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Rencontre avec la photographe Estelle Lagarde, Au château

La photographe Estelle Lagarde est notre invitée pour évoquer sa série « Au Château », une exploration décalée et onirique d'un lieu chargé d'histoire. Elle nous raconte la genèse de ce projet, né de la rencontre avec un château du XVe siècle en Haute-Vienne, et sa démarche artistique singulière. Pourquoi privilégie-t-elle les intérieurs clos ? Quel rôle jouent les ombres et les limites dans son imaginaire ? L'artiste, également architecte de formation, partage sa vision de la mise en scène photographique, où des personnages en costumes d'époque évoluent dans des situations légères, créant un univers à la fois familier et inédit.

photographe des intérieurs clos et des châteaux habités

Un château pour théâtre

Avec sa série « Au Château », Estelle Lagarde nous invite dans un univers joyeux, intime et décalé. Le projet est né d’une rencontre avec un lieu : un château du XVe siècle en Haute-Vienne, isolé au milieu d’une « mer de forêts ». L’artiste a souhaité y créer une série humoristique, assumant pleinement l’usage de costumes d’époque pour mettre en scène des situations légères, voire grotesques. Elle y met en scène des enfants comme des personnes plus âgées, dans des jeux de mots visuels comme celui de la « mère poule ».

« C’est une série qui se loufoque en fait, on s’est bien amusés. »

La nécessité des murs

Interrogée sur sa pratique, Estelle Lagarde confirme que ses photographies se déroulent systématiquement dans des intérieurs, jamais en extérieur. Elle explique ce besoin par une quête de sécurité et d’espaces fermés, structurés, avec des limites. Les grands espaces ouverts lui semblent « sans limite », tandis que les constructions humaines, avec leurs lignes et leurs angles, lui offrent un cadre où elle peut plus facilement mettre en scène ses personnages. Cette préférence est aussi liée à une recherche esthétique : elle aime les lumières et les ombres propres aux intérieurs, un élément qu’elle ne retrouve pas dehors.

L’artiste évoque sa formation d’architecte comme une piste possible pour expliquer ce besoin d’investir des lieux protecteurs, qui deviennent le théâtre de son imaginaire.

Les références de l’épisode

  • Série « Au Château »
  • Série « D’Animal Apidoum »
  • Haute-Vienne

Au fil de l’épisode

  • La genèse de la série « Au Château », née de la rencontre avec un château du XVe siècle en Haute-Vienne.
  • Une ambiance décalée et humoristique : des mises en scène en costumes d’époque avec des situations légères ou grotesques.
  • L’exemple de la « mère poule », illustration du ton loufoque de la série.
  • La préférence d’Estelle Lagarde pour les intérieurs et les espaces clos dans sa pratique photographique.
  • L’importance des ombres, difficiles à trouver en extérieur.
  • Le besoin de limites et d’une structure pour son imaginaire, possiblement lié à sa formation d’architecte.

FAQ

Qui est Estelle Lagarde ?

D’après les informations de l’épisode, Estelle Lagarde est une photographe qui a aussi une formation d’architecte. Son travail se caractérise par des mises en scène, souvent en costumes, qui se déroulent exclusivement dans des lieux intérieurs. Elle explore des univers décalés et oniriques, comme dans sa série « Au Château », en jouant avec les notions de limites, d’ombres et d’espaces clos pour construire son imaginaire.

Qu’est-ce que la série « Au Château » ?

« Au Château » est une série photographique d’Estelle Lagarde. Elle a été réalisée dans un château du XVe siècle situé en Haute-Vienne. L’artiste la décrit comme une série joyeuse, drôle et décalée, mettant en scène des personnages en costumes d’époque dans des situations légères ou grotesques. C’est un travail qui joue sur l’humour et les jeux de mots visuels, dans un lieu chargé d’histoire.

Pourquoi Estelle Lagarde photographie-t-elle principalement en intérieur ?

Estelle Lagarde explique qu’elle a besoin des limites et de la structure d’un espace fermé pour que son imaginaire puisse s’exprimer. Les extérieurs lui apparaissent comme étant « sans limite ». Elle est également très attachée aux lumières et aux ombres que l’on trouve dans les intérieurs, un élément essentiel à sa photographie. Elle se sent plus à l’aise pour mettre en scène ses personnages dans des espaces construits par l’homme.

Quel est le lien entre son travail et son passé d’architecte ?

L’artiste suggère que sa formation d’architecte n’est probablement « pas pour rien » dans sa préférence pour les intérieurs. Ce bagage pourrait expliquer son besoin de travailler au sein d’espaces structurés, avec des lignes et des angles. Ces constructions humaines lui fournissent un cadre protecteur qu’elle peut « habiter » et transformer en scène pour ses personnages et ses histoires.

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