Wave Storia se consulte en mode portrait sur téléphone.
Merci de retourner votre appareil.

Proposer un podcast Produire mon podcast
Wave Storia

Charlotte Walhain-Vibert, de Paris à Nice à la quête de sens

Charlotte Walhain-Vibert a passé vingt ans dans la communication, jusqu'à la direction de la communication d'un grand groupe de cosmétiques, avant qu'un burn-out sévère ne la pousse à tout repenser. De cette épreuve est née La Parenthèse, un centre de sport et de bien-être qu'elle a ouvert à Nice en janvier 2020, à peine cinquante-six jours avant le confinement. Dans cet épisode du Pari(s) de la Riviera, elle raconte à Emmanuelle Mary sa reconversion, ses pivots pour survivre au Covid et ce que signifie, concrètement, changer de vie.

Charlotte Walhain-Vibert, ancienne dircom reconvertie dans le bien-être après un burn-out

Du burn-out à la reconversion : réinventer sa vie

Avant Nice, Charlotte Walhain-Vibert a mené une carrière intense : vingt ans dans la communication, du journalisme à l’agence puis à l’entreprise, jusqu’à devenir directrice de la communication d’un grand groupe de cosmétiques, en France et à l’international. Un rythme qu’elle finit par tenir « pour tenir » : elle raconte avoir fait du sport à 6 h du matin, mails en main, pour encaisser des comités de direction et des prises de parole devant des centaines de personnes. Un burn-out sévère met un coup d’arrêt à cette course.

De cet effondrement naît une intuition : créer un lieu dédié au sport et au bien-être pour aider les autres à prévenir l’anxiété et l’épuisement qu’elle a connus. L’inspiration lui vient d’un lieu parisien qu’elle avait aimé, l’appartement de Simone. Restait à choisir où : elle hésite entre Nice, Bordeaux et Aix, et tranche pour Nice — la ville de son enfance, où sa famille avait un appartement à Roquebrune-Cap-Martin et où elle a appris à nager. « Il faut quand même que j’aie un élément d’ancrage pour m’aider à ce renouveau », explique-t-elle.

La Parenthèse : un lieu de bien-être né juste avant le Covid

La Parenthèse ouvre le 20 janvier 2020, cinquante-six jours avant le premier confinement. Le démarrage est brutal : à peine le lien créé avec la clientèle, il faut fermer. Sans les aides de l’État (le centre venait d’ouvrir), Charlotte Walhain-Vibert s’endette — prêt professionnel, puis PGE — et enchaîne les pivots. En 48 heures, elle lance des cours en ligne gratuits sur une chaîne YouTube créée pour l’occasion ; elle transforme une cour en patio extérieur pour rouvrir dès que les cours en plein air sont autorisés ; enfin, s’inspirant d’une salle parisienne, elle met en place un accueil sur prescription médicale qui fait de La Parenthèse la seule salle de Nice restée ouverte plusieurs mois. « C’était ma seule chance de survie », résume-t-elle.

Au-delà de la résilience, le concept tient en une conviction : sport et bien-être sont indissociables. Charlotte Walhain-Vibert voulait un lieu où tout est sur place — Pilates, yoga, réformeurs, TRX, soins, coffee shop — et surtout une atmosphère bienveillante, sans jugement, où elle connaît ses adhérents par leur prénom. Ayant elle-même connu l’excès de sport comme fuite, elle dit repérer les profils fragiles pour les amener en douceur vers le yoga et la respiration.

Entreprendre à Nice : ancrage, immobilier et fair-play

Passée du salariat à l’entrepreneuriat, Charlotte Walhain-Vibert insiste sur l’écart entre « l’esprit d’entreprise » appris en grand groupe et la réalité d’entreprendre seule. Son principal conseil : s’associer, pour ne pas rester seule aux commandes. En bonne marketeuse, elle a validé son projet par un focus group rue du Congrès avant même d’ouvrir, puis trouvé son local — une ancienne galerie de commissaire-priseur, « esprit appartement » — six jours seulement après son arrivée. Sur l’immobilier personnel, elle est plus sévère : elle décrit un marché niçois cher et des biens mal entretenus, et conseille aux nouveaux arrivants de louer, en meublé, avant d’acheter.

