Dompter la bête
Longtemps, Aline a repoussé l’échéance LinkedIn. La plateforme lui inspirait un mélange de peur du jugement, de flemme et de préjugés tenaces sur une communauté perçue comme prompte à la critique. Pourtant, consciente que sa cible s’y trouvait, elle a décidé de s’auto-botter les fesses avec une méthode qui a fait ses preuves pour elle par le passé : le challenge des 30 jours. Comme pour YouTube ou Instagram, elle s’est imposé de publier quotidiennement pour maîtriser rapidement les codes, voir ce qui fonctionne et dédramatiser l’exercice. L’élément déclencheur fut le bootcamp de son amie Nina Ramen, qui lui a fourni le cadre et la motivation nécessaires pour enfin se lancer.
Son objectif n’était pas de vendre, mais de développer son image de marque personnelle en tant qu’entrepreneuse et « apprentie CEO », en partageant des expériences plus avancées sur le management ou le leadership, des sujets qu’elle aborde moins sur ses autres canaux.
Ce qui marche (vraiment) sur LinkedIn
Au fil des jours, Aline a documenté son parcours, ses doutes et ses découvertes. Si les débuts furent marqués par la peur, elle a vite analysé les mécaniques de la plateforme. Son constat est clair : les contenus qui génèrent le plus de réactions sont souvent les plus sensationnels. Les posts parlant d’argent, surtout de grosses sommes ou de pertes, les « coups de gueule » et les sujets clivants qui vont à contre-courant sont ceux qui cartonnent. Cette observation l’a menée à une véritable remise en question : fallait-il jouer ce jeu pour la visibilité, ou rester fidèle à son intention première ?
Elle a également testé différents formats et horaires, concluant que si poster vers 17h semblait optimal pour elle, ni la longueur du texte ni la présence d’une image n’avaient un impact décisif. La véritable clé, selon elle, reste la pertinence et la qualité du propos, bien plus que les astuces d’optimisation.
Un bilan chiffré et une nouvelle stratégie
Même si elle avoue ne pas avoir tenu les 30 jours stricts, le bilan est très positif. En un mois, elle a consacré environ 15 heures à la plateforme, gagné plus de 3 000 abonnés et généré plus de 400 000 impressions. Ses posts les plus performants confirment son analyse : son message d’arrivée un peu cynique, un post à forte valeur ajoutée sur des outils d’IA, et deux publications sur des pertes financières de plusieurs dizaines de milliers d’euros. À l’inverse, des sujets plus niches comme le biohacking ont eu moins de succès.
Forte de ces enseignements, Aline a décidé de poursuivre l’aventure LinkedIn. Cependant, elle ne s’imposera plus un rythme de publication quotidien. Elle privilégiera désormais une approche plus « intentionnelle », réservant sa plume à des sujets qu’elle juge vraiment pertinents pour partager son expérience de dirigeante, sans chercher à tout prix à créer le débat ou à surfer sur le sensationnalisme.
Pour aller plus loin
Les références de l’épisode
- Nina Ramen
- YouTube
- TikTok
- Chat GPT
- Personal branding
- Biohacking
- Neuromarketing
- TF1
- BFM
Au fil de l’épisode
- Le principe de cet épisode hors-série : le bilan de son challenge LinkedIn.
- Son habitude des défis de 30 jours pour maîtriser une nouvelle plateforme (YouTube, Instagram, Reels).
- Ses réticences initiales face à LinkedIn : peur du jugement, préjugés et manque de priorité.
- Le rôle du bootcamp de Nina Ramen comme déclencheur pour se motiver.
- Son objectif sur LinkedIn : développer son image de marque de CEO, et non vendre.
- La différence de culture avec Instagram : LinkedIn est une plateforme conçue pour le débat.
- Le premier jour du challenge : la peur de publier et l’accueil chaleureux de la communauté, malgré quelques haters.
- Les premiers jours : tests de sujets, comme les outils d’IA, et recyclage de contenu Instagram.
- Au sixième jour, mise en place d’une organisation par lots (batching) pour plus d’efficacité.
- Premières analyses : les posts clivants, qui parlent d’argent ou de valeurs, fonctionnent mieux.
- Au seizième jour : une remise en question sur l’envie de créer du contenu sensationnel juste pour la performance.
- Sa confession : elle n’a pas posté 30 jours sur 30, ayant privilégié un week-end en famille.
- Réflexion sur le dilemme entre qualité et quantité, et l’importance de poster avec envie.
- Ce qui a le mieux fonctionné pour elle : poster vers 17h, sans différence notable pour la longueur des posts ou l’ajout d’images.
- L’impact positif d’être active sur la plateforme juste avant et après la publication.
- Les résultats chiffrés : 15 heures passées en 30 jours, plus de 3000 abonnés gagnés et 407 000 impressions.
- Analyse des posts qui ont le plus cartonné : son arrivée, les outils d’IA et deux posts sur des pertes d’argent.
- Les sujets qui ont le moins bien marché : des thèmes trop niches comme le biohacking ou le neuromarketing.
- Sa conclusion : elle est une créatrice de contenu, mais pas une consommatrice sur les réseaux professionnels.
- Sa décision pour la suite : continuer sur LinkedIn, mais avec un rythme plus intentionnel et qualitatif, en accord avec ses objectifs d’image de marque.
FAQ
Pourquoi Aline a-t-elle lancé un challenge sur LinkedIn ?
Aline a lancé ce défi pour surmonter ses a priori et sa peur de LinkedIn. C’était une manière de s’obliger à investir cette plateforme, où se trouve sa cible, afin d’en comprendre rapidement les codes, de tester des contenus et de dédramatiser l’exercice. Son but principal était de développer son image de marque en tant que dirigeante d’entreprise, un aspect de son parcours qu’elle expose moins sur ses autres réseaux.
Quels types de contenus fonctionnent le mieux sur LinkedIn selon son expérience ?
D’après son analyse, les contenus les plus performants sur LinkedIn sont ceux qui suscitent une forte réaction. Cela inclut les publications qui parlent d’argent (surtout de grosses sommes ou de pertes), les coups de gueule, les opinions à contre-courant et tout ce qui peut générer du débat. Le storytelling, en particulier lorsqu’il est teinté de drame ou d’enjeux financiers, s’est également révélé très efficace pour capter l’attention.
Quels sont les résultats chiffrés de ce challenge d’un mois ?
En 30 jours, et avec environ 22 publications effectives, Aline a gagné plus de 3 000 abonnés sur son compte LinkedIn. Ses posts ont généré un total de plus de 400 000 impressions. Elle estime avoir consacré en moyenne une demi-heure par jour à cette expérience, incluant la création de contenu et l’interaction avec la communauté, pour un total d’environ 15 heures sur le mois.
Va-t-elle continuer à poster sur LinkedIn après ce bilan ?
Oui, Aline va continuer à utiliser LinkedIn. Cependant, elle ne suivra plus un rythme de publication quotidien. Forte des leçons de son challenge, elle adopte une stratégie plus intentionnelle, privilégiant la qualité à la quantité. Elle publiera lorsque’elle estimera avoir un sujet pertinent à partager sur son expérience de CEO, sans se forcer à respecter un calendrier strict.
