Un géant au caractère bien trempé
Ali Traoré raconte une enfance marquée par une croissance hors norme. Déjà très grand à l’adolescence, il se sentait en décalage, une situation complexifiée par un style qu’il juge peu avantageux à l’époque. Fils de basketteur, il a pourtant mis du temps à venir à ce sport. Par esprit de contradiction face à une famille entièrement dédiée au basket, il préférait se plonger dans ses autres passions : les jeux vidéo, les mangas et les livres de fantasy. C’est finalement pour faire taire les moqueries sur sa « grande taille inutile » et en découvrant la culture basket, incarnée par des joueurs comme Allen Iverson, qu’il décide de s’y mettre sérieusement.
« En sachant que toute ma famille joue au basket, moi je n’avais pas envie de jouer au basket. »
La persévérance comme moteur
Une fois lancé, Ali Traoré se découvre une passion obsessionnelle pour le basket. Il intègre le centre de formation de l’ASVEL où il s’entraîne sans relâche, jonglant entre trois catégories et jouant parfois trois matchs en un week-end. Pour lui, le facteur clé de la réussite n’est pas le talent pur, mais la persévérance. Il cite l’exemple de joueurs plus doués que Tony Parker qui n’ont pas percé, faute de mental. Sa propre carrière, explique-t-il, n’a pas été un « long fleuve tranquille ». Son caractère impulsif et sans filtre, qu’il relie à un diagnostic tardif de TDAH, lui a souvent compliqué la tâche et a pu le faire paraître ingérable auprès de certains coachs.
Le véritable tournant de sa carrière a lieu lors de son retour à l’ASVEL sous la direction de Vincent Collet, qu’il considère comme son mentor. C’est là qu’il apprend les exigences du très haut niveau, devient champion de France et s’impose comme un joueur majeur sur la scène européenne, ce qui lui ouvrira les portes de l’équipe de France, une immense fierté.
De Monaco au micro
Après des moments difficiles marqués par des blessures et des conflits, son arrivée à l’AS Monaco Basket a été une « bénédiction ». Il y retrouve le plaisir de jouer au sein d’une équipe compétitive et d’un groupe d’amis. Il confie même que s’il n’avait pas signé à Monaco à ce moment-là, sa reconversion dans les médias n’aurait peut-être jamais eu lieu. C’est en effet sur la Côte d’Azur qu’il s’installe avec sa famille et qu’il est repéré pour devenir consultant, d’abord pour Monaco Info, puis pour la plateforme Squeak.
Aujourd’hui pleinement épanoui dans son rôle de commentateur, Ali Traoré voit cette nouvelle étape comme une « carrière par procuration ». Il y retrouve l’adrénaline des matchs et le plaisir de voyager, tout en prenant du recul sur le monde du sport professionnel. Il continue de cultiver ses passions pour la lecture et a même obtenu un Master en entrepreneuriat, preuve de sa curiosité et de sa volonté de ne jamais cesser d’apprendre.
Les références de l’épisode
- Personnes : Geneviève Berti, Allen Iverson, Tony Parker, Vincent Collet, Zvezdan Mitrovitch, Sacha Bordovic, Paul Lacombe, Amara Sy, Nando de Colo.
- Clubs et équipes : ASVEL, AS Monaco Basket (Roca Team), Philadelphia 76ers, Los Angeles Lakers, Le Havre, Limoges, Équipe de France de basket.
- Compétitions : NBA, EuroCup, Euroleague, Pro-A.
- Lieux : Bondy-sous-Bois, Paris, Lyon, Antibes, Côte d’Azur, Athènes.
- Médias et entreprises : Monaco Info, Squeak, EM Dion.
- Œuvres et concepts : Game of Thrones, TDAH.
Au fil de l’épisode
- Sa grande taille dès l’enfance et son rapport à l’école.
- Ses débuts tardifs dans le basket, par esprit de contradiction avec sa famille de basketteurs.
- L’influence de la culture basket et de joueurs comme Allen Iverson sur sa décision de se lancer.
- Son passage en centre de formation à l’ASVEL et l’intensité du travail à cette période.
- La persévérance, plus importante que le talent selon lui pour réussir au plus haut niveau.
- Son caractère « sanguin » et sans filtre, lié à un diagnostic de TDAH.
- Son retour à l’ASVEL avec Vincent Collet, le tournant de sa carrière.
- La fierté de représenter la France en équipe nationale.
- Son arrivée à l’AS Monaco, vécue comme une « bénédiction » après une période difficile.
- Sa reconversion réussie comme commentateur pour Monaco Info et la plateforme Squeak.
- Sa vie de famille sur la Côte d’Azur et les débuts de sa fille au basket.
- Sa passion pour les mangas, la lecture de fantasy et l’obtention de son diplôme d’école de commerce.
FAQ
Qui est Ali Traoré ?
Ali Traoré est un ancien basketteur professionnel français. Pivot international, il a joué dans de nombreux clubs prestigieux en France et en Europe, comme l’ASVEL et l’AS Monaco. Connu pour son talent et son fort caractère, il a remporté le championnat de France. Après sa retraite sportive, il s’est reconverti avec succès en commentateur et consultant pour des médias comme Monaco Info et la plateforme Squeak.
Pourquoi Ali Traoré a-t-il commencé le basket tardivement ?
Issu d’une famille de basketteurs, Ali Traoré a commencé ce sport plus tard que la plupart des professionnels. Adolescent, il était plus attiré par les jeux vidéo, les mangas et les livres de fantasy. Il explique ce retard par un esprit de contradiction : parce que tout son entourage le poussait vers le basket, il a d’abord refusé de suivre cette voie. C’est plus tard, et pour prouver que sa grande taille pouvait être un atout, qu’il s’est finalement lancé.
Quel a été le tournant de sa carrière de basketteur ?
Le tournant de la carrière d’Ali Traoré a été son retour à l’ASVEL sous les ordres de l’entraîneur Vincent Collet. C’est à ce moment qu’il dit avoir véritablement appris les exigences du basket de très haut niveau. Cette période lui a permis de passer un cap, de devenir champion de France, de s’établir comme un joueur dominant en Euroleague et d’intégrer l’équipe de France.
Comment Ali Traoré a-t-il vécu sa reconversion professionnelle ?
Ali Traoré décrit sa reconversion en tant que commentateur sportif comme une expérience idéale. Après avoir craint la routine de l’après-carrière, il a trouvé un équilibre parfait qui lui permet de rester au contact du monde du basket, de voyager et de ressentir une adrénaline similaire à celle des matchs. Il considère cette nouvelle vie comme une « carrière par procuration » et un « après-carrière rêvé ».
