Une quête de cohérence
Violaine se définit comme une personne en quête de cohérence, qui cherche à appliquer ses idées dans la vie de tous les jours. Confrontée très tôt à un mal-être face aux incohérences du monde, elle a compris qu’elles étaient d’abord le reflet de ses propres contradictions. Sa première prise de conscience a eu lieu à 18 ans, lorsqu’elle a décidé de devenir végétarienne par amour pour les animaux. Ce fut le point de départ d’un long cheminement personnel, qui l’a notamment menée à quitter le domaine de la santé pour se concentrer sur son propre bien-être avant de vouloir s’occuper des autres.
Ce parcours l’a conduite à s’intéresser à la simplicité volontaire, un concept qu’elle explore depuis le début des années 2000 pour contrer le sentiment d’être envahie par l’extérieur.
Vivre avec moins
Pour Violaine, la simplicité volontaire consiste à faire moins pour obtenir plus de confort et de bien-être. Elle l’explique à son fils Florian : travailler moins, c’est avoir moins d’argent, mais plus de temps pour soi, pour cuisiner ou se promener. Cette démarche s’est construite sur deux axes principaux : éliminer les objets superflus, dont elle se sentait l’esclave, et réduire son temps de travail. En conséquence, elle a appris à vivre avec un budget très limité, estimant ses besoins à environ 400 euros par mois, hors aides au logement. Pour y parvenir, elle a fait des choix radicaux, comme celui de vivre sans être raccordée au réseau électrique, s’éclairant à la bougie ou avec des lampes solaires.
Une grande partie de ses besoins, notamment alimentaires, est couverte par des systèmes d’échange, du troc avec des maraîchers locaux ou de la cueillette de plantes sauvages, limitant ainsi sa dépendance à l’argent.
L’économie du don
Violaine souhaite désormais aller plus loin que le simple troc en expérimentant ce qu’elle appelle « l’économie du don ». Le principe est de donner et de recevoir sans compter, en faisant confiance à l’harmonie globale des échanges. Elle a constaté que le fait de ne plus évaluer la valeur de chaque service rendu crée des relations plus belles et plus justes, libérées de la pression du système monétaire. Cette philosophie s’ancre dans une réflexion plus large sur ce qu’elle nomme « l’esclavage » moderne : derrière chaque objet bon marché ou chaque confort, se cache un coût humain ou écologique payé par d’autres.
« Pour tout confort qu’on a, il y a un esclavage », explique-t-elle, affirmant sa volonté de ne rendre personne esclave de ses besoins, ni de l’être elle-même.
Pour aller plus loin
- Le compte Instagram d’Alexandre Sattler
- La page Facebook d’Alexandre Sattler
- Le site officiel d’Alexandre Sattler
- Le site de Kaizen Magazine
Les références de l’épisode
- Florian, fils de Violaine
- Dominique Loro, autrice mentionnée sur le thème de la simplicité
- Kaizen Magazine
Au fil de l’épisode
- Florian, le fils de Violaine, décrit le salon familial.
- La quête de cohérence de Violaine, ou comment aligner ses idées et ses actes.
- Le premier pas à 18 ans : le choix de l’alimentation végétarienne.
- Son ancien parcours dans le domaine de la santé.
- La définition de la simplicité volontaire : travailler moins pour vivre mieux.
- Les deux piliers de sa démarche : posséder moins d’objets et réduire son temps de travail.
- Le rapport à l’argent : un simple moyen d’échange, non une fin en soi.
- Son budget mensuel : comment vivre avec environ 400 euros par mois.
- Le choix de se déconnecter du réseau électrique pour des raisons financières et d’autonomie.
- L’importance des échanges et du réseau local pour subvenir à ses besoins.
- L’expérimentation de l’économie du don : donner et recevoir sans compter.
- La réflexion sur l’« esclavage » caché derrière les objets de consommation.
- Un conseil pratique pour moins dépenser : la technique des 30 jours avant un achat.
- La citation finale : « Je ne suis pas assez riche pour acheter bon marché. »
FAQ
Qui est Violaine ?
Violaine est une femme qui a fait le choix de la simplicité volontaire et de la sobriété. Elle se décrit comme quelqu’un en quête de cohérence, cherchant à matérialiser ses idées dans son quotidien. Mère d’un garçon nommé Florian, elle consacre son temps à expérimenter des manières de vivre avec moins d’argent, en développant notamment l’autonomie et une économie basée sur le don et l’échange plutôt que sur la monnaie.
Qu’est-ce que la simplicité volontaire selon Violaine ?
Pour Violaine, la simplicité volontaire est une démarche qui consiste à réduire volontairement ses possessions et son temps de travail pour gagner en qualité de vie. L’objectif est d’avoir plus de temps libre, plus de liberté et plus de bien-être, par exemple pour passer du temps avec ses proches ou cuisiner. C’est un choix conscient d’aller vers le « moins » matériel pour obtenir un « plus » en termes de confort de vie.
Comment Violaine vit-elle avec peu d’argent ?
Violaine a organisé sa vie pour dépendre le moins possible de l’argent, estimant ses besoins à environ 400 euros par mois. Elle est locataire mais a choisi de ne pas être raccordée au réseau électrique. Pour ses besoins alimentaires et autres, elle privilégie les échanges de services, le troc avec des producteurs locaux et la récupération. Cette organisation lui permet de travailler très peu et de consacrer son temps à ce qui lui semble essentiel.
Qu’est-ce que l’économie du don pour Violaine ?
L’économie du don est un concept que Violaine expérimente pour aller au-delà du simple troc. Il s’agit de rendre service et d’échanger sans compter ni chercher une équivalence immédiate. Elle part du principe que les choses s’équilibrent naturellement et que l’on reçoit ce dont on a besoin de la part des personnes qui peuvent le donner. C’est une manière de créer des relations humaines plus belles, libérées de la pression du système monétaire.
Quel conseil donne Violaine pour commencer à moins dépenser ?
Violaine suggère une technique simple pour contrer les achats impulsifs : la règle des 30 jours. Lorsqu’on a une forte envie d’acheter un objet, il faut noter cette envie sur une liste et attendre 30 jours avant de passer à l’acte. Selon elle, après ce délai, on réalise souvent que le besoin n’était pas réel et on ne comprend même plus pourquoi on désirait tant cet objet. Cela permet de reprendre le contrôle sur ses pulsions d’achat.