Elle raconte aussi être allée se présenter à toutes les salles de Nice à son arrivée, par respect des acteurs locaux, et défend une valeur qu’elle juge essentielle : le fair-play. Sur la vie quotidienne, elle savoure la fin des embouteillages parisiens et la proximité de la mer, tout en s’amusant des étonnements niçois — « la vie s’arrête quand il pleut » — et rappelle, lucide, que « le soleil n’achète pas tout ».

Pour aller plus loin

FAQ

Qui est Charlotte Walhain-Vibert ?

Charlotte Walhain-Vibert est la fondatrice du centre de sport et de bien-être La Parenthèse, à Nice. Après vingt ans dans la communication, jusqu’à un poste de directrice de la communication dans un grand groupe de cosmétiques, un burn-out l’a conduite à se reconvertir et à s’installer sur la Côte d’Azur, région de son enfance.

Qu’est-ce que le centre La Parenthèse à Nice ?

La Parenthèse est un centre de sport et de bien-être situé rue du Congrès, à Nice, ouvert en janvier 2020. On y trouve du Pilates, du yoga, des réformeurs, du TRX, des soins et un coffee shop. Charlotte Walhain-Vibert l’a conçu comme un lieu bienveillant et cocooning, où sport et bien-être sont pensés ensemble pour prévenir l’épuisement.

Comment La Parenthèse a-t-elle survécu au Covid ?

Ouverte 56 jours avant le premier confinement et privée des aides de l’État, La Parenthèse a multiplié les adaptations : cours en ligne gratuits sur YouTube dès 48 heures, cour transformée en patio extérieur, puis accueil sur prescription médicale. Grâce à ce dernier dispositif, elle a été la seule salle de Nice à rester ouverte plusieurs mois durant la crise sanitaire.

Quels conseils donne-t-elle aux futurs entrepreneurs ?

Charlotte Walhain-Vibert recommande d’entreprendre à plusieurs, avec un associé, pour ne pas rester seul aux commandes et enrichir les décisions. Elle valorise aussi la méthode — tester son idée par un focus group, avancer par test and learn — et le fair-play vis-à-vis des acteurs déjà en place.

Que pense-t-elle du marché immobilier niçois ?

Elle le décrit comme une « douche froide » : des biens souvent mal entretenus et surcoûtés par rapport à Paris. Son conseil aux nouveaux arrivants est de commencer par louer, de préférence un meublé, le temps d’explorer les quartiers et de comprendre son quotidien avant d’envisager un achat.

Au fil de l’épisode

  • 00:00:00 — Emmanuelle Mary présente Charlotte Walhain-Vibert et La Parenthèse
  • 00:02:26 — L’idée née d’un burn-out et l’inspiration de l’appartement de Simone
  • 00:04:50 — Pourquoi Nice, entre Bordeaux et Aix : l’ancrage d’enfance
  • 00:10:00 — Ouvrir 56 jours avant le Covid : une épreuve
  • 00:13:18 — Les pivots pour survivre : cours en ligne, patio, prescriptions médicales
  • 00:19:37 — Un conseil aux futurs entrepreneurs : s’associer
  • 00:20:48 — Vingt ans de communication avant la reconversion
  • 00:22:03 — Du sport pour tenir : reconnaître la fragilité
  • 00:32:55 — Trouver le local rue du Congrès grâce à un focus group
  • 00:36:41 — Immobilier niçois : louer avant d’acheter
  • 00:42:00 — Se présenter aux acteurs locaux, le fair-play
  • 00:46:36 — Paris et Nice : embouteillages, pluie et qualité de vie
Épisodes similaires
Antoine Bertuit, acteur de l'immobilier et de l'événementiel sur la Riviera, invité du podcast Le Pari(s) de la Riviera
Le Pari(s) de la Riviera Antoine Bertuit, l’appel de la méditerranée
De Miami à la Riviera : Antoine Bertuit a fait de Nice sa base d'entrepreneur et son terrain de réseau.
18 février 2026 · 47 min
Saison 2 · Épisode 2
Écouter l'épisode
Sylvain Brondel, co-fondateur du coffee-shop Frisson dans le Vieux-Nice, invité du podcast Le Pari(s) de la Riviera
Le Pari(s) de la Riviera Sylvain Brondel, but first coffee !
Sylvain Brondel, ancien de Colette, a fait du coffee-shop Frisson une marque à part dans le Vieux-Nice.
16 janvier 2026 · 48 min
Écouter l'épisode
Que souhaitez-vous écouter maintenant ?
Choisissez un mot-clé, appuyez sur Entrée pour parcourir les épisodes.