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Trouver du travail avec les réseaux sociaux, et sans | #AdreTalk 43

<p>Faut-il vraiment des milliers d'abonnés pour trouver du travail en tant que photographe freelance ? Ce nouvel épisode d'AdreTalk bat en brèche cette idée reçue et remet le nombre de followers à sa juste place.</p><p>Au programme : le démarchage, le book PDF bien construit et surtout le réseau réel, celui qui débouche sur de vraies missions. Une discussion utile pour tous les photographes qui veulent développer leur activité sans se laisser hypnotiser par les statistiques des réseaux sociaux, et miser sur ce qui fait vraiment signer des clients.</p>

Comment trouver du travail comme photographe freelance sans miser sur le nombre d'abonnés

Faut-il beaucoup d’abonnés pour trouver du travail en tant que photographe freelance ? Dans cette chronique, Adré répond à un message reçu en DM et démonte l’idée reçue : ce sont la qualité du book et le démarchage qui font vivre de la photo, pas le compteur Instagram.

Comment trouver du travail comme photographe freelance sans miser sur le nombre d’abonnés

L’épisode part d’une question posée en message privé : comment décrocher des missions en photographie freelance si les réseaux sociaux ne suffisent pas, et même s’ils angoissent plus qu’autre chose ? Adré, photographe et vidéaste, prend le temps de relire le tweet d’origine qui avait déclenché l’échange, puis répond point par point. Sa thèse tient en une phrase : les réseaux aident, mais pas par le nombre d’abonnés. On peut très bien démarrer un compte avec quinze abonnés, y poster cinq à vingt belles photos de portrait, puis envoyer des DM aux personnes qu’on veut shooter. Ce qui compte, c’est de montrer un travail qui plaît, pas d’afficher un gros compteur.

Un parcours bâti sur les rencontres, pas sur les likes

Pour étayer son propos, Adré raconte concrètement comment il a démarré : des shoots avec des particuliers trouvés sur Instagram, une heure ou deux de prise de vue, sans dépendre de sa popularité. Puis l’école lui ouvre des portes — une ancienne élève l’aide à passer un concours et travaille en agence, une rencontre en amène une autre, et il décroche ses premiers boulots événementiels. De fil en aiguille, après avoir photographié un rappeur et croisé un caméraman dans un stade, un inconnu le contacte en DM : un club de basket cherche un photographe. Il fait des séances test, ça matche, et il enchaîne un service civique d’un an au basket Paris 14 — sa première (et peut-être unique) expérience de salaire fixe.

Ce réseau le conduit à un stage de deux mois chez l’agence d’événementiel Yard, où il découvre le métier en immersion totale. L’agence le garde ensuite dans son équipe de photographes et le rappelle régulièrement pour des projets. Le point clé qu’il martèle : à aucun moment ces clients n’ont regardé son compte Instagram. Ils ont vu ses photos, son book, une sélection envoyée par l’agence. En événementiel, c’est le client qui poste les images, pas le photographe — le nombre d’abonnés du photographe n’intéresse personne. Une marque comme Nike, dit-il, prend un photographe qui correspond à ses attentes, le paie pour les droits, et ne le tague même pas.

Le piège des abonnés et des likes

Adré insiste sur un piège : il serait facile de gonfler ses chiffres en faisant ce que l’algorithme attend — couchers de soleil, reflets dans une flaque, clarté à 100 %, stories à répétition, concours, tags. Mais cette course au conformisme éloigne du travail créatif dont on peut être fier. Il assume préférer 55 likes sur une photo aboutie qu’un cliché flou d’une célébrité qui fera exploser les compteurs. Pour lui, trop de likes peut même être un mauvais signe : cela veut souvent dire qu’on est rentré dans le moule. Les abonnés gardent une seule vraie utilité indirecte : ils donnent une crédibilité et peuvent ouvrir un accès — un client prend parfois au sérieux un gros compte avant même de voir les photos, et les DM Instagram sont désormais triés par importance, donc par nombre d’abonnés. Mais cet accès se construit tout aussi bien autrement.

