Pellicules, techno et tables de cuisine
L’épisode s’ouvre sur le traditionnel tour de table des activités photographiques de chacun. Si Maxime Sorriol prépare surtout ses projets pour l’été, Christian Jarry, lui, a enfin fait développer des pellicules argentiques qui attendaient depuis deux ans. L’occasion d’évoquer le coût et la relative difficulté de faire développer des films aujourd’hui. De son côté, Stéphane Vaillancourt partage son expérience d’un shooting lors d’une soirée techno, expliquant les défis techniques posés par la très faible luminosité et le contre-jour constant, qui l’ont poussé à travailler majoritairement en mise au point manuelle.
Cette discussion débouche sur des conseils pratiques pour la photographie de produits, soulignant l’apport créatif d’un objectif macro pour varier les angles et capturer des détails uniques.
Le printemps des objectifs
La section actualités est particulièrement riche, à commencer par un détour par New York et le nouveau monument « The Vessel » à Hudson Yards, déjà devenu un lieu incontournable pour les photographes sur Instagram. L’essentiel de l’actualité concerne cependant le matériel, avec une vague d’annonces d’objectifs qualifiée de « collection printanière ». Samyang, Voightlander et Zenitar dévoilent de nouvelles optiques très lumineuses, souvent destinées à la monture E de Sony, comme le Samyang 85 mm f/1.4 autofocus.
Les animateurs abordent également la stratégie de Fujifilm, qui continue de privilégier le format de capteur APS-C face à la tendance du plein format. Selon un responsable de la marque, le marché des appareils hybrides est en pleine croissance et devrait dépasser les 50 % des ventes totales en 2019, validant leur approche.
La photo qui calcule
Le dossier principal de l’épisode est consacré à la photographie de calcul (ou *computational photography*), un sujet introduit par Éric Martel. Il explique qu’il s’agit de l’ensemble des traitements logiciels effectués par le processeur d’un appareil juste après la prise de vue pour améliorer l’image finale. C’est cette technologie qui permet aux smartphones, comme le Google Pixel, de produire des effets de flou d’arrière-plan (mode portrait) sans nécessiter de grande ouverture optique. Les racines de ce concept remontent aux années 50 avec les travaux de Charles Wyckoff sur la superposition d’images d’explosions nucléaires.
L’arrivée du HDR sur l’iPhone 4 a été une étape clé de sa démocratisation. Aujourd’hui, des processeurs comme le Snapdragon de Qualcomm intègrent des fonctions dédiées à l’IA pour identifier des objets, calculer la profondeur de champ en temps réel et même stabiliser la vidéo. La question se pose alors : pourquoi les fabricants d’appareils photo traditionnels semblent-ils si en retard sur ce terrain ?
Les références de l’épisode
- Personnes : Charles Wyckoff, Steve Mann, Laurent Billot, Quentin Pardilos.
- Marques et entreprises : Samyang, Voightlander, Zenitar, Sony, Fujifilm, Canon, Nikon, HTC, Huawei, Apple, Google, Qualcomm, Samsung, LG, OnePlus, Tamron, Laowa, Jean Coutu, Best Buy, Geekbécois.
- Lieux et événements : Hudson Yards (New York), High Line (New York), Pointe-Saint-Charles, Gryffintown, Westmont, explosion nucléaire Ivy Mike (1952).
- Produits et œuvres : Life Magazine, Google Pixel 2 et 3, iPhone 4 et 7 Plus, iPad, HTC One M8, Huawei P9, Galaxy S10, Sony Xperia 1, LG G8 ThinQ, processeur Snapdragon 855, appareils Fuji X-T30, X-H1 et X-T3, appareils Sony A6400 et A7, Sony RX100, objectif macro Laowa 24 mm, Fitbit Blaze, Gundam, Goldorak.
- Logiciels et plateformes : Snapseed, Lightroom, Darkroom, Flickr, Instagram.
- Concepts : Gunpla (Gundam Play).
Au fil de l’épisode
- [00:51] — Photo récente : Maxime n’a pas fait de photo mais prépare ses projets pour l’été ; Christian a fait développer ses photos sur pellicule d’il y a deux ans.
- Le traitement des photos sur iPad et la découverte de l’application Darkroom.
