Le geste au millième de seconde
Soudeuse aéronautique, Maëva Guibert a reçu le prix Jacqueline Auriol, qui distingue les métiers techniques et de terrain, lors de la première édition du Prix Femmes de l’Aéro et du Spatial organisé par le GIFAS et Le Journal de l’Aviation. Une reconnaissance reçue « avec beaucoup d’émotion », qu’elle n’attendait pas et qui vient valoriser son parcours. Elle décrit un métier de haute précision : d’une main la torche, de l’autre le métal d’apport, une dextérité des deux mains à la fois où, dit-elle, tout « se joue à des millièmes de seconde ». Ce qui la porte, c’est d’abord la passion : « j’aime le toucher de la matière », confie-t-elle, la fierté de former le métal de ses mains puis de voir voler les avions qu’elle a contribué à assembler. Selon la description de l’épisode, elle travaille notamment sur les projets liés à l’avion à hydrogène.
Femme dans un atelier encore très masculin, elle dit vouloir « casser les codes ». À Nantes, elle est la seule soudeuse ; elle observe qu’elles sont un peu plus nombreuses sur le projet de Saint-Nazaire. Lucide sur l’arrivée de la soudure robotique, elle reste convaincue que le savoir-faire manuel ne disparaîtra pas. Son message aux jeunes femmes : oser, puis « partir dans l’aventure ».
Les références de l’épisode
- Prix Femmes de l’Aéro et du Spatial — distinction créée par le GIFAS et Le Journal de l’Aviation, dont c’était la première édition.
- Prix Jacqueline Auriol — catégorie des métiers techniques et de terrain, remportée par Maëva Guibert.
- Airbus Atlantic — entreprise où elle exerce, à Nantes (selon la description de l’épisode).
- Avion à hydrogène — projet sur lequel elle travaille, cité dans la description de l’épisode.
Au fil de l’épisode
- 00:20 — Maëva Guibert, soudeuse aéronautique, lauréate du prix Jacqueline Auriol
- 00:36 — Ce que représente ce prix, à titre personnel et professionnel
- 01:04 — Son parcours, l’envie de casser les codes, et en quoi consiste la soudure de précision
- 01:55 — La passion du métier et le goût de la matière
- 02:24 — Former le métal, la fierté de voir voler les avions, et l’évolution des métiers de terrain
- 03:11 — L’avenir du métier face à la robotisation et la place des femmes soudeuses
- 03:53 — Son message aux jeunes femmes : oser
FAQ
Qui est Maëva Guibert ?
Maëva Guibert est soudeuse aéronautique. Lors de la première édition du Prix Femmes de l’Aéro et du Spatial, organisé par le GIFAS et Le Journal de l’Aviation, elle a reçu le prix Jacqueline Auriol, qui distingue les métiers techniques et de terrain. Selon la description de l’épisode, elle exerce chez Airbus Atlantic, à Nantes.
Qu’est-ce que le prix Jacqueline Auriol ?
Le prix Jacqueline Auriol récompense les métiers techniques et de terrain au sein du Prix Femmes de l’Aéro et du Spatial, la distinction créée par le GIFAS et Le Journal de l’Aviation pour valoriser les femmes de l’industrie aéronautique et spatiale. Maëva Guibert en est la lauréate dans cette catégorie.
En quoi consiste le métier de soudeur en aéronautique ?
La soudure aéronautique est un geste de haute précision. Maëva Guibert explique qu’elle tient d’une main la torche et guide de l’autre le métal d’apport : il faut une réelle dextérité des deux mains en même temps, et tout, dit-elle, se joue à des millièmes de seconde.
La robotisation va-t-elle remplacer les soudeurs en aéronautique ?
Maëva Guibert pense que le métier évoluera vers moins de manipulations manuelles, avec l’essor de la soudure robotique. Elle estime toutefois que le savoir-faire humain ne pourra pas être totalement remplacé : il faudra toujours des personnes pour la technique la plus fine ou pour contrôler les machines robotisées.
Y a-t-il beaucoup de femmes soudeuses dans l’aéronautique ?
Peu, selon Maëva Guibert. Elle indique qu’à Nantes il n’y a pas d’autre soudeuse, et évoque quelques soudeurs sur le projet de Saint-Nazaire, où les femmes seraient un peu plus nombreuses. Elle encourage les jeunes femmes tentées par ces métiers à oser et à se lancer dans l’aventure.
