Périple en terre abandonnée
L’animateur partage le récit d’une journée riche en photographie, qui commence par un shooting matinal à Paris, entre Trocadéro et Bir-Hakeim, sous une lumière exceptionnelle. La journée se poursuit avec une session d’exploration urbaine, ou urbex, en compagnie de ses amis Thomas Francis et Paul Mougeot. Le trio part explorer un immense sanatorium abandonné en Île-de-France. L’animateur y décrit l’importance des jeux de lumière et des contrastes offerts par le soleil, idéaux pour ce type de photographie. Il raconte aussi ses déconvenues, comme une batterie de drone à plat qui l’empêche de réaliser les plans aériens qu’il espérait.
La suite de l’aventure est marquée par plusieurs tentatives infructueuses. D’abord un manoir dont l’accès est incertain, menant à une discussion amusante avec les propriétaires qui se trouvent être les gérants d’un magasin voisin. Puis, la recherche d’un lieu sur une île qui s’avère inaccessible, entre informations contradictoires des habitants et absence d’embarcadère. Ces péripéties illustrent bien les imprévus et les défis de la pratique de l’urbex.
La redécouverte de l’hyperfocale
Au cours de cette journée, une discussion avec Paul Mougeot, adepte de la photographie argentique, amène l’animateur à se replonger dans une technique qu’il connaissait mais utilisait peu : l’hyperfocale. Paul lui explique comment il parvient à obtenir des photos toujours nettes sans autofocus, un défi courant en argentique. Le principe de l’hyperfocale repose sur l’utilisation des indications de distance et de profondeur de champ présentes sur les objectifs manuels. En réglant son objectif sur une distance donnée (par exemple, 3 mètres) et en choisissant une ouverture de diaphragme moyenne (comme f/8), le photographe s’assure une zone de netteté étendue, par exemple de 1,5 à 5 mètres.
Cette méthode est particulièrement efficace pour la photographie de rue, où les sujets sont souvent à une distance prévisible. L’animateur conclut sur l’efficacité de cette technique, qui, selon son ami, est « un coup à détester l’autofocus » tant elle est fiable. Il envisage d’ailleurs de réaliser une vidéo pour expliquer plus en détail ce concept qui pourrait, selon lui, « sauver la vie de pas mal de gens », même à l’ère du numérique.
Pour aller plus loin
Les références de l’épisode
- Personnes : Thomas Francis, Paul Mougeot
- Lieux : Trocadéro, Passy, Bir-Hakeim (Paris), Île-de-France
- Technique : Hyperfocale
- Matériel : Appareil photo argentique, drone
Au fil de l’épisode
- Début de journée avec un shooting photo dans Paris, près de la Tour Eiffel.
- Départ pour une session d’urbex en Île-de-France avec deux amis.
- Exploration d’un immense sanatorium abandonné et recherche des jeux de lumière.
- La frustration de ne pas pouvoir utiliser son drone par manque de batterie.
- Tentative avortée de visiter un manoir et anecdote amusante avec les propriétaires.
- La quête d’un autre lieu sur une île, rendue impossible par des informations contradictoires.
- Discussion avec son ami Paul sur la photographie argentique et la mise au point manuelle.
- Explication détaillée du concept de l’hyperfocale et de la profondeur de champ.
- L’application de l’hyperfocale à la photographie de rue pour des clichés toujours nets.
- Réflexions sur l’influence du nombre d’abonnés sur les réseaux sociaux et les opportunités professionnelles.
FAQ
Qu’est-ce que l’urbex ?
L’urbex, ou exploration urbaine, est une pratique qui consiste à visiter des lieux construits et abandonnés par l’homme. Dans cet épisode, l’animateur et ses amis explorent un ancien sanatorium, cherchant à capturer l’atmosphère du lieu à travers la photographie. Cette activité demande de la préparation et comporte des imprévus, comme la recherche d’accès ou la rencontre avec des propriétaires.
Qu’est-ce que la technique de l’hyperfocale en photographie ?
L’hyperfocale est une technique de mise au point manuelle. Elle consiste à régler son objectif sur une distance précise et à utiliser l’ouverture du diaphragme pour étendre la zone de netteté (profondeur de champ) devant et derrière ce point. Par exemple, en se réglant à 3 mètres avec une ouverture à f/8, un photographe peut obtenir une image nette de 1,5 à 5 mètres, sans avoir à refaire la mise au point.
Pourquoi l’hyperfocale est-elle utile en photographie argentique ?
En photographie argentique, de nombreux appareils ne disposent pas d’autofocus. La mise au point manuelle peut être lente et entraîner des photos floues, surtout dans des situations rapides comme la photo de rue. L’hyperfocale permet de prérégler sa zone de netteté et de se concentrer uniquement sur le cadrage et le déclenchement, assurant ainsi une grande fiabilité et réactivité.
Quels lieux l’animateur a-t-il visités dans cet épisode ?
L’animateur commence sa journée par un shooting photo à Paris, dans les quartiers de Trocadéro, Passy et Bir-Hakeim. Il part ensuite en Île-de-France pour une session d’urbex, où il explore un grand sanatorium abandonné. Il raconte également ses tentatives infructueuses pour accéder à un manoir et à un lieu abandonné situé sur une île.
