Premières erreurs de délégation
Aline, l’animatrice du podcast, raconte sa propre expérience avec la délégation. Confrontée très tôt à un manque de temps, elle a commencé par déléguer plusieurs tâches à différents spécialistes : une assistante administrative, une spécialiste Pinterest, une rédactrice, une graphiste… Une stratégie qui s’est vite révélée contre-productive. Elle passait plus de temps à coordonner tous ces interlocuteurs et à faire des briefings qu’à exécuter les tâches elle-même. Cette expérience lui a fait comprendre qu’elle n’avait pas besoin de plusieurs experts, mais d’une seule personne polyvalente.
C’est ainsi qu’est née l’idée de trouver un véritable « bras droit », une personne de confiance capable de s’imprégner de son business et de gérer plusieurs aspects avec une vision globale.
Assistante ou copilote ?
L’invitée, Sonia, se présente comme consultante en marketing et copywriting, mais surtout comme « bras droit pour entrepreneurs ». Après une expérience d’infopreneure avec son projet Nomad Life, elle a réalisé qu’elle préférait travailler dans les coulisses plutôt que sur le devant de la scène. Elle explique la nuance importante entre une assistante, souvent cantonnée à des tâches purement opérationnelles, et un bras droit, qu’une de ses collègues appelle aussi « copilote ». Ce rôle implique une dimension beaucoup plus stratégique.
« Ce qui me fait vibrer, c’est d’être dans les coulisses, de faire de la stratégie, de comprendre, de donner du feedback, de faire partie d’un business », confie-t-elle. Un bras droit n’est pas juste une paire de mains supplémentaire, mais un partenaire qui comprend les tenants et les aboutissants de chaque projet.
Le bon moment pour sauter le pas
Quand faut-il déléguer ? Selon Sonia, le signal principal est lorsque l’on passe trop de temps à travailler « dans » son business (délivrer les offres, gérer le quotidien) et plus assez « sur » son business (créer, développer, innover). Bien sûr, la question du budget est centrale. Il s’agit d’un investissement : il faut que le chiffre d’affaires soit suffisamment stable pour prendre ce risque calculé. L’avantage de faire appel à un freelance est la flexibilité : il n’y a pas les contraintes d’un contrat de travail classique.
Aline ajoute qu’il y a toujours une part de risque : « On n’a jamais l’argent de déléguer avant de déléguer ». C’est cet investissement qui permet de libérer du temps pour générer les revenus nécessaires pour le financer, et plus encore.
Trouver la perle rare
Pour trouver la bonne personne, la première étape est de faire un audit précis de ses propres besoins. Lister les tâches à déléguer permet non seulement de clarifier sa demande, mais aussi de réaliser si la délégation est vraiment la solution, ou si une simple réorganisation suffirait. Cette liste constitue la base d’une « fiche de poste » qui aidera à trouver le bon profil. Le feeling et la compatibilité des méthodes de travail sont également essentiels. Il faut s’assurer que le fonctionnement du prestataire correspond à ses propres besoins (disponibilité, réactivité, etc.).
La discussion aborde aussi la question des tarifs. Le modèle le plus courant est un forfait mensuel pour un certain nombre d’heures, ce qui offre de la prévisibilité pour l’entrepreneur comme pour le prestataire. Le coût varie en fonction du niveau d’expertise, allant de l’opérationnel pur à l’accompagnement stratégique.
Faciliter l’intégration
Une fois la bonne personne trouvée, son intégration est une phase clé. Il faut accepter un temps d’adaptation, que Sonia estime entre six et huit semaines, durant lequel la personne ne sera pas immédiatement aussi efficace qu’on le souhaiterait. Pour accélérer ce processus, il est primordial de préparer le terrain : créer des process clairs, enregistrer des tutoriels vidéo pour les tâches récurrentes, et préparer tous les accès nécessaires. Plus le travail est « mâché » en amont, plus le prestataire sera rapidement opérationnel.
Cette période demande aussi un effort de communication. Il faut être prêt à donner des feedbacks constructifs et réguliers pour ajuster le tir. L’entrepreneur doit alors enfiler une nouvelle casquette, celle de manager.
Lâcher prise et contractualiser
Déléguer, c’est aussi apprendre à lâcher prise sur son perfectionnisme. Sonia le rappelle : « la personne ne fera jamais comme toi, elle le fera à sa façon ». Il faut accepter que le résultat soit différent, sans que cela ne mette en péril le business. Pour construire une relation de confiance, surtout au début, les aspects contractuels sont fondamentaux. Un contrat de prestation, un accord de confidentialité et une clause de non-concurrence sont des documents essentiels.
