Une vocation née à dix ans
Tony Varo raconte comment sa vocation est née dès l’âge de dix ans, dans son village près de Perpignan. Une démonstration de jeunes sapeurs-pompiers lors de la fête locale a été une véritable révélation. Immédiatement passionné, il dévore le règlement de manœuvre et apprend les gestes de premiers secours, se distinguant rapidement parmi les 90 jeunes inscrits. Contre l’avis de ses professeurs qui le voyaient poursuivre des études scientifiques, il choisit cette voie, soutenu par ses chefs qui l’encouragent à devenir officier.
« J’avais dit, j’en ferais mon métier. Donc à 10 ans. »
Commander, c’est être respectable
Arrivé à Monaco en 1993, Tony Varo gravit les échelons au sein du Corps des sapeurs-pompiers. Il partage sa vision du commandement, un art qui ne s’apprend pas dans les livres mais au contact des hommes. Pour lui, l’efficacité d’une structure repose sur l’exemplarité de ses chefs. Il insiste sur la nécessité de connaître ses équipes, de comprendre leurs difficultés personnelles et de ne jamais se défiler devant ses responsabilités. L’autorité, selon lui, ne s’impose pas par la force mais par le respect.
« On ne peut être respecté que si on est respectable. Et le respect, il s’impose, il ne s’oblige pas. »
Un équilibre au service de la Principauté
Nommé Commandant Supérieur de la Force Publique en 2018, le Colonel Varo supervise aujourd’hui les carabiniers et les sapeurs-pompiers de Monaco. Un rôle d’équilibre et de coordination, qu’il compare à celui d’un père avec ses deux fils. Il revient sur les moments marquants de sa fonction, comme l’organisation de la Fête Nationale ou la gestion de la crise Covid, qui a démontré la capacité d’adaptation et l’utilité de ses forces. Il évoque aussi les épreuves personnelles qui ont renforcé sa vision humaine de son métier.
« La loyauté, c’est de dire aussi au chef ce qu’il n’a pas forcément envie d’entendre. »
Les références de l’épisode
- Le Corps des sapeurs-pompiers de Monaco
- Le Corps des carabiniers du Prince
- Le Bataillon de marins-pompiers de Marseille
- La Fête Nationale de Monaco
- La Légion étrangère
- Le 17e régiment du génie parachutiste (17e RGP)
- Geneviève Berti, animatrice du podcast
- Luc Fringan, ancien Commandant Supérieur de la Force Publique
Au fil de l’épisode
- Le début de carrière et le grade de colonel, un objectif non prémédité.
- Devenir officier à 20 ans au bataillon de marins-pompiers de Marseille.
- La hiérarchie militaire : un escalier à gravir, pas un ascenseur.
- La naissance d’une vocation à 10 ans en devenant cadet sapeur-pompier.
- La passion pour la technique et les manœuvres dès le plus jeune âge.
- Le sommeil sélectif et la lucidité immédiate lors des gardes.
- Le système militaire de récompenses et de sanctions comme outil pédagogique.
- L’importance de l’exemplarité et du respect dans le commandement.
- Le choix de la filière militaire lors du service national.
- La vie en caserne et les conseils aux familles pour préserver leur vie privée.
- La nécessité pour un chef de connaître ses hommes et leur situation personnelle.
- Une épreuve de santé à 40 ans qui a renforcé sa dimension humaine.
- La solitude du chef et l’apprentissage du commandement au contact des autres.
- La prise de fonction à la tête des sapeurs-pompiers de Monaco.
- Le rôle de Commandant Supérieur de la Force Publique depuis 2018.
- La gestion des deux corps : carabiniers et pompiers.
- L’organisation de la Fête Nationale et l’implication du Prince Souverain.
- Le rôle de la Force Publique durant la crise de la Covid-19.
- L’adaptabilité et l’intelligence collective face à une situation inédite.
- La loyauté, une valeur essentielle dans la relation avec la hiérarchie.
- La mission de transmission et de préparation de l’avenir.
- L’engagement dans la coopération internationale, notamment avec la Mauritanie.
FAQ
Qui est Tony Varo ?
Le Colonel Tony Varo est le Commandant Supérieur de la Force Publique de la Principauté de Monaco depuis 2018. Il a une carrière de 32 ans de service, dont 25 ans au sein du Corps des sapeurs-pompiers de Monaco. Sa vocation est née dès l’âge de 10 ans, et il a gravi tous les échelons, de jeune cadet à officier, avant de prendre la tête des pompiers puis de l’ensemble de la Force Publique.
Qu’est-ce que la Force Publique de Monaco ?
La Force Publique de Monaco est une force militaire qui regroupe deux corps distincts placés sous l’autorité du Commandant Supérieur. Elle comprend le Corps des carabiniers du Prince, principalement chargé de la garde du Palais et de la sécurité du Prince Souverain, et le Corps des sapeurs-pompiers, qui assure les missions de secours, de lutte contre les incendies et de sécurité civile sur le territoire de la Principauté.
Comment Tony Varo a-t-il commencé sa carrière ?
Tony Varo a commencé sa carrière de manière très précoce. À l’âge de 10 ans, il est devenu cadet sapeur-pompier dans son village près de Perpignan, après avoir été fasciné par une démonstration. Cette passion ne l’a jamais quitté. Il a ensuite poursuivi dans cette voie, devenant officier à 20 ans au sein du bataillon de marins-pompiers de Marseille avant de rejoindre Monaco en 1993.
Quelle est sa vision du commandement ?
Pour Tony Varo, le commandement repose sur l’exemplarité, la connaissance de ses hommes et la loyauté. Il estime qu’un chef doit être respectable pour être respecté et qu’il est essentiel de comprendre les situations personnelles de ses équipes. Il insiste sur le fait que l’autorité ne doit pas être un rapport de force mais une confiance qui s’établit, et que la décision finale, bien qu’assumée par le chef, doit être expliquée.
Quel a été le rôle de la Force Publique pendant la crise Covid ?
Pendant la crise Covid, la Force Publique a joué un rôle crucial. Les sapeurs-pompiers étaient en première ligne pour le secours et le transport des malades. Les carabiniers, quant à eux, ont été mobilisés pour des missions inédites comme la réalisation des premiers tests de dépistage, se mettant au service de la population. Cette période a mis en lumière leur capacité d’adaptation et leur utilité au-delà de leurs missions traditionnelles.
