Du sport collectif à l’arène
Axel Sola raconte son parcours atypique, jalonné par la pratique de nombreux sports comme le roller hockey, le karaté ou le football, avant de trouver sa voie dans le MMA. Il explique que cette polyvalence durant l’enfance a été un atout majeur pour développer sa capacité d’apprentissage et sa coordination. C’est la recherche d’un sport individuel, où la réussite et l’échec ne dépendent que de soi, qui l’a finalement mené vers les arts martiaux mixtes. Il y a trouvé une discipline complète, alliant la percussion du striking, qu’il a d’abord explorée via le karaté shotokan, et les phases de préhension de la lutte.
Pour lui, le MMA est un sport éminemment stratégique, qu’il compare à une partie de poker. « Il y a tout l’enjeu de masquer ses intentions et de comprendre les intentions de son adversaire », confie-t-il.
La discipline, pilier de la performance
L’essentiel de la performance d’un combattant repose sur une discipline de fer, qu’Axel Sola applique à chaque aspect de sa vie. Il détaille le processus exigeant de la gestion du poids, expliquant comment il parvient à perdre plus de treize kilos avant un combat. Cette préparation passe par une diète stricte pour réduire la masse grasse puis une partie de la masse musculaire, et se termine par une perte hydrique intense la dernière semaine. Il insiste sur le fait que cette méthode, encadrée par des professionnels, n’est pas transposable pour le grand public. Cette rigueur s’étend à la gestion mentale et à la récupération, des aspects qu’il a appris à maîtriser avec l’expérience.
« Il n’y a que l’amour pour l’activité qu’on porte qui peut nous aider à la pratiquer de manière régulière et disciplinée pendant de longues périodes », affirme le champion pour qui la motivation naît du plaisir.
Un sport en pleine lumière
Axel Sola aborde également l’image du MMA, souvent perçue comme une discipline particulièrement violente. Il nuance cette perception en la comparant à d’autres sports comme le rugby, qu’il juge « immensément plus dangereux » en raison de la nature et de la fréquence des impacts. Il souligne que la légalisation récente des compétitions en France a permis de mieux structurer la pratique, notamment avec le développement d’un circuit amateur qui offre aux combattants une expérience progressive et plus sécurisée. Tourné vers l’avenir, il évoque ses prochains objectifs, avec un combat prévu fin septembre et des camps d’entraînement sur la Côte d’Azur puis en Tchétchénie, considérée comme une terre de MMA.
En dehors des entraînements, il cultive une autre passion, plus inattendue : la musique, et plus particulièrement le piano et la guitare jazz.
Les références de l’épisode
- Organisations : ARES, UFC, PFL-Bellator
- Sports et disciplines : MMA (Mixed Martial Arts), karaté shotokan, boxe anglaise, boxe thaï, roller hockey, grappling, lutte, judo
- Personnes citées : Geneviève Berti (journaliste), Louis (préparateur physique), Mélanie Vaulevin (diététicienne), Yacouba (basketteur)
- Lieux : Staps de Nice, World Class (Monaco), Tchétchénie
- Outils : Fight Matrix (site de statistiques de combat)
Au fil de l’épisode
- L’objectif ultime pour un combattant de MMA : l’UFC et l’importance de l’audience.
- La concurrence entre les grandes organisations (UFC, PFL-Bellator) et ses bénéfices pour les athlètes.
- Les qualités d’un combattant de talent : un style unique, un bon palmarès et une communauté engagée.
- La première qualité requise pour monter dans la cage : le courage.
- L’importance de la polyvalence et des différentes phases du combat, comme le striking.
- Son parcours, du karaté shotokan à la gestion stratégique de la distance en MMA.
- Son passé de sportif éclectique (foot, tennis, roller hockey) et la théorie des 10 000 heures.
- L’âge de maturation en MMA, situé entre 30 et 34 ans.
- Le passage des sports collectifs au sport individuel, un choix motivé par le besoin de maîtriser son destin.
- La confrontation permanente à la réalité et à ses propres limites comme moteur de progression.
- Comment la compétition met en lumière les « facteurs limitants » à corriger.
- La clé de la motivation sur le long terme : aimer profondément ce que l’on fait.
- L’évolution de sa catégorie de poids au fil de sa carrière professionnelle.
- Les secrets de la gestion du poids : la différence entre le poids de forme (83-85 kg) et le poids de combat (70 kg).
- Le processus de perte de poids : masse grasse, masse musculaire, puis déshydratation contrôlée.
- La reprise de poids spectaculaire (plus de 10 kg) entre la pesée et le combat.
- La gestion de la soif et de la déshydratation, une épreuve physique et mentale.
- L’acclimatation du corps à la chaleur pour optimiser la perte hydrique.
- La discipline comme fondement de sa carrière.
- L’apprentissage par l’erreur, notamment dans la gestion de l’alimentation après un combat.
- L’importance de la récupération et des phases de décompression.
- Sa colocation avec son ami et préparateur physique, Louis.
- Ses prochains objectifs : un combat fin septembre et un camp d’entraînement en Tchétchénie.
- Ses liens avec Monaco, via son grand-père qui fut capitaine du port.
- Sa passion pour la musique : le piano, la guitare et le jazz.
- La perception du MMA : un sport moins dangereux que le rugby selon lui.
- La légalisation du MMA en France et le développement d’un circuit amateur structuré.
FAQ
Qui est Axel Sola ?
Axel Sola est un combattant professionnel de MMA (Mixed Martial Arts). Il est le champion en titre des poids légers de l’organisation ARES. Au moment de l’interview, son palmarès est de sept victoires et un match nul en huit combats. Ancien pratiquant de nombreux sports, il se distingue par son approche très disciplinée et stratégique du combat, qu’il considère comme un facteur clé de sa réussite.
Comment un combattant de MMA gère-t-il son poids ?
Axel Sola explique que la gestion du poids est un processus en plusieurs étapes. Loin avant le combat, il entame une diète pour abaisser progressivement sa masse grasse, puis une partie de sa masse musculaire. La semaine précédant la pesée, il procède à une perte de poids hydrique rapide, perdant jusqu’à huit kilos d’eau. Il pèse ainsi 70 kg le jour de la pesée, mais remonte à près de 80 kg pour le combat après s’être réhydraté.
Pourquoi Axel Sola a-t-il choisi le MMA ?
Après avoir pratiqué des sports collectifs comme le roller hockey, Axel Sola a ressenti le besoin de se tourner vers une discipline individuelle. Il cherchait un sport où le résultat, qu’il s’agisse d’une victoire ou d’une défaite, ne dépendrait que de son propre investissement et de son travail. Le MMA, par sa complétude et son exigence, a répondu à cette quête de responsabilité et de dépassement personnel.
Le MMA est-il un sport si dangereux ?
Selon Axel Sola, l’image du MMA est souvent plus dangereuse que la réalité. Il compare son sport au rugby, qu’il estime bien plus risqué en termes de traumatologie en raison de la fréquence et de la violence des impacts. En MMA, un professionnel combat seulement deux à quatre fois par an, ce qui limite l’exposition aux chocs. De plus, un entraînement intelligent et la structuration de la discipline en France contribuent à protéger l’intégrité physique des athlètes.
