Le jeu pour repousser les limites
Pour célébrer les vingt ans de PHotoEspana, Claude Bussac a choisi de faire confiance à l’artiste Cristina de Middel. C’est cette dernière qui a proposé la thématique du jeu, une idée immédiatement adoptée par la directrice du festival. Loin d’être un choix anodin, il s’agissait d’une manière de pousser les limites du médium photographique, d’explorer de nouvelles voies et d’apporter une touche de légèreté bienvenue à l’événement. « Je trouvais que cette légèreté, sachant qu’avec Christina j’étais garantie de la profondeur, il n’y a pas eu discussion », explique Claude Bussac.
Cette approche a permis de déployer les expérimentations actuelles de la photographie dans un esprit de célébration et d’ouverture.
Une vision mondiale et engagée
Au-delà de cette thématique centrale, Claude Bussac détaille plusieurs projets phares qui incarnent sa vision pour PHotoEspana. Elle raconte comment elle a initié la collaboration avec la Revue Noire pour une exposition sur les photographes anonymes de Saint-Louis, au Sénégal, en lien avec une résidence d’artistes montée par la fondation Ancar Iac. À l’inverse, c’est l’archiviste José María Lafuente qui est venu proposer au festival un véritable scoop : la première présentation de deux collections russes inédites. Ces projets illustrent l’ambition de la directrice de positionner le festival comme un acteur incontournable, capable de créer l’événement.
Après avoir surmonté les années de crise, Claude Bussac voit l’avenir de PHotoEspana avec optimisme. Le festival est devenu une institution active toute l’année, soutenant l’émergence à travers les Masters à Alcobandas et développant une vision « vraiment mondiale, et pas simplement euro-centriste », ouverte aux scènes africaine, arabe et latino-américaine.
Les références de l’épisode
- PHotoEspana
- Cristina de Middel
- Revue Noire
- Fondation Ancar Iac
- Jean-Louis Pivin
- Pascal de la Revue Noire
- José María Lafuente
- Musée Reina Sofía
- Commission européenne
- Masters à Alcobandas
- Casa Arabe
Au fil de l’épisode
- Le choix de Cristina de Middel et la thématique du jeu pour les 20 ans de PHotoEspana.
- La collaboration avec la Revue Noire pour l’exposition sur les anonymes du Sénégal.
- Le rôle de la fondation Ancar Iac dans la création d’une résidence d’artistes à Saint-Louis.
- La présentation en exclusivité de deux collections russes par l’archiviste José María Lafuente.
- L’avenir du festival après la crise économique et sa transformation en institution active à l’année.
- Le rôle de PHotoEspana comme médiateur culturel et plateforme pour les jeunes photographes.
- L’importance du soutien à l’émergence, notamment via les Masters à Alcobandas.
- L’ambition de développer une vision mondiale de la photographie, au-delà d’un regard euro-centré.
FAQ
Qui est Claude Bussac ?
Claude Bussac est la directrice de PHotoEspana, le festival international de photographie et d’arts visuels de Madrid. Dans cet épisode, elle partage sa vision pour l’événement, ses choix de programmation et ses ambitions pour l’avenir, notamment en matière d’ouverture internationale et de soutien aux jeunes talents.
Quel était le thème de la 20e édition de PHotoEspana ?
Le thème de la 20e édition de PHotoEspana était le jeu. Cette thématique a été proposée par l’artiste Cristina de Middel, invitée par Claude Bussac. L’objectif était d’apporter une forme de légèreté pour cet anniversaire, tout en garantissant une réflexion de fond sur les limites et les expérimentations du médium photographique.
Comment PHotoEspana soutient-il les jeunes photographes ?
Selon Claude Bussac, le festival a un rôle de plateforme pour la scène émergente. Il met à profit ses réseaux professionnels pour accompagner les jeunes artistes. L’épisode mentionne notamment les Masters à Alcobandas comme un exemple concret de ce soutien à la nouvelle génération de photographes.
Quelle est la vision de Claude Bussac pour l’avenir du festival ?
Claude Bussac souhaite que PHotoEspana adopte une vision de la photographie qui soit véritablement mondiale et non plus seulement euro-centrée. Elle insiste sur l’importance d’inclure des photographes africains, arabes et latino-américains dans la programmation. Elle veut aussi que le festival agisse comme un médiateur, capable de croiser les regards et de mélanger les publics.