Les vrais leviers : démarchage, book PDF et phénomène du petit monde

Vient alors la partie la plus actionnable. Adré recommande de se constituer un portfolio sous forme de site ou, surtout, de book PDF ciblé : cinq à dix pages des meilleures photos, une page de présentation avec mail et téléphone, une mise en page soignée. Il fabrique des books différents par spécialité (concerts, lifestyle, portrait, sport, clips) pour les envoyer à la bonne cible — un label ne veut voir que des photos de clips, un booker que du concert. Le démarchage se fait ensuite massivement par mail (son école à lui) ou par DM (celle d’autres comme Jérémy Mazuka). Pour trouver les bons contacts, il conseille LinkedIn et Instagram utilisé depuis un ordinateur, en cherchant via Google des intitulés comme « community manager » ou « creative director » d’une marque, ou des outils de recherche de bios Instagram.

Il relie tout ça au phénomène du petit monde (les six degrés de séparation), sujet de son mémoire en cours : entre deux personnes sur Terre, il n’y aurait qu’une poignée d’intermédiaires. La leçon est simple — pour atteindre quelqu’un ou accéder à un lieu, on sollicite son réseau réel en donnant aux gens une bonne raison de s’impliquer, car un SMS à quinze proches rapporte plus de réponses qu’une story vue par 20 000 abonnés. Au fond, son message tient en une formule récurrente : « tu te démerdes ». Le métier reste dur — fait de hasard, de chance, de talent, d’acharnement et de capacité à encaisser les refus — mais ce sont les plus déterminés qui s’en sortent. Pour les anecdotes de terrain (le stage en boîte de nuit, les coulisses chez Yard, son rapport ambivalent au temps passé sur les réseaux), l’écoute apporte un ton et un vécu que le résumé ne remplace pas.

Foire aux questions

Faut-il beaucoup d’abonnés pour trouver du travail comme photographe freelance ?

Non, beaucoup d’abonnés ne sont pas nécessaires pour trouver du travail comme photographe freelance. Selon Adré, les clients regardent la qualité des photos et le book, pas le compteur Instagram. En événementiel, c’est le client qui publie les images, donc le nombre d’abonnés du photographe ne change rien à son recrutement.

Comment Adré a-t-il trouvé ses premières missions de photographe ?

Adré a trouvé ses premières missions par des shoots de particuliers contactés sur Instagram, puis grâce aux rencontres faites à l’école et en agence. De fil en aiguille, un DM lui a proposé un poste au basket Paris 14 en service civique, puis un stage chez l’agence Yard l’a fait entrer durablement dans l’événementiel.

Pourquoi le démarchage est-il plus important que le nombre d’abonnés ?

Le démarchage est plus important que le nombre d’abonnés parce que les marques ne savent pas qu’un photographe existe tant qu’il ne les contacte pas. Adré conseille d’aller chercher les clients par mail ou DM : on a beaucoup plus de chances de se faire connaître en toquant à leur porte qu’en attendant qu’ils viennent à soi.

Comment préparer un book de photographe pour démarcher des clients ?

Pour démarcher, Adré recommande un book PDF de cinq à dix pages contenant ses meilleures photos, une page de présentation avec mail et téléphone, et une mise en page soignée. Il conseille de créer des books ciblés par spécialité (concert, clip, sport, portrait) pour n’envoyer à chaque client que ce qui correspond à son besoin.

Où trouver les contacts de marques et d’agences pour proposer ses services ?

Adré conseille LinkedIn et Instagram consulté depuis un ordinateur pour trouver les bons contacts. Sur Google, on tape des intitulés comme « community manager » ou « creative director » suivis d’une marque ou d’une ville, et il existe même des outils de recherche de bios Instagram pour repérer qui travaille dans une entreprise donnée.

Qu’est-ce que le phénomène du petit monde et en quoi aide-t-il un photographe ?

Le phénomène du petit monde, ou théorie des six degrés de séparation, postule que toute personne est reliée à n’importe quelle autre par une poignée d’intermédiaires. Pour un photographe, cela signifie qu’en sollicitant son réseau proche et en motivant chaque contact à s’impliquer, on peut atteindre une célébrité ou accéder à un lieu désiré.

Les likes sont-ils un bon indicateur de réussite en photographie ?

Non, les likes ne sont pas un bon indicateur de réussite selon Adré. Trop de likes peut même signaler qu’on est rentré dans le moule Instagram et le conformisme. Il préfère assumer une photo créative aboutie à 55 likes plutôt qu’un cliché racoleur qui cartonne, jugeant la fidélité à son travail plus importante que les chiffres.

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