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Téo Andant

Licencié à l'AS Monaco Athlétisme depuis son plus jeune âge, Téo Andant est l'un des grands espoirs de l'athlétisme français. À 24 ans, il est devenu vice-champion du monde et a battu le record de France du relais 4x400 mètres. Au micro de Geneviève Berti, il revient sur cette performance historique et se livre sur le quotidien d'un athlète de haut niveau. Il évoque les sacrifices, les doutes qui l'ont presque poussé à arrêter, mais aussi la force mentale et le soutien de ses proches qui le portent vers son rêve : les Jeux Olympiques de Paris.

Téo Andant, vice-champion du monde du 4x400, la discipline et le mental d'un athlète de haut niveau

Du football au tour de piste

Téo Andant s’entraîne entre deux et quatre heures par jour, un rythme intense devenu indispensable à son équilibre. Pourtant, l’athlétisme n’a pas été son premier amour. Originaire de Roquebrune-Cap-Martin, il a d’abord rêvé d’une carrière de footballeur professionnel, un sport qu’il a pratiqué avant de bifurquer vers la course, où il sentait avoir plus de facilités. Resté un fervent supporter de l’AS Monaco, il fréquente toujours le stade Louis-II et rêve de pouvoir un jour y courir lors du prestigieux meeting Herculis, devant sa famille et ses proches du club.

« Si j’avais pu choisir entre footballeur professionnel et athlète professionnel, j’aurais choisi footballeur professionnel. »

Le 400 mètres, une épreuve à part

Spécialiste du 400 mètres, Téo Andant considère le tour de piste comme « la plus belle épreuve de l’athlétisme ». Il décrit une course d’une exigence unique, qui combine vitesse et endurance, et dont la gestion de l’effort est cruciale. Il explique la sensation des jambes qui deviennent lourdes et difficiles à lever dans la dernière ligne droite, un moment où la part psychologique est immense. Sa stratégie consiste à en garder sous le pied pour finir plus fort que ses adversaires, une maîtrise qu’il a acquise avec des années d’expérience.

« Quand tu cours le 400, je pense que c’est des sensations que t’as du mal à retrouver dans d’autres courses de l’athlétisme. »

L’argent et le record à Budapest

Le point d’orgue de sa jeune carrière reste la médaille d’argent obtenue aux championnats du monde de Budapest avec le relais 4×400. Téo Andant raconte la confiance inébranlable qui animait l’équipe avant la finale. « C’était podium ou rien », confie-t-il. Cette performance, qui leur a également permis de battre le record de France, est le fruit d’un collectif soudé où chacun a mis son ego de côté pour un objectif commun. Il se souvient de l’ambiance incroyable du stade et de l’émotion partagée avec le clan français, un moment inoubliable qui le marquera à vie.

« Ce qui nous a permis d’avoir cette médaille d’argent au championnat du monde, c’est qu’on se faisait vraiment confiance. »

Les doutes et les sacrifices

Derrière le succès, le chemin a été semé d’embûches. Téo Andant révèle avoir pensé à arrêter l’athlétisme en 2022. À l’époque, il ne parvenait pas à obtenir les résultats espérés malgré un investissement total, et la précarité financière était réelle. Vivant à l’INSEP à Paris, il ne pouvait pas vivre de son sport. Ce qui l’a retenu ? La pensée de tous les sacrifices déjà consentis depuis son départ de la maison à 18 ans, et la conviction qu’il n’avait pas encore atteint ses objectifs, notamment les Jeux Olympiques.

« C’est pas parce que aujourd’hui il pleut que demain il fera pas beau. La preuve. »

La force du mental et des proches

Pour Téo Andant, la performance sportive est indissociable d’un équilibre de vie et d’un mental solide. Il souligne l’importance de son entourage, à commencer par ses coachs, dont son premier formateur Jacques Candusso, qui lui a inculqué une rigueur essentielle. Sa famille est son principal moteur. Il court pour rendre fiers ses parents, qui l’ont toujours soutenu, et particulièrement son père, qui n’a pas pu faire de sport dans sa jeunesse. C’est en pensant à eux et à ses proches qu’il puise l’énergie nécessaire pour affronter la pression des grandes compétitions, avec les Jeux de Paris en ligne de mire.

« Je cours pour moi, mais je cours aussi pour eux et pour mes proches. Ce que je veux, c’est les rendre fiers. »

Les références de l’épisode

  • Personnes : Geneviève Berti, Marie-José Pérec, David Sombé, Jacques Candusso, Marcel Pietri.
  • Organisations et clubs : AS Monaco Athlétisme, AS Monaco (football), INSEP, World Athletics.
  • Événements : Championnats du monde de Budapest, Meeting Herculis, Jeux Olympiques de Paris, Championnats d’Europe à Rome, Championnats du monde de relais aux Bahamas.
  • Lieux : Afrique du Sud, Paris, Roquebrune-Cap-Martin, Australie, Nouvelle-Zélande.

