L’art de la démultiplication
Hugo Bentz jongle avec plusieurs casquettes : entrepreneur depuis quinze ans, créateur de contenus sur de multiples plateformes et nouvellement auteur. Son secret ne réside pas dans des journées plus longues, mais dans une organisation pensée pour la croissance et l’efficacité. Il a bâti un véritable écosystème autour de sa marque personnelle, « La Bible de l’Orga », en partant d’un simple contenu sur LinkedIn pour le décliner en playbook, en newsletter puis en livre. Cette stratégie repose sur deux piliers fondamentaux : l’optimisation, en recyclant et améliorant constamment son contenu, et la délégation massive. Il confie ainsi la distribution de ses contenus ou la gestion de certaines tâches pour se concentrer sur son activité principale : son startup studio, La Chapelle.
Cette approche lui permet de piloter plusieurs projets sans s’épuiser, en plaçant des responsables sur chaque business unit et en gardant une vision d’ensemble.
Le cadre et le rituel
La productivité d’Hugo Bentz repose sur des habitudes non négociables. La plus importante est son créneau de travail matinal, de 6 h à 9 h, qu’il considère comme son « sweet spot », le moment où « toute la magie opère ». Durant ces trois heures, il s’attaque aux tâches les plus complexes, suivant le principe du « eat that frog » : commencer par le plus difficile. Ses matinées sont sanctuarisées, sans aucun rendez-vous, pour préserver cette concentration intense. L’après-midi est réservé aux interactions sociales, comme les réunions ou les enregistrements de podcasts, des moments où son énergie est différente mais toujours présente par respect pour ses interlocuteurs.
Il insiste sur l’importance de trouver son propre rythme : « Si quelqu’un sur sweet spot, c’est de 22h à 1h du matin, en fait, c’est exactement le même résultat. » L’essentiel est d’être en accord avec soi-même pour atteindre ses objectifs.
Savoir renoncer pour mieux avancer
Avec une grande franchise, Hugo Bentz aborde les aspects moins glorieux de l’entrepreneuriat, comme la difficulté à abandonner un projet. Il raconte comment un simple tableau affichant la rentabilité de ses différentes activités l’a forcé à admettre qu’il devait arrêter trois projets qui ne généraient quasiment aucun chiffre d’affaires. Cette prise de conscience, souvent difficile car on est « amoureux de son projet », est essentielle. Il conseille de s’appuyer sur le regard extérieur et bienveillant de ses pairs pour prendre de telles décisions. Récemment, il a lui-même traversé une période d’introspection qui l’a conduit à se recentrer sur sa vision à long terme, quitte à refuser des opportunités rentables mais énergivores, comme le coaching ou un projet de mastermind.
Il confie avoir lutté contre la sur-optimisation, cette tendance à vouloir rentabiliser chaque minute, qui devenait contre-productive et source d’angoisse. « Il faut arrêter aussi de trop se prendre la tête », conclut-il, prônant un apaisement et le droit à la récompense sans culpabilité.
Pour aller plus loin
- Le profil LinkedIn d’Hugo Bentz
- Le compte Instagram d’Hugo Bentz
- Les notes de l’épisode sur le site TheBBoost
Les références de l’épisode
- Son livre : « La Bible de l’Orga »
- Son startup studio : La Chapelle
- Son club d’entrepreneurs : Le Poney Club
- Personnalité citée : Christophe Charles, cofondateur de Cidiscos
- Plateformes : LinkedIn, Instagram, YouTube, Notion
- Sport pratiqué : le padel
- Concepts de productivité : « eat that frog », « fake it until you make it », « le mieux est l’ennemi du bien »
Au fil de l’épisode
- [00:00:42] — Présentation d’Hugo Bentz, entrepreneur multi-projets, créateur de contenu et auteur.
- Le principe de l’écosystème « La Bible de l’Orga » : recycler et améliorer le contenu sur différents supports.
- L’importance de la délégation pour gérer plusieurs activités.
- Le rapid fire : ses préférences entre matin et soir, papier et digital.
- Le conseil surcoté selon lui : « savoir dire non », qui dépend du stade de sa carrière.
- Son habitude étrange mais efficace : écouter la même playlist chaque matin pour se mettre en condition de travail.
- [00:07:36] — L’astuce contre-intuitive : commencer sa journée par la tâche la plus difficile (« manger le crapaud »).
