Un rêve de gosse
Yann Quenet raconte comment son rêve de tour du monde, né dans l’enfance, a pris la forme d’une aventure maritime à l’adolescence. Breton d’origine mais sans tradition familiale de marins, il découvre la voile et les récits de grands navigateurs dans la bibliothèque de son internat. C’est une révélation : il voyagera en bateau. Loin des standards actuels, il conçoit un projet à son image, simple et authentique. Son voilier, Baluchon, sera une « capsule spatiale » de quatre mètres, construite de ses propres mains avec un budget de 4000 euros, sans chercher ni la vitesse, ni le confort, ni l’approbation des autres.
« C’est un bateau qui est fait pour moi et c’est un bateau qui est… moi je me considère pas comme quelqu’un de sérieux, donc c’est pas un bateau sérieux. »
La vie en mer
Pour réaliser son rêve, Yann Quenet n’hésite pas à démissionner d’un poste de fonctionnaire, un acte qui lui demande plus de courage que d’affronter les tempêtes. Il apprend la navigation en parfait autodidacte et prend le large pour un périple de trois ans. Il décrit son quotidien à bord, rythmé par les éléments. La gestion de l’eau et des vivres est primordiale, son régime se composant essentiellement de nouilles chinoises et de sardines. Sans moyens de communication modernes, il vit une solitude choisie et heureuse, partagée entre la contemplation, la lecture et la rêverie. Il navigue au gré des alizés, ces vents porteurs qui le guident à travers l’Atlantique, le Pacifique et l’océan Indien.
Son voyage est aussi marqué par la pandémie de Covid-19, qui le contraint à un confinement de 14 jours aux Marquises après 44 jours de mer, puis à une traversée de 77 jours sans escale entre la Nouvelle-Calédonie et La Réunion.
Le partage inattendu
Alors qu’il avait entrepris ce voyage pour fuir le monde, Yann Quenet se retrouve au cœur d’un engouement médiatique inattendu. Son histoire suscite la sympathie et facilite ses démarches administratives aux quatre coins du globe. Contacté par la maison d’édition Le Cherche-Midi, il écrit un livre sur son aventure. Plus tard, une équipe de tournage lui propose de réaliser un documentaire, malgré le peu d’images qu’il a rapportées. De retour à terre, il prépare déjà son prochain départ, toujours à bord d’un Baluchon amélioré, pour un nouveau tour du monde qui le mènera cette fois jusqu’au Canada.
Sa philosophie est simple et inspirante : « Si vous avez un projet, un rêve, surtout il ne faut pas attendre, il faut le faire immédiatement. […] Les rêves sont plus importants que tout. »
Pour aller plus loin
Les références de l’épisode
- Baluchon, le voilier de Yann Quenet
- Le Cherche-Midi, maison d’édition
- Jack London, auteur cité en référence
- Le film « Into the Wild »
- Lieux mentionnés : Bretagne, îles Canaries, Antilles, Canal de Panama, Polynésie, îles Marquises, Nouvelle-Calédonie, La Réunion, Afrique du Sud, Brésil, Canada, fleuve Saint-Laurent
Au fil de l’épisode
- L’origine de son rêve d’enfant : faire le tour du monde, par n’importe quel moyen.
- La découverte de la navigation et des récits de marins à l’adolescence.
- La conception de Baluchon, un bateau de 4 mètres auto-construit pour 4000 euros.
- Sa philosophie de la simplicité, à contre-courant des voiliers modernes.
- La discrétion adoptée face au scepticisme de son entourage.
- Naviguer sans homologation officielle, en se tenant à l’écart des réglementations complexes.
- La plus grande peur : démissionner de son poste de fonctionnaire pour larguer les amarres.
- Son apprentissage de la voile en autodidacte.
- La préparation des traversées : la gestion cruciale de l’eau et des provisions.
- Naviguer sans moteur, en suivant les vents dominants comme les alizés.
- Les défis psychologiques de la solitude et des tempêtes en haute mer.
- Un équipement technique minimaliste : un simple smartphone avec une puce GPS.
- Comment occuper ses journées en mer : contemplation, lecture, musique et rêverie.
- Un régime alimentaire ascétique à base de sardines et de nouilles chinoises.
- Le récit de son itinéraire de trois ans autour du monde.
- L’impact de la pandémie de Covid-19, qui l’a bloqué en Nouvelle-Calédonie.
- La traversée de 77 jours d’une traite entre la Nouvelle-Calédonie et l’île de la Réunion.
- L’anecdote du confinement imposé aux Marquises après 44 jours seul en mer.
- L’accueil chaleureux et la médiatisation inattendue de son projet.
- Le passage du canal de Panama par la route, son bateau sur une remorque.
- Ses moments les plus forts, comme l’arrivée aux îles Marquises.
- Sa réflexion sur le bonheur solitaire.
- Comment les projets de livre et de documentaire sont venus à lui.
- Son nouveau projet : un second tour du monde en passant par le Canada.
- Son conseil : ne pas attendre pour réaliser ses rêves.
FAQ
Qui est Yann Quenet ?
Yann Quenet est un navigateur et aventurier breton, connu pour avoir réalisé un tour du monde en solitaire sur un voilier de quatre mètres qu’il a lui-même construit. Ancien fonctionnaire, il a tout quitté pour vivre son rêve d’enfant. Autodidacte et adepte de la simplicité, il a navigué pendant plus de trois ans avec un budget très limité, à contre-courant des standards de la navigation moderne.
Qu’est-ce que Baluchon, le bateau de Yann Quenet ?
Baluchon est le nom du voilier avec lequel Yann Quenet a fait son tour du monde. C’est une embarcation de seulement quatre mètres de long, qu’il a conçue et construite lui-même pour un budget initial de 4000 euros. Très simple et sans moteur, ce bateau n’est pas homologué pour la haute mer. Yann Quenet le décrit comme une sorte de « capsule spatiale », minimaliste et parfaitement adaptée à sa philosophie du voyage.
Combien de temps a duré le tour du monde de Yann Quenet ?
Le tour du monde de Yann Quenet à bord de Baluchon a duré un peu plus de trois ans. Parti de Bretagne, il a suivi la route des alizés, traversant l’océan Atlantique, le Pacifique via le canal de Panama, puis l’océan Indien. Son périple l’a mené dans des lieux comme la Polynésie, la Nouvelle-Calédonie, l’Afrique du Sud et le Brésil avant de revenir à son point de départ.
Comment Yann Quenet a-t-il vécu la solitude en mer ?
Yann Quenet explique qu’il est d’une nature solitaire et contemplative, et qu’il s’est toujours senti bien en mer, loin de la pression sociale. Pour lui, la solitude n’a pas été un poids mais une condition choisie et appréciée. Il occupait ses journées et ses nuits par la lecture, l’écoute de musique, la rêverie et les manœuvres du bateau, trouvant un profond sentiment de liberté dans cette vie simple et connectée aux éléments.
Quel a été l’impact de la pandémie de Covid-19 sur son voyage ?
La pandémie a eu un impact notable sur son voyage. Arrivé aux îles Marquises après 44 jours de mer, il a été contraint de s’isoler 14 jours de plus à bord de son bateau. Plus tard, la fermeture des frontières l’a bloqué plusieurs mois en Nouvelle-Calédonie, l’empêchant de faire escale en Australie. Cette situation l’a conduit à entreprendre une traversée de 77 jours sans escale pour rejoindre l’île de la Réunion.