Au fil de l’épisode

  • Le rythme d’un athlète de haut niveau : entre deux et quatre heures d’entraînement par jour.
  • Son premier sport : le football à Roquebrune-Cap-Martin.
  • Son attachement à l’AS Monaco et son rêve de courir au Meeting Herculis.
  • La spécificité du 400 mètres, une épreuve qu’il juge comme la plus belle de l’athlétisme.
  • La gestion de l’effort et la douleur dans la dernière ligne droite.
  • Les particularités du relais 4×400 et l’importance du passage de témoin.
  • La confiance et l’esprit d’équipe qui ont mené à la médaille d’argent aux Mondiaux de Budapest.
  • Le record de France battu par le collectif.
  • L’impact de la médaille sur son statut et la recherche de partenaires.
  • La période de doute en 2022, où il a envisagé d’arrêter sa carrière.
  • Les difficultés financières et l’importance du soutien de l’INSEP.
  • La persévérance comme clé de sa progression.
  • L’importance de l’équilibre entre vie sportive, vie familiale et vie personnelle.
  • La gestion de la nutrition, entre discipline et plaisir pour éviter la frustration.
  • L’influence de son premier coach, Jacques Candusso, dans sa formation.
  • La gestion de sa vie sociale avec des amis qui ne sont pas sportifs de haut niveau.
  • L’objectif ultime : les Jeux Olympiques de Paris.
  • Le processus de qualification olympique : rien n’est jamais acquis.
  • Son caractère de compétiteur, un « éternel insatisfait ».
  • La relation de confiance avec son coach, une figure paternelle.
  • Le soutien indéfectible de sa famille, son principal moteur.
  • L’importance de l’amour et du souvenir de ses proches dans sa motivation.
  • Son attachement à son club, l’AS Monaco Athlétisme.
  • La gestion de la pression, qu’il transforme en énergie positive.
  • L’apport du yoga dans la conscience de son corps.
  • Son projet de reconversion : le journalisme sportif.

FAQ

Qui est Téo Andant ?

Téo Andant est un athlète français de 24 ans, spécialiste du 400 mètres. Licencié à l’AS Monaco Athlétisme depuis ses débuts, il est devenu vice-champion du monde avec le relais 4×400 mètres aux championnats de Budapest, établissant par la même occasion un nouveau record de France. Il est l’un des grands espoirs de l’athlétisme tricolore en vue des Jeux Olympiques de Paris.

Quelle est la spécialité de Téo Andant en athlétisme ?

La spécialité de Téo Andant est le 400 mètres, aussi appelé le tour de piste. Il considère cette épreuve comme la plus belle mais aussi l’une des plus difficiles, car elle exige un mélange de vitesse pure et d’endurance pour gérer l’effort sur toute la distance. Il participe également avec succès au relais 4×400 mètres, où il a obtenu ses plus grands succès internationaux.

Pourquoi Téo Andant a-t-il failli arrêter sa carrière ?

En 2022, Téo Andant a traversé une période de doutes intenses qui l’a poussé à envisager d’arrêter l’athlétisme. Malgré un investissement total dans son sport, il ne parvenait pas à atteindre les performances espérées et ne bénéficiait pas d’un retour financier suffisant pour vivre de sa passion. C’est la perspective des Jeux Olympiques et la pensée des sacrifices déjà accomplis qui l’ont convaincu de persévérer.

Comment Téo Andant se prépare-t-il pour les Jeux Olympiques de Paris ?

Sa qualification pour les Jeux Olympiques de Paris n’est pas encore acquise. Il doit d’abord aider le relais 4×400 français à se qualifier lors des championnats du monde de relais aux Bahamas. Ensuite, il devra prouver son état de forme durant la saison pour gagner sa place dans l’équipe. Sa préparation repose sur des stages intensifs, notamment en Afrique du Sud, et une concentration totale sur ses objectifs.

Quel est le lien entre Téo Andant et Monaco ?

Téo Andant est profondément lié à Monaco. Il est licencié à l’AS Monaco Athlétisme depuis ses débuts, un club qui le soutient activement. Ayant grandi à proximité, à Roquebrune-Cap-Martin, il est également un fervent supporter de l’équipe de football de l’AS Monaco. Il considère le club et la communauté monégasque comme une part importante de son parcours et de son identité d’athlète.

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