Portrait(s), un festival à visage humain
Fany Dupéchez, directrice artistique du festival Portrait(s), revient sur l’identité de cet événement qui célèbre sa septième édition à Vichy. Sa ligne directrice est claire : continuer à explorer la richesse du portrait photographique en présentant des écritures variées, du documentaire à la fiction, en couleur comme en noir et blanc. L’ambition est de toujours sortir de sa zone de confort pour proposer au public des découvertes, en mêlant photographes à la signature affirmée et talents émergents. Pour elle, c’est un « voyage photographique autour du portrait et de la figure humaine » qui se renouvelle chaque année.
Cette édition est marquée par la résidence d’Ambroise Thesnaz, choisi pour son approche poétique et cinématographique de l’architecture. Son travail fait écho à la candidature de Vichy au patrimoine mondial de l’UNESCO. Loin d’une documentation académique, il a reçu carte blanche pour livrer un portrait silencieux et esthétique de la ville, une vision très bien accueillie par la municipalité. « C’était une des plus belles résidences depuis la création », lui a-t-on confié.
Fany Dupéchez aborde également la réalité économique du festival. Financé à 80 % par la ville de Vichy, l’événement repose sur un budget « extrêmement fragile » et la recherche de partenaires est un enjeu permanent. Si aucune menace directe ne pèse sur le festival grâce au soutien indéfectible de la ville, cette fragilité impose une gestion prudente et une vision claire des priorités pour l’avenir.
L’avenir, justement, ne passe pas forcément par une croissance effrénée. L’essentiel est ailleurs : dans la transmission, notamment via des partenariats avec les écoles, et dans la juste rémunération des photographes. « Ce qui nous anime, c’est de pouvoir transmettre », conclut-elle.
Les références de l’épisode
- Festival Portrait(s) à Vichy
- Ambroise Thesnaz (photographe)
- Candidature de Vichy au patrimoine mondial de l’UNESCO
- Neuflis (partenaire)
- Livre « Villa Mon Plaisir »
Au fil de l’épisode
- La vision du festival Portrait(s) : découverte, exigence et diversité des écritures photographiques.
- La résidence d’Ambroise Thesnaz, un portrait poétique de Vichy en lien avec sa candidature à l’UNESCO.
- La réception de ce travail par la ville, considérée comme l’une des plus belles résidences.
- Le modèle économique du festival : un budget fragile soutenu par la ville mais en recherche de partenaires.
- Les priorités pour l’avenir : la transmission, l’éducation et la juste rémunération des photographes.
FAQ
Qui est Fany Dupéchez ?
Fany Dupéchez est la directrice artistique du festival de photographie Portrait(s) qui se tient à Vichy. Dans cet épisode, elle présente la ligne éditoriale de la 7e édition, axée sur la découverte de nouvelles écritures photographiques autour de la figure humaine. Elle partage également sa vision pour l’avenir du festival, entre défis budgétaires et volonté de transmission.
Qu’est-ce que le festival Portrait(s) à Vichy ?
Portrait(s) est un festival de photographie annuel se déroulant à Vichy, dédié comme son nom l’indique au genre du portrait. Dirigé par Fany Dupéchez, il propose chaque été plusieurs expositions qui explorent les multiples facettes du portrait, qu’il soit documentaire, fictionnel ou plasticien. L’événement met en avant des photographes confirmés et émergents, et inclut une résidence d’artiste.
Pourquoi le photographe Ambroise Thesnaz était-il en résidence à Vichy ?
Ambroise Thesnaz a été invité en résidence pour la 7e édition du festival Portrait(s) pour son regard poétique et cinématographique sur l’architecture. Sa mission était de réaliser un portrait de la ville de Vichy, dans le contexte de la candidature de celle-ci au patrimoine mondial de l’UNESCO. Il a bénéficié d’une carte blanche pour livrer sa vision personnelle de la ville.
Comment le festival Portrait(s) est-il financé ?
Le festival est financé à 80 % par la ville de Vichy, qui soutient le projet depuis ses débuts. Le reste du budget provient de partenaires publics et privés. Fany Dupéchez souligne que le modèle économique est très fragile et que la recherche de nouveaux partenaires est un enjeu constant pour assurer la pérennité et le développement de l’événement.