- Le coût et la logistique pour faire développer des pellicules argentiques aujourd’hui.
- Récit du shooting de Stéphane dans une soirée techno et les défis de la basse lumière.
- Conseils pour la photographie de produits : l’intérêt d’un objectif macro et l’expérimentation avec les textures.
- Clin d’œil au compte Instagram « Gundam Fascination » de Laurent Billot.
- Le « Vessel » à Hudson Yards (New York), nouvelle structure prisée des photographes sur Instagram.
- Annonce du nouvel objectif Samyang 85 mm f/1.4 autofocus pour monture Sony E.
- La « collection printanière » d’objectifs annoncés par Samyang, Voightlander et Zenitar.
- Analyse de la stratégie de Fujifilm qui reste fidèle aux capteurs APS-C face à la généralisation du plein format.
- Le marché des appareils photo hybrides devrait dépasser les 50 % des ventes en 2019.
- Conseil pour les utilisateurs d’appareils Sony APS-C : privilégier les objectifs plein capteur pour une transition future.
- Introduction au dossier principal : la photographie de calcul (*computational photography*).
- Les origines du concept avec les travaux de Charles Wyckoff et les photos de l’explosion nucléaire Ivy Mike.
- L’arrivée du mode HDR sur l’iPhone 4 comme moment charnière.
- Le rôle des doubles capteurs et des processeurs puissants comme le Qualcomm Snapdragon.
- Débat : pourquoi les fabricants d’appareils photo traditionnels sont-ils à la traîne dans ce domaine ?
- Suggestion de la semaine : le compte Instagram de la mannequin Paris Vérard.
- Suggestion de la semaine : le photographe aquatique Jordan Robbins et son style « Over Under ».
- L’anecdote du plongeur qui s’est fait happer par une baleine.
- Découverte de l’objectif macro Laowa 24 mm et de ses possibilités créatives.
FAQ
Qu’est-ce que la photographie de calcul ?
La photographie de calcul, ou *computational photography*, est une technique où le processeur d’un appareil utilise des algorithmes pour analyser les données du capteur (luminosité, profondeur) et améliorer une photo après la prise de vue. C’est ce qui permet à des smartphones comme le Google Pixel de créer des effets complexes, tel le flou d’arrière-plan du mode portrait, en se basant sur le logiciel plutôt que sur la seule performance de l’optique.
Pourquoi les smartphones sont-ils si avancés en photographie de calcul ?
Les géants de la tech comme Google ou Qualcomm investissent massivement dans les processeurs (tel le Snapdragon) et les algorithmes d’intelligence artificielle. Leur expertise réside dans le traitement logiciel de l’image. À l’inverse, les fabricants d’appareils photo traditionnels concentrent leurs efforts sur la qualité des capteurs et des objectifs, et intègrent des processeurs généralement moins puissants et moins spécialisés dans ces calculs.
Quels sont les appareils et objectifs photo mentionnés dans l’épisode ?
L’épisode couvre plusieurs nouveautés matérielles, notamment pour la monture Sony E. Sont cités les objectifs Samyang 85 mm f/1.4, Voightlander Nocton 50 mm f/1.2, et Zenitar 50 mm f/0.95. Il est aussi question des appareils Fujifilm (X-T30, X-T3), de la stratégie de la marque face au plein format, et du très particulier objectif macro Laowa 24 mm, qui ressemble à une sonde.
Comment améliorer ses photos de produits ?
Selon les animateurs, un objectif macro peut grandement améliorer la photographie de produits. Il permet de se rapprocher fortement du sujet pour en capturer les détails et créer des angles de vue plus dynamiques. Ils conseillent aussi d’expérimenter avec différentes textures en arrière-plan, comme une table en bois, pour donner plus de caractère aux images et éviter la monotonie d’un fond uni.
Qui sont les animateurs du podcast Objectif Numérique ?
Le podcast est animé par Stéphane Vaillancourt, accompagné de Christian Jarry et Maxime Sorriol. Dans cet épisode, ils reçoivent également Éric Martel du podcast Geekbécois. Ensemble, ils partagent leurs expériences personnelles, analysent l’actualité du matériel photographique et explorent en profondeur des sujets techniques comme la photographie de calcul.
