Une enfance sous le chapiteau
Clio Pajczer raconte une enfance marquée par le mouvement et l’adrénaline. Dès l’âge de quatre ans, elle découvre le trapèze volant lors de vacances et se passionne immédiatement pour les arts du cirque, qu’elle pratiquera pendant des années à la célèbre école d’Annie Fratellini. Elle y développe un rapport intense à son corps, un goût pour le dépassement de soi et une capacité à gérer le risque. « Tu montes à 8 mètres quand même de hauteur. Et là d’un coup tu sautes et tu peux pas te louper en fait », explique-t-elle. Cette discipline rigoureuse, presque extrême, forge son caractère et son ambition : elle rêve alors d’intégrer la troupe du Cirque du Soleil.
Pourtant, à l’adolescence, une rencontre amoureuse la détourne de cette voie. Elle décide de suivre son compagnon en Angleterre, mettant entre parenthèses ses aspirations artistiques pour une nouvelle vie, loin des projecteurs du cirque.
Les paradoxes de l’image
Parallèlement à sa passion pour le cirque, Clio Pajczer entre très jeune dans le monde du mannequinat. À 13 ans, une remarque sur son physique musclé la pousse à perdre plus de vingt kilos en quelques mois, la faisant basculer dans l’anorexie. Un choc, provoqué par un médecin qui l’alerte sur le risque de stérilité, lui permet de s’en sortir. Des années plus tard, alors qu’elle vit à Marseille, elle renoue avec le mannequinat par le plus grand des hasards, dans un environnement qu’elle décrit comme plus sain et bienveillant. C’est aussi par une succession de concours de circonstances qu’elle se retrouve à la télévision, d’abord sur une chaîne locale puis au niveau national sur L’Équipe 21.
Elle y apprend le métier de chroniqueuse sur le tas, enchaînant les matinales au rythme éreintant. Si elle s’épanouit dans le direct et le divertissement, ces expériences dans des métiers centrés sur l’apparence finissent par l’épuiser et la questionner sur ses véritables aspirations.
Le yoga comme une évidence
La bascule se produit lors d’une chronique pour laquelle elle invite une professeure de yoga, Clotilde Chomé. C’est une révélation. « Au bout de 15 minutes, il était 5 heures du mat, je me suis dit, ok, cet été, je passe mon diplôme », se souvient-elle. Elle se lance alors corps et âme dans cette nouvelle discipline, qui fait écho à la rigueur et à l’engagement physique du cirque. Elle se passionne pour l’Ashtanga, un yoga très exigeant, mais choisit d’enseigner le Vinyasa, plus libre et créatif. Pour elle, le yoga est un outil puissant de confiance en soi, qui permet de se reconnecter à son corps et de mieux vieillir.
Aujourd’hui, Clio Pajczer s’attache à transmettre une vision décomplexée et accessible du yoga. Elle insiste : nul besoin d’être souple pour commencer. L’essentiel est de se lancer, de ne pas se comparer et de trouver le professeur avec qui le courant passe, pour faire de la pratique un véritable plaisir et un chemin vers soi.
Clio Pajczer nous recommande…
- « Sept jours pour une éternité » — Marc Lévy, un roman qui la touche et la fait pleurer à chaque lecture.
- Les romans de Guillaume Musso et Laurent Gounel — Des auteurs qu’elle apprécie pour leurs histoires et leur dimension de développement personnel.
- Les biographies de Marilyn Monroe — Une figure qui la fascine depuis longtemps et sur laquelle elle possède de nombreux ouvrages.
Les références de l’épisode
- Personnes : Annie Fratellini, Estelle Denis, Patrick Bosseau, Clotilde Chomé, Marilyn Monroe, Marc Lévy, Guillaume Musso, Laurent Gounel.
- Organisations et marques : École du cirque d’Annie Fratellini, Cirque du Soleil, Cours Florent, OMTV, L’Équipe 21, Le Faucéen, Pain de Sucre, Adidas, Foodspring.
- Œuvres et émissions : la série « Dharma et Greg », l’émission « 100% Mag ».
- Lieux : Bali, Marseille, Angleterre.
