De l’Alsace à l’ailleurs
Originaire d’Alsace, Aurélie a toujours eu de nombreux centres d’intérêt, hésitant entre des études de médecine et de langues étrangères. C’est finalement sa curiosité pour les autres cultures qui l’a emporté. Un séjour Erasmus en Espagne pendant ses études a été une première révélation, lui donnant le goût de l’expatriation et de l’indépendance. Après un master en commerce international, elle s’installe en Allemagne où elle travaille pendant huit ans, notamment pour une société d’importation de roses issues du commerce équitable. Progressivement, elle ne trouve plus de sens dans son quotidien professionnel. « Je me reconnaissais plus dans ça et j’avais vraiment besoin de sens dans ce que je faisais », confie-t-elle.
Cette remise en question, combinée à une soif de découvertes nourrie par des voyages en Thaïlande, à l’île Maurice ou à Cuba, la pousse à envisager un changement de vie radical.
Le grand départ pour le Sénégal
La décision de partir pour le Sénégal s’est prise en quelques jours à peine. Bien qu’elle ait aussi envisagé l’Amérique latine, l’Afrique l’attirait et elle connaissait déjà un peu le pays pour y avoir fait un premier voyage. Le fait d’y avoir quelques contacts a joué un rôle de « mini-sécurité » dans son choix de destination. Elle part sans plan précis ni date de retour, animée par une quête de liberté totale. Sur place, elle s’immerge rapidement, cherchant à vivre comme les locaux pour réduire ses frais et surtout, pour s’intégrer. La première étape, essentielle à ses yeux, a été d’apprendre les langues locales, comme le wolof.
« Je pense que cette intégration-là elle passe aussi justement par la langue », explique-t-elle, soulignant que cette démarche d’humilité et de respect lui a ouvert le cœur de ses interlocuteurs et permis de dépasser le simple statut de « toubabe », la femme blanche occidentale.
S’engager et suivre les signes
Loin d’un simple voyage d’agrément, son séjour au Sénégal a été marqué par un engagement concret. Accompagnée d’un ami local, elle a parcouru le pays pour évaluer les besoins d’écoles et de postes de santé, avec l’idée de faciliter une entraide locale. Elle s’est également investie dans la cause des chiens errants en organisant des campagnes de stérilisation, dans la distribution de kits de rentrée scolaire pour les enfants démunis en Casamance, ou encore dans des projets agricoles. Pour Aurélie, le voyage est aussi une affaire de « synchronicités », ces hasards qui n’en sont pas et qui confirment qu’elle est sur la bonne voie. Elle raconte comment, après avoir émis le souhait de revoir une amie perdue de vue depuis huit ans en Allemagne, elle l’a croisée par hasard quelques jours plus tard.
De retour en Europe, elle ne compte pas s’arrêter. Ses projets futurs sont tournés vers la protection animale, avec une mission dans un sanctuaire en Espagne et, peut-être, un départ en Asie pour travailler auprès des éléphants.
Pour aller plus loin
- Le site de l’association Regard’Ailleurs
- Le site du photographe et réalisateur du podcast, Alexandre Sattler
Les références de l’épisode
- Personnes : Alexandre Sattler
- Lieux : Sénégal, Casamance, France, Alsace, Espagne (Grenade, Andalousie), Allemagne, Asie, Thaïlande, Île Maurice, Égypte, Cuba, États-Unis, Amérique latine, Costa Rica, Colombie, Nouvelle-Zélande
- Organisations et concepts : Erasmus, Commerce équitable, Service civique, Volontariat International (VI), Volontariat de Solidarité International (VSI), Permis vacances-travail
- Langues et ethnies : Wolof, Diolas
Au fil de l’épisode
- Présentation d’Aurélie, de retour d’un long séjour en Afrique.
- Ses premières expériences de voyage durant ses études, notamment un séjour Erasmus en Espagne.
- Le choix des études de langues étrangères, motivé par une ouverture sur le monde.
- Son installation en Allemagne après ses études et sa carrière dans le commerce international.
- La perte progressive de sens dans son travail et le besoin de se réaligner avec ses valeurs.