- [00:08:35] — La première habitude à mettre en place si l’on repartait de zéro : se créer une audience sur LinkedIn.
- [00:09:19] — Ses trois habitudes non négociables : jouer au padel, se lever à 6h pour travailler et n’avoir aucun rendez-vous le matin.
- [00:12:17] — Sa méthodologie d’organisation hebdomadaire : des matinées en blocs de tâches et des après-midis plus libres.
- [00:15:26] — Son mantra contre le perfectionnisme et la procrastination : « le mieux est l’ennemi du bien ».
- [00:17:37] — Que faire quand rien ne semble fonctionner ? Se faire coacher ou s’auto-coacher en se reconnectant à sa vision et ses objectifs.
- [00:21:01] — Quand faut-il lâcher ou persévérer sur un projet ? L’importance de regarder les chiffres et d’écouter les retours de ses pairs.
- L’exemple de son club d’entrepreneurs, le Poney Club, qu’il a accepté de ne pas monétiser.
- La décision difficile d’annuler un projet de mastermind rentable mais qui le détournait de sa vision principale.
- [00:28:03] — Les trois prises de conscience issues de sa récente période d’introspection : « less is more », penser long terme et arrêter la sur-optimisation.
- Ses confidences sur ses difficultés financières et la pression de devoir accepter des missions court-termistes.
- [00:38:09] — L’habitude la plus « game changer » : le créneau sacré de 6h à 9h, son « sweet spot ».
- L’importance de ne pas culpabiliser si son propre « sweet spot » est le soir.
- [00:39:58] — La question cruciale à se poser plusieurs fois par jour : « Est-ce que tu es sûr et certain que tu es en train de faire quelque chose d’important ? »
- [00:40:48] — Où retrouver Hugo Bentz (LinkedIn et Instagram).
FAQ
Qui est Hugo Bentz ?
Hugo Bentz est un entrepreneur français, créateur de contenus et auteur. Actif depuis une quinzaine d’années, il a monté plusieurs entreprises et dirige aujourd’hui le startup studio La Chapelle. Il est également l’auteur du livre « La Bible de l’Orga », qui synthétise son expertise en matière d’organisation et de productivité, un sujet qu’il aborde largement sur les réseaux sociaux comme LinkedIn et Instagram.
Qu’est-ce que le « sweet spot » de productivité selon Hugo Bentz ?
Le « sweet spot » est le créneau horaire où une personne est naturellement la plus productive et concentrée. Pour Hugo Bentz, ce moment se situe entre 6h et 9h du matin. Il insiste sur le fait que ce créneau est propre à chacun : pour d’autres, il peut être tard le soir. L’important n’est pas l’heure, mais d’identifier ce moment privilégié et de le protéger pour y accomplir les tâches les plus exigeantes.
Comment Hugo Bentz lutte-t-il contre le perfectionnisme ?
Pour contrer le perfectionnisme, qui mène souvent à la procrastination, Hugo Bentz s’appuie sur un mantra hérité de son premier mentor : « le mieux est l’ennemi du bien ». Cette phrase l’encourage à passer à l’action rapidement, quitte à ce que le résultat ne soit pas parfait. Il préfère lancer plusieurs initiatives imparfaites pour s’assurer que certaines fonctionneront, plutôt que d’attendre des conditions idéales qui ne viennent jamais.
Pourquoi est-il crucial de savoir abandonner un projet ?
Selon Hugo Bentz, il est essentiel de savoir abandonner un projet pour ne pas gaspiller son temps et son énergie. Il explique qu’on peut être émotionnellement attaché à une idée, même si elle n’est pas viable. Pour décider, il se base sur des données objectives comme la rentabilité, mais aussi sur les conseils de ses pairs. Savoir renoncer permet de se recentrer sur les activités qui fonctionnent vraiment et qui sont alignées avec sa vision à long terme.
Quelle est l’habitude la plus contre-productive qu’il a abandonnée ?
Hugo Bentz a pris conscience que sa quête d’optimisation à outrance était devenue contre-productive. Le fait de vouloir rentabiliser chaque seconde, comme répondre à des emails à un feu rouge, générait plus de fatigue et d’angoisse qu’un réel gain d’efficacité. Il travaille désormais à lâcher prise, à accepter que tout ne soit pas parfait et à s’accorder des moments de récompense sans culpabiliser.
