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[Spécial confinement] Épisode 14 avec Gogojungle

Photographe parisien connu sous le pseudonyme de Gogojungle, Fred est passé maître dans l'art de capturer Paris depuis ses hauteurs, particulièrement durant l'heure bleue. Dans cet épisode, il revient sur son parcours, de ses débuts en macrophotographie à sa passion pour les vues plongeantes sur la capitale. Il raconte comment la communauté Instagram des débuts a été un formidable accélérateur, tant pour la technique que pour les rencontres. Gogojungle partage avec générosité ses anecdotes de sorties photo, des plus magiques aux plus mouvementées, et dévoile les coulisses de ses projets visant à ouvrir au public les portes de lieux emblématiques comme la Tour Saint-Jacques ou le Panthéon.

Gogojungle, le roi des heures bleues et des vues époustouflantes sur Paris

Un historien sur les toits de Paris

Derrière le pseudonyme Gogojungle se cache Fred, un Parisien de cœur et historien de formation qui travaille dans la capitale depuis plus de vingt ans. S’il se qualifie lui-même d’« escroc » avec humour, son travail photographique a fait de lui une référence pour qui veut admirer Paris sous son meilleur jour. Son nom de scène, Gogo, est un vestige de ses débuts sur les forums de discussion en ligne, bien avant l’avènement des réseaux sociaux. C’est la naissance de sa fille qui l’a d’abord poussé vers la photographie, puis la démocratisation des smartphones. Paradoxalement, ce n’est pas Paris mais la nature qui a été son premier sujet : « Je faisais de la macro, je mettais des fleurs et des papillons, c’est vraiment un univers que j’adore. »

C’est en suivant sa sœur journaliste sur Instagram qu’il se prend au jeu et commence à bâtir une petite communauté, loin de l’univers qui le fera connaître.

La bascule grâce à la communauté

Le tournant s’opère en 2015, lors d’une balade avec sa fille. Il photographie les grands monuments parisiens avec son smartphone et attire l’attention d’une autre communauté. Il est alors contacté pour rejoindre des groupes de photographes comme Top Paris Photo, animé à l’époque par Patrick Colpron. Il découvre les « Instamites », ces balades photo qui regroupaient des dizaines de passionnés. C’est au contact d’autres photographes comme Lydie Pictures, Sébastien (Spiritual Walker) ou Laurent (le mec qui clique) qu’il apprend les bases techniques : l’utilité d’un trépied, les réglages pour les poses longues, la magie de l’heure bleue. « Les gens t’apprenaient les premières techniques photographiques », se souvient-il. C’est cette émulation qui le pousse à s’équiper et à progresser.

À cette époque, l’algorithme d’Instagram propulse les comptes actifs. Il raconte comment, avec d’autres photographes comme Philapaname et Bertrand, ils gagnaient près de 1000 abonnés par semaine, une croissance aujourd’hui inimaginable.

L’appel de la hauteur

La photographie a permis à Gogojungle de redécouvrir une ville qu’il pensait connaître. D’abord méprisant envers les lieux touristiques, il se prend au jeu et explore les monuments, armé de sa formation d’historien. Il réalise qu’il y a une vraie demande pour savoir comment et quand visiter ces lieux. Mais c’est la prise de hauteur qui devient sa signature. « Il n’y a pas de meilleur endroit pour se sentir libre que lorsque tu es en hauteur », confie-t-il. Cette quête de nouvelles perspectives le mène sur les toits, dans des grues, à la recherche de points de vue inédits. Il raconte avec amusement ses aventures, comme l’escalade de la basilique du Sacré-Cœur avec Karine et David, ou une sortie mouvementée sur un chantier à la Porte de la Chapelle avec Louis, qui se solde par une blessure au pied.

Pour lui, chaque photo est une histoire, un projet, une rencontre. « C’est que du bonheur. Que de belles rencontres, que de beaux moments, que de beaux projets. »

Partager le privilège

Au fil des ans, sa passion s’est transformée en une mission : rendre accessibles les lieux les plus secrets. Avec son acolyte Baptiste, il a initié des ateliers photographiques dans des endroits d’exception, souvent fermés au public aux meilleures heures. Le premier grand projet fut la Tour Saint-Jacques, suivi par le Panthéon et le Théâtre du Châtelet. L’objectif est de démocratiser l’accès à ces vues extraordinaires. « L’intérêt, c’est d’arriver à ouvrir ces lieux pour le plus grand nombre », explique-t-il. Il ne s’agit pas de garder ces spots pour une élite d’influenceurs, mais de permettre à tous les passionnés, quel que soit leur nombre d’abonnés, de vivre ces moments magiques.

Cette démarche, fondée sur le partage, crée un partenariat gagnant-gagnant avec les institutions, qui bénéficient d’une visibilité authentique et puissante.