- La quête de cohérence et l’importance de réaliser ses rêves pour ne plus avoir l’impression de travailler.
- Ses premiers voyages hors d’Europe : Thaïlande, Île Maurice, Égypte.
- Sa passion pour la plongée sous-marine et son attachement à la cause animale.
- Un voyage à Cuba, initialement prévu pour trois semaines, qui a duré trois mois.
- Sa définition de la liberté : un sentiment d’épanouissement et d’accomplissement.
- Les différentes possibilités de volontariat à l’étranger pour donner du sens à son voyage.
- L’anecdote de sa demande de visa vacances-travail pour la Nouvelle-Zélande, refusée pour quelques heures.
- La décision soudaine de partir au Sénégal, un pays qu’elle connaissait déjà.
- L’importance d’avoir des contacts sur place pour faciliter l’arrivée.
- Son projet personnel : évaluer les besoins des écoles et postes de santé locaux.
- Le défi d’être une « toubabe » (une femme blanche) et de casser les préjugés.
- L’intégration par l’apprentissage des langues locales, comme le wolof.
- La différence entre le voyageur qui s’immerge et le touriste.
- Le rapport au temps en Afrique, bien différent de celui de l’Europe.
- Comment financer un long voyage : vivre comme un local pour réduire les dépenses.
- La notion de synchronicité : ces coïncidences qui guident le chemin du voyageur.
- Une anecdote personnelle de synchronicité : la rencontre avec une amie perdue de vue depuis huit ans.
- Ses projets futurs : continuer à s’investir dans la protection animale, peut-être en Asie.
- Sa prochaine mission dans un sanctuaire pour animaux de ferme en Espagne.
- Ses autres engagements au Sénégal : aide à la rentrée scolaire et projets agricoles en Casamance.
- Trois mots pour décrire le Sénégal : coloré, bruyant, vivant.
FAQ
Qui est Aurélie ?
Aurélie est une voyageuse qui a choisi de changer de vie après plusieurs années de carrière dans le commerce international en Allemagne. En quête de sens et de liberté, elle a quitté son emploi pour s’expatrier un an et demi au Sénégal. Elle se consacre désormais à des projets qui ont du sens pour elle, notamment dans le domaine de la protection animale et de l’aide au développement local.
Pourquoi Aurélie a-t-elle choisi de partir au Sénégal ?
Aurélie a choisi le Sénégal car elle connaissait déjà le pays suite à un précédent voyage. Le fait d’y avoir des contacts lui offrait une forme de sécurité pour se lancer dans une expatriation de longue durée. Elle était également motivée par l’envie de découvrir plus en profondeur des régions qu’elle ne connaissait pas et de s’immerger dans la culture locale, loin d’un cadre touristique classique.
Qu’est-ce que la synchronicité pour l’invitée ?
Pour Aurélie, la synchronicité est un concept magique où des coïncidences ou des hasards apparents se produisent pour vous guider. Elle ne croit pas au hasard et voit ces événements comme des signes qui confirment qu’elle est sur la bonne voie, alignée avec ce qu’elle doit accomplir. C’est une manière pour la vie de lui montrer la direction à suivre, surtout quand on est ouvert à voir et à interpréter ces signes.
Comment Aurélie a-t-elle financé un si long voyage ?
Aurélie a financé son séjour d’un an et demi au Sénégal grâce à ses économies. Pour faire durer son budget, elle a adopté un mode de vie simple, en vivant le plus possible comme les locaux. Cela impliquait de réduire ses frais au maximum, que ce soit pour les transports, le logement ou la nourriture, en renonçant à un certain confort pour privilégier l’expérience et la durée de son voyage.
Quels sont les projets d’Aurélie pour l’avenir ?
Après son retour du Sénégal, Aurélie souhaite continuer à s’engager dans des projets qui ont du sens, principalement dans la protection animale. À court terme, elle part pour une mission de volontariat dans un sanctuaire pour animaux de ferme en Espagne. Elle envisage également de repartir en Asie, peut-être en Thaïlande ou au Sri Lanka, pour travailler auprès des éléphants, un animal qui lui est cher.
