Un flou d’arrière-plan généré par l’intelligence artificielle
Julien Bukowski, photographe de paysage professionnel qui enseigne aussi Adobe Lightroom et Adobe Photoshop en ligne, consacre cet épisode à une fonctionnalité qu’il présente comme « toute nouvelle » : le flou d’objectif de Lightroom, encore signalé en accès anticipé au moment de l’enregistrement. Pour l’illustrer, il choisit volontairement une photo de portrait libre de droits plutôt qu’un paysage, jugée plus parlante pour montrer la séparation entre un sujet net et un arrière-plan flou. Il explique que l’outil, une fois activé d’un clic sur « Appliquer », analyse l’image à l’aide de l’intelligence artificielle pour comprendre ses différents plans, puis applique par défaut un flou d’une intensité de 50 %.
Ce curseur de niveau de flou se règle librement : à zéro, l’image redevient identique à l’originale ; poussé à 100 %, l’arrière-plan devient nettement plus doux. Julien compare le rendu à celui d’un objectif ouvert à 2,8, capable de gommer un élément gênant — ici une maison qui « attire un petit peu l’œil » derrière le sujet.
Régler la netteté, la profondeur de champ et la forme du bokeh
La fonctionnalité ne se limite pas à un curseur. Julien montre un petit rectangle déplaçable qui matérialise la zone de netteté : plus on l’éloigne, plus le flou se reporte sur un autre plan de l’image, du premier plan vers l’arrière-plan. Ce rectangle, qu’il décrit comme une profondeur de champ simulée, peut aussi être redimensionné pour élargir ou resserrer la zone nette. Une plage focale permet de cliquer directement sur l’élément que l’on veut garder net, et Lightroom peut même détecter automatiquement le sujet — dans son exemple, une femme photographiée de dos — pour faire la mise au point à sa place.
Il détaille ensuite les différentes formes de bokeh proposées, ces artefacts lumineux qui apparaissent selon la manière dont la lumière frappe la lentille : bulles, formes plus octogonales, que l’on peut choisir puis amplifier. Julien souligne l’intérêt de l’effet pour une photo de nuit ou un portrait, et en tire une réflexion sur le matériel : grâce à cette technologie, un objectif ouvrant à 4,5 ou 5,6 peut suffire à recréer le flou qu’offrait jusque-là une focale fixe coûteuse ouverte à 1,4 ou 2,8. Il nuance toutefois, jugeant peu réaliste de retoucher ainsi des dizaines de photos après un shooting.
Pour aller plus loin
- Le site de Julien Bukowski (cours en ligne Lightroom et Photoshop)
- La version vidéo de ce tutoriel sur YouTube
Les références de l’épisode
- Adobe Lightroom — le logiciel de développement photo au cœur du tutoriel, et son module de flou d’objectif.
- Adobe Photoshop — cité comme inclus dans la même formule Adobe que Lightroom.
- Le flou d’objectif (Lens Blur) — la fonctionnalité de Lightroom fondée sur l’intelligence artificielle, présentée en accès anticipé, qui génère le bokeh.
- Le cours « Adobe Lightroom pour débutants » — la formation en ligne de Julien Bukowski, qu’il mentionne à plusieurs reprises.
Au fil de l’épisode
- Présentation du bokeh et de l’objectif du tutoriel
- Ouverture de la photo de portrait dans le module Développement de Lightroom
- Repérage du panneau « Flou d’objectif » en accès anticipé et activation avec « Appliquer »
- Analyse de l’image par l’intelligence artificielle et réglage du niveau de flou
- Déplacement du rectangle de zone nette et simulation de la profondeur de champ
- Utilisation de la plage focale et détection automatique du sujet
- Choix de la forme des artefacts de bokeh et amplification
- Conseils pour le portrait et la photo de nuit
- Réflexion sur le remplacement des objectifs à grande ouverture
- Renvoi vers les cours Lightroom du site
FAQ
Qu’est-ce que le flou d’objectif de Lightroom ?
Le flou d’objectif est une fonctionnalité d’Adobe Lightroom, présentée en accès anticipé, qui utilise l’intelligence artificielle pour flouter l’arrière-plan d’une photo. Après avoir analysé l’image, elle sépare le sujet net des plans à rendre flous et recrée un bokeh, comme le ferait un objectif à grande ouverture.
Comment créer un bokeh artistique avec Lightroom ?
Dans le module Développement, on ouvre le panneau Flou d’objectif et on clique sur « Appliquer » : Lightroom analyse la photo puis applique un flou de 50 % par défaut. On ajuste ensuite le niveau de flou, la zone de netteté et la forme des artefacts pour obtenir le bokeh souhaité.
Le flou d’objectif de Lightroom remplace-t-il un objectif à grande ouverture ?
Selon Julien Bukowski, cette technologie permet de recréer un flou d’arrière-plan même avec un objectif ouvrant seulement à 4,5 ou 5,6, sans investir dans une optique coûteuse. Il nuance toutefois : retoucher ainsi des dizaines de photos après un shooting reste peu réaliste, l’idéal restant d’obtenir le rendu directement à la prise de vue.
Peut-on choisir la zone nette d’une photo dans Lightroom ?
Oui. Le flou d’objectif affiche un rectangle déplaçable et redimensionnable qui matérialise la zone de netteté, à la manière d’une profondeur de champ. Une plage focale permet de cliquer sur l’élément à garder net, et Lightroom peut aussi détecter automatiquement le sujet pour faire la mise au point à sa place.
Qu’est-ce que le bokeh en photographie ?
Le bokeh désigne le flou esthétique de l’arrière-plan d’une photo, obtenu lorsque la lumière frappe la lentille sous un certain angle. Il met en valeur le sujet net et donne un rendu artistique, particulièrement apprécié en portrait et en photo de nuit, où les points lumineux forment des taches douces.
