérationnels. Comme l’explique Aline, leur rôle consiste à trancher en permanence, souvent sans disposer de toutes les informations nécessaires. Cette charge décisionnelle constante et intense épuise rapidement leurs ressources mentales, les rendant particulièrement vulnérables à la fatigue décisionnelle.
Comment réduire le nombre de décisions à prendre chaque jour ?
Pour préserver son énergie, il est conseillé de systématiser les choix récurrents et à faible enjeu. Par exemple, planifier ses repas ou préparer ses tenues à l’avance élimine des décisions quotidiennes. Une autre stratégie efficace est de couper les notifications (e-mails, réseaux sociaux) pour ne pas être constamment sollicité et forcé de prendre des micro-décisions sur la nécessité de répondre ou non.
Est-il conseillé de prendre des décisions importantes le soir ?
Non, il est fortement déconseillé de prendre des décisions importantes après 18 heures. La fatigue décisionnelle accumulée tout au long de la journée altère le jugement et pousse vers des choix plus faciles ou impulsifs, plutôt que les plus pertinents. Il est préférable de reporter la décision au lendemain matin, pour bénéficier d’un esprit reposé et d’une perspective nouvelle.
