Le paradoxe des convictions motrices
Dans ce format « Bottage de fesses », Aline part d’une observation personnelle : certaines de nos croyances les plus utiles au début de notre parcours entrepreneurial finissent par nous freiner. Elle illustre ce phénomène avec un exemple classique, la conviction « je peux le faire tout seul ». Selon elle, cette idée est un formidable moteur au lancement : elle donne la confiance nécessaire pour soulever des montagnes, trouver des solutions et obtenir ses premiers résultats sans aide extérieure.
Cependant, ce qui était une force devient une faiblesse lorsque l’entreprise grandit. Passé un certain cap, cette mentalité empêche de déléguer, de recruter et de s’entourer. La croyance qui a permis de construire les fondations devient alors le principal obstacle à la croissance future.
Faire le tri dans ses certitudes
Aline étend son analyse à d’autres mantras, comme le fameux « mieux vaut fait que parfait ». S’il est un puissant antidote à la procrastination au début, ce principe doit être nuancé avec le temps pour ne pas nuire à la qualité du travail. Elle partage aussi son évolution personnelle, passant d’une foi absolue dans l’auto-formation en ligne à la reconnaissance du besoin de coaching individuel pour développer sa posture de cheffe d’entreprise et son leadership.
Face à ce constat, elle propose une méthode inspirée de Marie Kondo : lister ses croyances, les remercier pour le chemin parcouru, et se délester consciemment de celles qui ne servent plus. « On va Marie Kondoiser nos croyances », suggère-t-elle, invitant chacun à un grand nettoyage intérieur pour pouvoir passer à l’étape supérieure.
Les références de l’épisode
- Marie Kondo
- Syndrome de l’imposteur
Au fil de l’épisode
- Introduction au format BDF (Bottage De Fesses) : challenger une croyance de manière improvisée.
- Le constat de départ : des croyances qui nous servent au début de notre business, puis nous desservent.
- Premier exemple : la croyance « je peux le faire tout seul », un moteur qui devient un frein à la croissance.
- Deuxième exemple : les limites du mantra « mieux vaut fait que parfait » à un stade avancé de son entreprise.
- Troisième exemple : l’évolution de sa vision sur la formation en ligne par rapport au coaching individuel.
- L’analogie hors-business : la croyance « je ne peux faire confiance à personne » comme bouclier social.
- L’exercice proposé : lister ses convictions et « Marie Kondoiser » celles qui sont devenues obsolètes.
FAQ
Quelle est l’idée principale de cet épisode ?
L’épisode explore comment certaines croyances, initialement bénéfiques pour lancer une entreprise, peuvent devenir des obstacles à la croissance sur le long terme. Aline, la coach business qui anime le podcast, explique ce paradoxe en s’appuyant sur son propre parcours entrepreneurial et invite à une prise de conscience pour continuer à progresser.
Quels exemples de croyances sont donnés par Aline ?
Aline cite trois exemples principaux tirés de son expérience : la conviction de pouvoir « tout faire seul », qui aide à se lancer mais empêche de déléguer plus tard ; le mantra « mieux vaut fait que parfait », qui doit être nuancé avec le temps ; et sa préférence initiale pour les formations en ligne au détriment du coaching individuel.
Pourquoi une croyance utile au début peut-elle devenir un frein ?
Une croyance comme « je peux le faire seul » est un moteur au démarrage, car elle pousse à l’action et à l’autonomie. Cependant, lorsque l’entreprise grandit, cette même mentalité peut empêcher de construire une équipe, de déléguer des tâches et donc de passer à une échelle supérieure. Ce qui était une force devient alors une limite à la croissance.
Quelle méthode est proposée pour gérer ces croyances ?
Aline suggère de faire un inventaire de ses convictions personnelles et professionnelles. Pour chaque croyance, il faut se demander si elle est toujours pertinente et bénéfique aujourd’hui. Si ce n’est plus le cas, elle propose de s’en « débarrasser » consciemment, en la remerciant pour son aide passée, à la manière de la méthode de rangement de Marie Kondo.
