Wave Storia se consulte en mode portrait sur téléphone.
Merci de retourner votre appareil.

Proposer un podcast Produire mon podcast
Wave Storia

Paris en photos – Épisode 2 / Invité : Philapaname, le padré du zinc

Photographe connu pour ses clichés vertigineux des toits de Paris, Philapaname est l'invité de Charles Cohen Boyer. De son vrai nom Philippe, ce Marseillais d'origine raconte comment un conseil amical, « file à Paname », est devenu son pseudonyme et sa destinée. Il partage sa passion pour les hauteurs, née dans l'enfance et ravivée dans la capitale. Au fil de la conversation, il évoque l'adrénaline, le sentiment de liberté et le silence qu'il trouve sur le zinc parisien. Il aborde aussi les dangers de cette pratique, la communauté des photographes de toits et livre ses anecdotes, entre rencontres surprenantes et moments de grâce au-dessus de la ville.

le padré du zinc, sa passion pour les toits de Paris et la photographie

Filer à Paname

Invité de ce deuxième épisode, Philapaname, de son vrai nom Philippe, n’est pas originaire de la capitale. Venu du sud de la France, il raconte que son pseudonyme lui vient d’une conversation avec un ami sur une plage de Marseille. Alors qu’il s’interrogeait sur son avenir, celui-ci lui a lancé : « Tu n’as qu’à filer à Paname ». Arrivé à Paris il y a huit ans, ce nom est devenu une évidence. Pour lui, la ville a été une sorte de renaissance, lui permettant de renouer avec un amour de jeunesse : les toits. Cette passion remonte à l’enfance, où, pour échapper à ses devoirs, il grimpait sur les poutres apparentes de sa maison en travaux. Une fascination qui s’est poursuivie à l’adolescence avec l’exploration de chantiers, puis à Toulouse, où une clé lui donnait accès aux toits de la ville.

Son histoire avec la photographie a, elle aussi, commencé pendant ses études aux Beaux-Arts de Toulouse, avec un cours obligatoire de photographie argentique. Après une longue pause, il a repris un appareil en main à Paris, d’abord un téléphone pour illustrer son blog, avant d’investir dans du matériel plus sérieux pour retranscrire la beauté des spectacles qu’il observait depuis les hauteurs.

Le papy des toits

À Paris, Philapaname a trouvé une véritable communauté de passionnés qui, comme lui, explorent la ville par ses sommets. Avec ses quarante ans, il est devenu une figure respectée, parfois surnommé avec humour « le papy des toits » par la jeune génération. Il insiste sur les dangers de cette pratique, rappelant qu’un toit est conçu pour supporter le poids de la pluie, pas celui d’un groupe de personnes. Il met en garde contre les risques inconsidérés, notamment chez les plus jeunes, et souligne l’importance du respect absolu des lieux : ne rien abîmer, ne rien laisser derrière soi. Le respect des voisins est également primordial. « Tu n’es pas à ta place. C’est eux qui sont chez eux », explique-t-il, conseillant de toujours rester discret et de ne jamais répondre aux provocations.

Il rappelle aussi que cette activité est illicite et peut mener à des rencontres avec la police. Avant de se lancer, il conseille de s’assurer de ne pas avoir le vertige et d’avoir un bon équilibre, car les accès sont souvent périlleux. « Il y a une condition sportive », précise-t-il, loin de l’image d’une simple balade.

L’intimité des hauteurs

Au-delà de la photographie, monter sur les toits est une expérience à part entière. C’est une quête d’adrénaline, mais aussi un moyen de « s’oxygéner » et de retrouver un peu de la montagne de ses Pyrénées natales. Là-haut, le silence contraste avec l’agitation de la ville, quelques dizaines de mètres plus bas. C’est aussi un point de vue unique, presque omniscient, sur la vie parisienne. Une fois la nuit tombée, les appartements s’illuminent et offrent des scènes de vie du quotidien, des moments d’intimité que Philapaname observe avec la discrétion d’une petite souris. « On n’est pas du tout non plus des voyeurs », précise-t-il, mais ces instants captés font partie de la magie des lieux.

Il partage plusieurs anecdotes, des plus désagréables, comme une agression par un gardien ou une glissade sur une plaque de graisse, aux plus cocasses, comme se faire passer pour un policier auprès d’un voisin suspicieux. Ces expériences, bonnes ou mauvaises, forgent le caractère et rappellent de ne jamais prendre une montée à la légère.

Les références de l’épisode

  • Personnes : Philapaname (Philippe), Charles Cohen Boyer, Groslou75, Françoise Dolto, Jean-Géod, Aurore Alifanti, Julien Zezze012, Fred Ogram, Adesina Pérou, Loïc, Charles Aznavour, Julia, Camille, Alain Cornu, Wilfried (l’amour court les rues), Fred Gogo Jungle.
  • Lieux : Paris, Marseille, Plage des Catalans, Pyrénées, Toulouse, Montmartre, Sacré-Cœur, Pont Alexandre III.
  • Œuvres : Le Hussard sur le toit (film).
  • Marques et outils : Instagram, Twitter, DJI Osmo Pocket.
  • Médias : Le Parisien.

