La bande dessinée, l’autre regard d’un photographe
Le temps d’une question, Olivier Culmann, photographe et membre du collectif Tendance Floue, révèle l’art qui nourrit le sien en dehors de la photographie : la bande dessinée. Elle fait partie, dit-il, de ses trois passions d’enfance, avec la photographie et le cinéma, ces « trois médiums d’images » qui l’ont accompagné très tôt. Le trait est devenu durable : il confie acheter aujourd’hui « beaucoup plus de bandes dessinées que de livres de photographies ». Ce qu’il y cherche, il le nomme précisément : la mise en abîme, cette manière qu’ont des auteurs comme Joe Sacco ou Guy Delisle d’apparaître eux-mêmes dans leurs récits, « ce qui permet de donner un recul, de montrer ses doutes, de montrer ses erreurs ». Un recul que, selon lui, la photographie — un médium qui « se prend souvent très au sérieux » — n’a pas toujours.
Pour dénicher ces auteurs, pas de recette savante : il va « en librairie tout simplement » et regarde « tout ce qui sort », depuis longtemps.
Olivier Culmann nous recommande…
- Joe Sacco — l’auteur de bande dessinée dont il admire la manière de se mettre en scène dans ses récits pour prendre du recul.
- Guy Delisle — dessinateur qu’il « aime beaucoup », pour cette même mise en abîme où l’auteur montre ses doutes et ses erreurs.
Pour aller plus loin
Les références de l’épisode
- Le collectif Tendance Floue — collectif de photographes dont Olivier Culmann est membre, qui réunit aujourd’hui vingt-cinq photographes et fêtera ses trente-cinq ans en 2026.
- « Vous avez 2 minutes ? » — le podcast quotidien qui pose chaque jour une question courte à un invité, en partenariat avec 9 Lives.
Au fil de l’épisode
- La question du jour : quel autre art nourrit le photographe ?
- Sa réponse : la bande dessinée, l’un de ses trois amours d’enfance avec la photographie et le cinéma.
- Pourquoi il achète aujourd’hui plus de bandes dessinées que de livres de photographie.
- Ce qu’il admire chez Joe Sacco et Guy Delisle : la mise en abîme, l’auteur qui apparaît dans son propre récit.
- Le recul de la bande dessinée, quand la photographie se prend parfois trop au sérieux.
- Comment il déniche ces auteurs : en librairie, en suivant tout ce qui paraît.
- Un mot sur le collectif Tendance Floue, ses vingt-cinq membres et ses trente-cinq ans en 2026.
FAQ
Qui est Olivier Culmann ?
Olivier Culmann est un photographe français, membre du collectif Tendance Floue. Dans cet épisode du podcast « Vous avez 2 minutes ? », il évoque l’art qui nourrit son travail en dehors de la photographie : la bande dessinée.
Quel autre art nourrit le photographe Olivier Culmann ?
La bande dessinée. Olivier Culmann explique qu’elle fait partie de ses passions depuis l’enfance, aux côtés de la photographie et du cinéma, et qu’il en achète aujourd’hui davantage que de livres de photographie.
Quels auteurs de bande dessinée Olivier Culmann apprécie-t-il ?
Il cite Joe Sacco et Guy Delisle. Il aime chez eux la mise en abîme, cette façon de faire apparaître l’auteur dans le récit pour montrer ses doutes, ses erreurs et prendre du recul.
Qu’est-ce que le collectif Tendance Floue ?
Tendance Floue est un collectif de photographes dont Olivier Culmann est membre. Il réunit aujourd’hui vingt-cinq photographes et fêtera ses trente-cinq ans en 2026.
Pourquoi Olivier Culmann apprécie-t-il la mise en abîme en bande dessinée ?
Parce qu’elle permet à l’auteur de se montrer dans son œuvre, d’exposer ses doutes et ses erreurs et de garder une distance. Un recul que, selon lui, la photographie, souvent trop sérieuse, n’a pas toujours.