Cette dernière clause est particulièrement importante pour Sonia, qui refuse de travailler pour des clients concurrents. C’est une question d’éthique et d’efficacité, car il serait impossible de développer des stratégies distinctes pour des business similaires.
Pour aller plus loin
- Télécharger la check-list « Se préparer à déléguer »
- Travailler dans vs sur son business
- 6 conseils pour apprendre à déléguer
- Retrouver cet épisode sur le blog TheBBoost
- Recevoir les mails de TheBBoost tous les lundis
Les références de l’épisode
- Personnes : Aline, Sonia, Claire, Joanne, Lucas, Stan Lelou.
- Marques et outils : TheBBoost, ClickUp, WhatsApp, Facebook, Pinterest, Apple Podcast, iTunes.
- Médias et projets : podcast « Je peux pas, j’ai business », projet Nomad Life, BSB Academy, podcast Marketing Mania.
Au fil de l’épisode
- L’erreur d’Aline : déléguer trop de tâches à trop de personnes différentes.
- Le besoin d’un vrai « bras droit » avec une vision globale du business.
- [06:43] — Présentation de Sonia, son parcours d’entrepreneure et son positionnement de bras droit.
- [09:46] — La distinction entre assistante, bras droit et « copilote ».
- [13:55] — Savoir quand c’est le bon moment pour déléguer : budget, charge de travail et besoin de se concentrer sur la stratégie.
- [19:41] — Comment trouver la bonne personne : auditer ses besoins et créer une fiche de poste.
- [27:12] — Forfaits et fonctionnement : comment s’organise la collaboration au quotidien.
- [29:26] — Déléguer à une seule personne ou à plusieurs ? Les avantages d’un généraliste.
- [36:27] — La question du tarif : transparence sur le coût d’un bras droit et les différents niveaux de prix.
- [40:40] — Comment faciliter l’intégration de son assistant(e) dans son business en préparant les process.
- [48:33] — Optimiser et faciliter la communication au quotidien pour une collaboration efficace.
- [53:37] — Apprendre à lâcher prise sur le « perfectionnisme » et les tâches qu’on délègue.
- [56:59] — Les bons documents à avoir pour contractualiser la collaboration : contrat, accord de confidentialité et clause de non-concurrence.
FAQ
Qui est Sonia, l’invitée de cet épisode ?
Sonia est consultante en marketing, copywriting et se positionne comme « bras droit » pour les entrepreneurs, notamment les infopreneurs. Après avoir été elle-même freelance et infopreneure avec son projet Nomad Life, elle a choisi de se spécialiser dans l’accompagnement stratégique et opérationnel en coulisses. Elle est le bras droit d’Aline, l’animatrice du podcast TheBBoost.
Quelle est la différence entre une assistante et un bras droit ?
Selon Sonia, une assistante se concentre principalement sur des tâches opérationnelles. Un « bras droit », ou « copilote », va plus loin : cette personne s’imprègne du business, comprend ses enjeux stratégiques et peut gérer des dossiers de A à Z avec une grande autonomie. Le bras droit apporte une vraie valeur ajoutée en participant à la stratégie, en donnant du feedback et en agissant comme un véritable partenaire.
Quand faut-il commencer à déléguer dans son entreprise ?
Le bon moment arrive lorsque l’on passe plus de temps à travailler « dans » son business (exécuter les tâches, livrer les offres) qu’à travailler « sur » son business (développer, créer, grandir). Il faut que le chiffre d’affaires soit suffisamment stable pour considérer cette dépense comme un investissement. Déléguer permet de libérer du temps et de la charge mentale pour générer plus de croissance.
Combien coûte une assistante freelance pour un entrepreneur ?
Les tarifs varient beaucoup selon le niveau d’expertise. Pour une assistante très opérationnelle, les prix peuvent démarrer autour de 30-35 € de l’heure. Pour un profil de « bras droit » avec une dimension stratégique, comme Sonia, le tarif se situe plutôt autour de 50 € de l’heure. L’épisode mentionne un forfait de 1000 € pour 20 heures par mois.
Comment bien préparer l’arrivée d’une assistante dans son business ?
Pour faciliter l’intégration, il est crucial de préparer le terrain. Cela passe par l’audit de ses propres besoins pour savoir précisément quoi déléguer. Il est très utile de créer des process clairs, voire des tutoriels vidéo, pour expliquer les tâches récurrentes. Préparer tous les accès et mots de passe à l’avance permet aussi de rendre la personne opérationnelle plus rapidement et de réduire le temps d’adaptation.