Les références de l’épisode

  • Personnes : Gogojungle (Fred), Charles Cohen Boyer, Henri Cartier-Bresson, Robert Doisneau, Patrick Colpron, Bertrand, Lydie (Lydie Pictures), Sébastien (Spiritual Walker), Laurent (le mec qui clique), Stéphanie (Blu Tinkerbell), Phil (Philapaname), Georges Armandio, Louis, Carlos Cbarba, David Fossard, Karine Talégao, Ludo (STLR), Maxime (Maximeur), Antoine (Cabou), Riyad (Riyadou), Alice (Aligalem), Baptiste, Morgane (de Des Mots et des Arts), 1993 Paris, Jérôme, Nico, Julien, Yannick, Amandine (Didier Netta), Olivier, Thomas Poulet.
  • Lieux et monuments : Paris, Tour Eiffel, Arc de Triomphe, Tour Montparnasse, Panthéon, Notre-Dame, Place Clichy, Champs-Élysées, Sacré-Cœur, Gare de Lyon, Invalides, Tour Saint-Jacques, Théâtre du Châtelet, Boulevard Haussmann, Opéra Garnier, Opéra Bastille, Basilique Montmartre, Porte de la Chapelle, Petite Ceinture, Pont d’Iéna.
  • Organisations et marques : Instagram, Orange, IRC, Top Paris Photo, PSG, Des Mots et des Arts, Mairie de Paris, Centre des Monuments Nationaux (CMN), Millenium Opéra, Hayat Étoile, Paris Je T’aime, Sortir à Paris, AFP, Reuters, Mercure, TikTok, Samsung, Google (Pixel), Adobe Lightroom, Adobe Photoshop, FNAC, Lumix, Olympus, Nikon.

Au fil de l’épisode

  • Présentation de l’invité, Gogojungle, alias Fred.
  • L’origine du pseudonyme « Gogojungle », né sur les chats en ligne.
  • Ses débuts en photographie, de la naissance de sa fille à la macro de fleurs et d’insectes.
  • Comment il a découvert Instagram pour suivre sa sœur journaliste.
  • Le passage à la photo de Paris et la rencontre avec la communauté « Top Paris Photo ».
  • L’apprentissage des techniques (pose longue, heure bleue) grâce aux autres photographes lors des « Instamites ».
  • La croissance fulgurante de son compte aux débuts d’Instagram.
  • Comment la photographie lui a fait redécouvrir Paris et ses monuments.
  • Sa passion pour la prise de vue en hauteur et les rooftops.
  • L’importance des rencontres et de l’amitié au sein de la communauté photo parisienne.
  • L’émulation positive qui pousse chacun à s’améliorer.
  • Souvenir d’un shooting mémorable : la lune passant au-dessus de la Tour Eiffel depuis une grue.
  • Anecdotes de « galères » : l’escalade du Sacré-Cœur, une blessure après une sortie à Porte de la Chapelle, une rencontre avec un voisin et une bombe lacrymogène.
  • La photo dont il est le plus fier : un balayage lumineux de la Tour Eiffel, entouré d’amis.
  • La naissance des projets d’ateliers photo avec son acolyte Baptiste.
  • L’ouverture de la Tour Saint-Jacques, du Panthéon et du Théâtre du Châtelet au public.
  • La volonté de démocratiser l’accès à des vues privilégiées.
  • Son matériel photo : un système micro 4/3 Lumix, léger et polyvalent.
  • Sa philosophie sur le matériel : l’œil et la composition priment sur la course aux pixels.
  • Sa méthode de travail : il préfère souvent sortir seul pour plus de flexibilité.
  • Son processus de retouche : rapide, sur Lightroom mobile.
  • Sa fréquence de publication : au feeling, sans planning éditorial.
  • Ses conseils aux photographes : se spécialiser, raconter une histoire et prendre soin de sa communauté.
  • Ses projets pour l’avenir : continuer à développer les ateliers avec Baptiste.
  • Sa vie pendant le confinement : cuisine, jardinage, guitare et télétravail.
  • Ce qui lui manque le plus : les amis et un grand pique-nique.

FAQ

Qui est Gogojungle ?

Gogojungle, de son vrai nom Fred, est un photographe passionné par Paris. Historien de formation, il est particulièrement connu pour ses clichés de la capitale pris depuis les toits et autres points de vue en hauteur, souvent à l’heure bleue. Très actif sur Instagram, il est une figure de la communauté des photographes parisiens et co-organise des ateliers pour faire découvrir des lieux emblématiques sous un nouvel angle.

Comment a-t-il commencé la photographie sur Instagram ?

Il a d’abord rejoint Instagram pour suivre sa sœur, qui voyageait beaucoup. Ses premières publications étaient des photos de macrophotographie (fleurs, insectes). Le déclic pour la photo de Paris est venu plus tard, lorsqu’il a été contacté par la communauté « Top Paris Photo ». C’est au contact d’autres photographes, lors de sorties de groupe, qu’il a appris les techniques spécifiques à la photo urbaine et de nuit.

Pourquoi Gogojungle photographie-t-il souvent Paris en hauteur ?

Pour lui, prendre de la hauteur offre un sentiment de liberté et une perspective unique sur la ville. Après avoir photographié Paris au niveau de la rue, il a cherché de nouveaux défis et de nouveaux angles. Les toits, les monuments et parfois même les grues sont devenus son terrain de jeu pour capturer des vues spectaculaires et partager une vision différente et magique de la capitale.

Quels sont les projets photographiques de Gogojungle ?

Avec son ami photographe Baptiste, Gogojungle a lancé une série d’ateliers photo. Leur objectif est d’ouvrir au grand public des lieux parisiens iconiques mais souvent inaccessibles, surtout aux meilleures heures pour la photo (coucher de soleil, heure bleue). Ils ont ainsi organisé des sessions sur les toits de la Tour Saint-Jacques, du Panthéon ou encore du Théâtre du Châtelet, avec la volonté de partager ces moments privilégiés.

Quel matériel photo Gogojungle utilise-t-il ?

Il privilégie un équipement léger et peu encombrant. Il utilise un appareil photo du système micro 4/3 (Lumix), qui lui permet d’avoir une grande polyvalence de focales sans le poids d’un système plein format. Il insiste sur le fait que le plus important n’est pas le matériel, mais l’œil du photographe, sa vision et sa capacité à composer une image, même avec un équipement simple.

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