La quête d’une vie digne d’être vécue
Jeune professeure de français, latin et grec, Bagha est très tôt « consternée, scandalisée, horrifiée par l’état du monde ». Elle ne comprend pas la dissonance entre la présence divine qu’elle ressent en toute chose et la misère humaine qu’elle observe. Les réponses des religions ne la satisfont pas, et une question s’impose à elle : « Qu’est-ce qui pour toi rendrait la vie digne d’être vécue ? » La réponse jaillit de son être intérieur : « Si tout en réalité est basé sur l’amour et sur la joie, alors la vie vaudra la peine d’être vécue. » Peu après, un livre lui est apporté : « La vie divine » de Sri Aurobindo. La lecture des premières lignes provoque une illumination, une vision d’un « puzzle cosmique géant » qui se met en place et lui révèle le futur de la Terre.
Cette révélation est un tournant. Elle se plonge dans l’œuvre de Sri Aurobindo et découvre l’existence de sa collaboratrice, la Mère, ainsi que le projet d’Auroville.
L’aventure collective d’Auroville
Pour Bagha, l’aventure du yoga intégral peut se vivre individuellement n’importe où, mais Auroville représente une expérience collective unique. Déçue par la société française, y compris dans le contexte post-mai 68 qu’elle a pourtant vécu comme un moment merveilleux, elle est attirée par ce lieu « créé spécialement pour essayer de s’y prendre d’une autre manière ». Six mois après sa découverte des écrits de Sri Aurobindo, en août 1972, elle débarque à Auroville, le jour même du centenaire de la naissance du philosophe. Elle y découvre une spiritualité non pas d’évasion, mais de transformation de la matière, visant à faire descendre le divin sur la Terre. Selon elle, l’humanité est à l’aube d’un nouveau palier d’évolution, au-delà du mental qui divise, vers une conscience plus vaste et unifiée, accessible à tous.
« Il y a en même temps un monde nouveau qui est en train de naître, de grandir, de se développer. Et vous savez l’évolution ? Qui est-ce qui peut arrêter ça ? »
Les références de l’épisode
- Personnes : Sri Aurobindo, la Mère.
- Lieux : Auroville (Inde), Tamil Nadu (Inde), Sorbonne (Paris), Quartier Latin (Paris).
- Œuvres : « La vie divine » (livre de Sri Aurobindo).
- Concepts : Yoga intégral, Flower Power.
- Groupes : The Beatles.
- Événements : Mai 68.
Au fil de l’épisode
- Le sentiment de consternation d’une jeune professeure face à l’état du monde.
- La quête de sens et la question fondamentale : qu’est-ce qui rend la vie digne d’être vécue ?
- La découverte du livre « La vie divine » de Sri Aurobindo et l’illumination qui s’ensuit.
- La vision d’un « puzzle cosmique » révélant le futur de la Terre.
- La rencontre avec la figure de la Mère et le projet d’Auroville.
- Le choix de rejoindre une expérience collective plutôt qu’une quête individuelle.
- L’influence du climat de mai 68 sur son désir de changement.
- L’arrivée à Auroville en août 1972, pour le centenaire de Sri Aurobindo.
- La distinction entre une spiritualité d’évasion et une spiritualité de transformation de la matière.
- L’idée que l’humanité passe à un nouveau stade d’évolution, au-delà du mental.
- L’activation d’une « nouvelle énergie évolutive » qui rend cette transformation accessible à tous.
- La peur comme principal obstacle coupant l’être humain de sa vérité intérieure.
- La vision d’un futur où l’être humain retrouve sa nature simple, joyeuse et fraternelle.
- L’éveil de la conscience jusque dans les cellules du corps.
- Un message d’espoir sur la naissance d’un monde nouveau, malgré les apparences.
FAQ
Qui est Bagha ?
Bagha est une femme française, ancienne professeure de lettres classiques, qui a quitté la France pour s’installer à Auroville, dans le sud de l’Inde, en 1972. L’épisode retrace sa quête spirituelle, motivée par une profonde insatisfaction face à la société occidentale. Son parcours a été transformé par la lecture des œuvres du philosophe Sri Aurobindo et sa participation à l’expérience collective d’Auroville.
Qu’est-ce qu’Auroville selon cet épisode ?
D’après le témoignage de Bagha, Auroville est une ville internationale fondée en 1968 dans le Tamil Nadu, en Inde. Elle la décrit comme un lieu d’expérimentation collective, conçu pour permettre un travail de prise de conscience et de réunion avec son être profond. Le but n’est pas de fuir le monde, mais de participer à l’émergence d’une nouvelle conscience humaine, plus unifiée et fraternelle, sur la Terre.
Pourquoi Bagha a-t-elle quitté la France pour l’Inde ?
Bagha a quitté la France car elle était profondément déçue et consternée par ce qu’elle percevait de la société, de sa misère intérieure et de ses contradictions. En quête d’un sens à la vie que les religions traditionnelles ne lui offraient pas, elle a trouvé une réponse dans la philosophie de Sri Aurobindo. L’existence d’Auroville lui a offert la possibilité de vivre ce changement collectivement, dans un lieu dédié à une autre manière de vivre.
Quelle est la vision de l’évolution humaine partagée par Bagha ?
Bagha explique que l’humanité est en train de franchir un nouveau palier évolutif, au-delà du stade mental qui analyse et divise. Selon elle, une nouvelle énergie, plus vaste et unificatrice, est à l’œuvre sur la Terre, rendant la spiritualité et l’éveil accessibles à tous, et non plus à une élite. Cette évolution mènerait à une humanité plus joyeuse, fraternelle, et consciente de l’unité fondamentale de toute chose.
Qui sont Sri Aurobindo et la Mère ?
Dans cet épisode, Sri Aurobindo est présenté comme un penseur et philosophe indien dont le livre, « La vie divine », a été une révélation pour Bagha. Il est décrit comme celui qui a réorienté la spiritualité indienne vers la transformation du monde. La Mère est présentée comme sa collaboratrice spirituelle, une « pionnière de l’évolution consciente » qui a joué un rôle central dans la fondation et la vision d’Auroville.
