Un projet humanitaire en Ouganda
Invité du festival Portrait(s) à Vichy, le photographe Bastiaan Woudt présente une série réalisée en Ouganda. Ce travail est né d’une commande de la fondation néerlandaise Marie-Stella-Maris, qui finance des projets d’accès à l’eau potable grâce aux bénéfices de ses ventes. Chaque année, la fondation invite un photographe à documenter ses actions sur le terrain, en lui laissant une totale liberté artistique. La seule contrainte pour Bastiaan Woudt était d’établir un lien avec l’eau dans ses images. Il s’est donc rendu dans le district de Mukono, près du lac Victoria, pour une session de prise de vues très courte de trois jours.
Sur place, le photographe a pu compter sur un guide local qui connaissait personnellement les habitants, un atout majeur pour créer un lien de confiance rapidement. « C’était mon chemin dans les cas de ces personnes. Et ça a donné leur confiance », explique-t-il. Malgré la barrière de la langue, il a réussi à saisir des portraits intenses, parfois en moins de vingt secondes, en dirigeant ses sujets pour qu’ils posent, immobiles, « comme des statues ». Le résultat, un travail en noir et blanc très contrasté, donne le sentiment d’une grande proximité avec les personnes photographiées.
Les références de l’épisode
- Bastiaan Woudt
- Fondation Marie-Stella-Maris
- Festival Portrait(s) de Vichy
- Ouganda (district de Mukono, lac Victoria)
Au fil de l’épisode
- Présentation du travail de Bastiaan Woudt au festival Portrait(s) de Vichy.
- L’origine du projet : une commande de la fondation Marie-Stella-Maris.
- Le modèle de la fondation : financer des projets d’accès à l’eau en Afrique.
- La liberté créative laissée au photographe, avec pour seul thème l’eau.
- Un reportage réalisé en seulement trois jours dans le district de Mukono, en Ouganda.
- Le rôle essentiel du guide pour établir le contact et la confiance avec les habitants.
- La difficulté de la barrière de la langue, compensée par la communication non verbale.
- Sa méthode de travail : des portraits posés, où les sujets deviennent des figures sculpturales.
- L’approche technique en noir et blanc et en numérique.
- La sélection des œuvres exposées à Vichy, qui ne représente qu’une petite partie du livre issu de ce projet.
FAQ
Qui est Bastiaan Woudt ?
Bastiaan Woudt est un photographe néerlandais autodidacte. Il s’est fait connaître par son travail photographique d’une grande poésie, notamment en noir et blanc. Son approche consiste souvent à capturer ses sujets de manière statique, comme des statues, pour en faire des portraits intenses et intemporels. Il a notamment collaboré avec des fondations comme Marie-Stella-Maris pour des projets à dimension humanitaire.
Quel est le projet photographique de Bastiaan Woudt en Ouganda ?
Ce projet est une commande de la fondation Marie-Stella-Maris, qui œuvre pour l’accès à l’eau potable. Bastiaan Woudt a été invité en Ouganda, dans la région de Mukono, pour réaliser une série personnelle en lien avec les projets de la fondation. En trois jours, il a photographié les habitants, les paysages et des natures mortes pour témoigner de l’importance de l’eau dans la vie des communautés locales.
Dans quel cadre ce travail a-t-il été exposé ?
Une sélection de photographies issues de la série ougandaise de Bastiaan Woudt a été exposée en France dans le cadre de la 7ème édition du festival Portrait(s), qui se tient à Vichy. L’exposition met en avant les portraits en noir et blanc réalisés par l’artiste, offrant une grande proximité avec les sujets photographiés.
Comment le photographe a-t-il travaillé avec les populations locales ?
Malgré un temps très court sur place et la barrière de la langue, Bastiaan Woudt a pu établir un lien de confiance grâce à son guide local. Ce dernier, qui connaissait personnellement les habitants, a servi d’intermédiaire et a rassuré les communautés. Cette confiance a permis au photographe de diriger ses sujets pour réaliser des portraits posés, parfois en quelques secondes seulement.