- Disciplines : trapèze volant, yoga (Ashtanga, Vinyasa, Acroyoga).
Au fil de l’épisode
- Le point de départ : l’importance de savoir qui l’on est pour savoir ce que l’on veut.
- Sa découverte du trapèze volant à 4 ans et sa passion pour les arts du cirque à l’école d’Annie Fratellini.
- L’adrénaline, la discipline et la confiance en soi acquises grâce au cirque.
- Son rêve d’intégrer le Cirque du Soleil, mis de côté par amour à 17 ans.
- Ses débuts dans le mannequinat à 13 ans et la pression sur son corps qui l’a conduite à l’anorexie.
- Comment l’avertissement d’un médecin sur le risque de stérilité a provoqué un électrochoc.
- Son retour au mannequinat à Marseille, dans un milieu plus bienveillant.
- Ses débuts à la télévision, fruit du hasard, de l’OMTV à L’Équipe 21.
- L’apprentissage du métier de chroniqueuse et le rythme intense des matinales.
- La redécouverte du yoga en invitant une professeure sur son plateau, et sa décision immédiate de se former.
- Sa préférence pour l’Ashtanga, un yoga rigoureux qui lui rappelle le cirque.
- Ce qu’elle enseigne : le Vinyasa, un yoga plus créatif et accessible.
- Les bienfaits du yoga : confiance en soi, connexion corps-esprit et bien vieillir.
- Son conseil pour débuter : ne pas se comparer et ne pas croire qu’il faut être souple pour commencer.
- Pourquoi le yoga est aussi une discipline pour les hommes.
- Sa vision d’une alimentation équilibrée, sans régime mais avec conscience.
FAQ
Qui est Clio Pajczer ?
Clio Pajczer est une professeure de yoga, ancienne mannequin, trapéziste et chroniqueuse de télévision. Son parcours est marqué par plusieurs reconversions, guidées par ses passions pour le sport et l’art. Après avoir débuté par le cirque à l’école d’Annie Fratellini, elle a travaillé dans le monde de l’image avant de trouver sa voie dans l’enseignement du yoga, une discipline qui allie l’engagement physique et la quête de soi.
Quel a été le déclic de Clio Pajczer pour se tourner vers le yoga ?
Le déclic s’est produit alors qu’elle était chroniqueuse sur la chaîne L’Équipe 21. Pour une de ses émissions matinales, elle a invité une professeure de yoga sur son plateau. En l’écoutant et en la voyant, elle a eu une véritable révélation. Elle raconte avoir décidé sur-le-champ de suivre une formation pour devenir elle-même professeure, sentant que cette discipline faisait profondément écho à son histoire et à ses aspirations.
Quel type de yoga Clio Pajczer pratique-t-elle et enseigne-t-elle ?
Clio Pajczer a une affection particulière pour l’Ashtanga yoga, une pratique très structurée, physique et exigeante qui lui rappelle la rigueur du cirque de son enfance. Cependant, dans ses cours, elle enseigne principalement le Vinyasa yoga. Ce style est plus fluide et créatif, lui permettant de construire des enchaînements de postures (des « flows ») en lien avec la respiration, et de s’adapter à tous les niveaux.
Comment Clio Pajczer a-t-elle surmonté ses troubles alimentaires ?
À l’âge de 14 ans, suite à une remarque dans le milieu du mannequinat, Clio Pajczer a souffert d’anorexie et a perdu beaucoup de poids très rapidement. L’élément déclencheur de sa guérison a été une consultation médicale. Le médecin lui a expliqué très directement qu’en continuant ainsi, elle risquait de devenir stérile. Cette prise de conscience a été un véritable choc et lui a donné la force de changer radicalement son rapport à la nourriture.
Faut-il être souple pour commencer le yoga selon Clio Pajczer ?
Absolument pas. C’est l’une des idées reçues que Clio Pajczer combat le plus. Elle explique que la souplesse n’est pas un prérequis pour pratiquer le yoga, mais plutôt une conséquence de la pratique régulière. Pour elle, vouloir être souple avant de commencer le yoga, c’est comme vouloir savoir parler anglais avant de prendre son premier cours. La seule chose nécessaire est l’envie de se lancer et de se faire du bien.