Au fil de l’épisode

  • Introduction de l’épisode et excuses pour le retard de publication.
  • Remerciements pour les 1500 écoutes du premier épisode.
  • Abandon des rubriques d’actualité pour se concentrer sur l’interview.
  • Contexte de l’enregistrement : tard dans la nuit, avec une qualité sonore non optimale.
  • Présentation de l’invité, Philapaname, photographe des toits de Paris.
  • Les origines de son pseudonyme, « Filer à Paname ».
  • Son arrivée à Paris il y a huit ans et la redécouverte de sa passion pour les toits.
  • Ses premières expériences sur les toits dans son enfance et adolescence.
  • L’influence du film « Le Hussard sur le toit ».
  • Ses débuts en photographie argentique aux Beaux-Arts de Toulouse.
  • La communauté des photographes de toits à Paris et son surnom de « papy des toits ».
  • Les dangers de la pratique : fragilité des structures, risques de chute.
  • L’importance du respect des lieux et des voisins.
  • Le caractère illicite de l’activité et les rencontres avec la police.
  • Les prérequis physiques et mentaux : absence de vertige, bon équilibre.
  • Les anecdotes de mauvaises expériences : agression, chute évitée, échelle instable.
  • Les bons souvenirs et les moments uniques vécus sur les toits.
  • Le sentiment d’être un observateur privilégié de la vie parisienne.
  • L’anecdote de l’éclipse de lune et du voisin se préparant un café.
  • Ses lieux de prédilection à Paris au niveau du sol, comme Montmartre.
  • La magie d’Instagram pour créer des rencontres réelles entre passionnés.
  • Présentation de son blog, complémentaire à son compte Instagram.
  • Ses projets futurs, notamment avec sa compagne Julia.
  • Anecdotes diverses : le voisin en slip, la rencontre avec un acteur, le modèle qui coince sa robe.
  • Les motivations profondes : adrénaline, oxygénation, silence et vues extraordinaires.
  • Le compte Instagram qui l’inspire : celui d’Alain Cornu.
  • Conclusion sur l’importance des rencontres humaines permises par la photographie.

FAQ

Qui est Philapaname ?

Philapaname, de son vrai nom Philippe, est un photographe passionné par les toits de Paris. Originaire du sud de la France, son pseudonyme vient d’un conseil d’un ami qui lui a dit de « filer à Paname ». Installé à Paris, il est devenu une figure connue de la communauté des photographes de toits, où il est parfois surnommé « le papy du zinc ».

Pourquoi photographie-t-il les toits de Paris ?

Sa passion pour les hauteurs remonte à son enfance. En montant sur les toits, il recherche une dose d’adrénaline, un moyen de s’oxygéner et de fuir l’agitation de la ville. Il y trouve un silence apaisant, des vues extraordinaires et un point de vue unique sur l’intimité de la vie parisienne, ce qui nourrit son inspiration photographique.

Quels sont les risques de la photographie de toits ?

Cette pratique est très dangereuse. Les toits ne sont pas conçus pour supporter le poids humain, les surfaces en zinc peuvent être glissantes, surtout la nuit ou après la pluie, et le risque de chute est réel. De plus, c’est une activité illicite qui peut entraîner des confrontations avec les résidents, parfois hostiles, ou une interpellation par la police.

Comment Philapaname a-t-il commencé la photographie ?

Il a découvert la photographie lors d’un cours obligatoire de technique argentique pendant ses études aux Beaux-Arts à Toulouse. Après une longue pause, il a recommencé à pratiquer à Paris, d’abord avec son téléphone pour alimenter son blog d’illustration, avant d’investir dans un appareil de meilleure qualité pour capturer la beauté des paysages urbains depuis les toits.

Quels conseils donne Philapaname pour monter sur les toits ?

Il insiste sur la nécessité d’être conscient des dangers et de ne jamais prendre de risques inconsidérés. Il recommande un respect absolu des lieux (ne rien casser, ne rien laisser traîner) et des habitants. Il est aussi crucial de vérifier qu’on n’a pas le vertige et d’avoir un bon équilibre, car les accès sont souvent difficiles et périlleux.

Épisodes similaires
Bertrand Bernager, photographe parisien invité du podcast Paris en photos
Paris en photos - Le podcast qui parle de Paris, de photo mais pas seulement... Par Charles Cohen Boyer [Spécial confinement] Épisode 12 avec Bertrand Bernager
Rencontre avec Bertrand Bernager, jeune photographe parisien. Il nous parle de son héritage familial, de sa passion pour l'urbain et de ses voyages.
19 avril 2020 · 1 h 17
Écouter l'épisode
Vue panoramique de Paris depuis un toit en zinc, illustrant la photographie de rooftops à Paris
Paris en photos - Le podcast qui parle de Paris, de photo mais pas seulement... Par Charles Cohen Boyer [Spécial confinement] Épisode 6 avec @i.hate.nico
Nicolas Nguyen, photographe des toits de Paris : rooftops, urbex et une virée jusqu'à Tchernobyl.
9 avril 2020 · 1 h 01
Écouter l'épisode
Que souhaitez-vous écouter maintenant ?
Choisissez un mot-clé, appuyez sur Entrée pour parcourir les épisodes.