Quand l’acharnement ne paie plus
De nombreux entrepreneurs sont freinés par la peur de mal faire, une crainte qui les empêche de passer à l’action. Pourtant, si l’échec fait partie du processus, il arrive un moment où l’on peut objectivement considérer qu’on « fait mal les choses ». Pour Aline, l’animatrice du podcast, cela se produit non pas quand on teste et que ça ne marche pas, mais quand on s’acharne à reproduire des actions qui n’apportent aucun résultat. Elle s’appuie sur la célèbre citation d’Einstein : « La folie, c’est de faire tout le temps la même chose et d’espérer des résultats différents. » Le problème n’est alors pas un manque de stratégie, mais un manque de lucidité pour analyser ce qui ne fonctionne pas.
Le premier signal d’alerte est précisément celui-ci : travailler énormément mais avoir l’impression de faire du surplace. Si après plusieurs mois d’activité, un entrepreneur a besoin de fournir des efforts considérables simplement pour survivre, c’est le symptôme qu’il est en train d’opérer sans piloter. La solution est de bloquer du temps chaque semaine pour travailler « sur » son business et non plus seulement « dedans », afin de prendre du recul et d’ajuster sa trajectoire.
Retrouver le cap et le plaisir
Le deuxième signal est le changement constant de stratégie. Certains entrepreneurs, atteints du « syndrome de l’objet brillant », abandonnent une approche dès les premières difficultés pour en commencer une nouvelle, confondant amélioration et sabotage. Aline conseille de choisir une stratégie simple et de s’y tenir pendant 90 jours pour lui laisser le temps de porter ses fruits. Le troisième signal est l’épuisement émotionnel, souvent lié à une fusion identitaire entre l’entrepreneur et son business, où l’estime de soi dépend des résultats. Il est alors crucial d’apprendre à se détacher et de mettre en place des systèmes pour ne pas réinventer la roue chaque jour.
Un quatrième signal est la perte de sens, ce moment où l’on se sent vide et déconnecté de son « pourquoi ». Aline, partageant sa propre expérience, recommande de se recentrer sur les tâches qui procurent de l’énergie et du plaisir, même si elles ne semblent pas les plus stratégiques à court terme. Enfin, le dernier signal est le fait d’agir pour être apprécié plutôt que pour être utile. Chercher l’approbation à tout prix mène à un contenu lisse et à des offres sans impact. La clé est de se concentrer sur la transformation que l’on veut apporter à ses clients, quitte à déplaire à certains.
Pour aller plus loin
- En savoir plus sur le Bootcamp Signed., l’accompagnement business d’Aline
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Les références de l’épisode
- Albert Einstein
- Le syndrome de l’objet brillant
- YouTube
Au fil de l’épisode
- Introduction sur la peur de « mal faire les choses » en business.
- La définition de l’échec stratégique : s’acharner à faire ce qui ne fonctionne pas.
- Signal n°1 : Travailler beaucoup pour des résultats minimes, ou l’impression de faire du surplace.
- Le plan d’action : Planifier une heure par semaine pour travailler sur son business et non plus dedans.
- Signal n°2 : Changer constamment de stratégie sans jamais aller au bout d’une seule.
- Le plan d’action : Choisir une stratégie et s’y tenir pendant 90 jours.
- Signal n°3 : Se sentir épuisé et drainé émotionnellement chaque semaine.
- Les deux leviers : Détacher son estime de soi des résultats et créer des systèmes pour gagner en efficacité.
- Signal n°4 : Être perdu et ne plus savoir pourquoi on fait les choses.
- Le plan d’action : Identifier les tâches qui redonnent de l’énergie et se concentrer dessus temporairement.
- Signal n°5 : Agir pour être apprécié plutôt que pour être réellement utile à ses clients.
- Le plan d’action : Se focaliser sur la transformation des clients plutôt que sur l’approbation de tous.
FAQ
Qu’est-ce que « mal faire les choses » en business selon cet épisode ?
Selon Aline, « mal faire les choses » ne signifie pas échouer en testant une nouvelle idée. Cela correspond plutôt à la définition de la folie attribuée à Einstein : s’acharner à répéter les mêmes actions en espérant des résultats différents. C’est le fait de travailler beaucoup, mais de manière inefficace, sans prendre le recul nécessaire pour analyser ce qui ne fonctionne pas et ajuster sa stratégie en conséquence.
Pourquoi est-il contre-productif de changer de stratégie trop souvent ?
Changer constamment de stratégie est le symptôme du « syndrome de l’objet brillant ». C’est une forme de procrastination qui consiste à abandonner une approche dès qu’elle devient difficile, pour le plaisir de la nouveauté. Cette attitude empêche de persévérer suffisamment longtemps pour obtenir des résultats. L’épisode recommande de s’engager sur une stratégie pendant au moins 90 jours pour lui donner une vraie chance de fonctionner.
Comment éviter l’épuisement émotionnel en tant qu’entrepreneur ?
L’épisode identifie deux causes principales à l’épuisement. La première est de lier son estime de soi aux performances de son entreprise, ce qui crée des montagnes russes émotionnelles. Il faut apprendre à détacher sa valeur personnelle des résultats. La seconde est le manque de systèmes, qui oblige à repartir de zéro pour chaque tâche. Mettre en place des processus et des modèles permet de préserver son énergie.
Que faire quand on a perdu sa motivation et le sens de son travail ?
Lorsqu’un entrepreneur se sent vide et déconnecté de sa mission, l’urgence est de retrouver son « feu sacré ». La solution proposée est de faire une pause dans les objectifs de productivité pour se concentrer uniquement sur les tâches qui procurent du plaisir et de l’énergie. En renouant avec ce qui le fait vibrer, l’entrepreneur peut retrouver sa motivation et réaligner ensuite ses actions stratégiques.
Quel est le risque de vouloir plaire à tout le monde avec son entreprise ?
Chercher l’approbation de tous plutôt que la transformation de ses clients est une erreur. Cela conduit à lisser son message, à avoir peur de déranger et à créer des offres tièdes pour ne froisser personne. En essayant de plaire à tout le monde, on ne se différencie pas et on finit par ne parler à personne. Cette stratégie est inefficace en termes de vente et épuisante pour l’entrepreneur.
