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Comment Instagram a-t-il modifié la photographie ?

À partir d'une simple question vue sur Twitter, l'animateur Adrelanine analyse en profondeur comment Instagram a redéfini les règles de la photographie contemporaine. Il décortique les codes spécifiques de la plateforme, de l'importance du "feed" qui privilégie la cohérence d'ensemble à la force d'une image unique, à l'évolution des formats qui contraignent la composition. L'épisode explore la distinction entre le photographe traditionnel et l'"instagrammeur", dont le contenu est optimisé pour l'algorithme. Une réflexion sur la créativité à l'ère du "wow effect", où les images spectaculaires éclipsent souvent les œuvres plus subtiles.

Instagram, son influence sur les codes et la pratique de la photographie

Les nouvelles règles du jeu

Partant d’une question lancée sur Twitter – « Comment Instagram a-t-il modifié la photographie ? » – Adrelanine propose une analyse personnelle des transformations induites par le réseau social. Il rappelle d’abord un principe essentiel : chaque plateforme possède ses propres codes et s’adresse à un public spécifique. Pour Instagram, le concept central est celui du « feed », la grille qui présente l’ensemble des photos. Cette disposition change la manière d’apprécier les images : au lieu de se concentrer sur une seule œuvre, le regard évalue la cohérence globale, l’harmonie des couleurs et des compositions. La photographie devient alors une série, un ensemble pensé pour être vu comme un tout.

Cette logique est renforcée par les contraintes de format. Si la plateforme a évolué depuis son format carré originel, elle reste optimisée pour un affichage vertical sur smartphone, ce qui influence directement le travail de composition des photographes. Adrelanine souligne ainsi l’émergence d’une distinction claire entre le photographe et l’« instagrammeur », ce dernier produisant un contenu spécifiquement calibré pour la plateforme. « Je vois mal certaines photos de rooftop, d’architecture avec un personnage central ou des photos de boule en verre, être exposé chez quelqu’un en musée ou même gagner un concours de photographie », explique-t-il.

Enfin, l’animateur aborde l’impact de l’algorithme, qui tend à favoriser un certain type de contenu. Pour réussir sur Instagram, il faut produire des images à « wow effect » : des photos très visuelles, souvent retouchées, avec des couleurs saturées, des levers de soleil spectaculaires ou des prises de vue par drone. Cette prime au spectaculaire peut être frustrante pour les créateurs dont le travail, plus subtil, se retrouve noyé dans la masse. Une réflexion sur la créativité et les compromis à l’ère des réseaux sociaux.

Pour aller plus loin

Les références de l’épisode

  • Instagram
  • Twitter
  • Facebook
  • Snapchat
  • Photoshop
  • Polaroid

Au fil de l’épisode

  • Le point de départ de la réflexion : une question posée sur Twitter.
  • Chaque réseau social a ses propres codes et son propre public.
  • L’importance du « feed » sur Instagram, qui privilégie la cohérence de l’ensemble sur la qualité d’une seule photo.
  • L’évolution des formats sur la plateforme, du carré historique aux formats verticaux et horizontaux.
  • La distinction entre être photographe et être « instagrammeur ».
  • L’émergence d’un style photographique propre à Instagram, basé sur le « wow effect ».
  • La difficulté pour les photos plus subtiles de trouver leur place face à l’algorithme.
  • La frustration de voir une photo longuement travaillée être ignorée au profit d’une image plus spectaculaire mais moins recherchée.
  • La réflexion personnelle de l’animateur sur sa propre pratique, entre critique des clichés et leur utilisation.

FAQ

Comment Instagram a-t-il changé la perception de la photographie ?

Selon l’épisode, Instagram a déplacé l’attention de l’image unique vers le « feed », c’est-à-dire la cohérence visuelle de l’ensemble de la galerie d’un utilisateur. La plateforme a aussi favorisé une esthétique du « wow effect », où les images très spectaculaires, colorées et souvent retouchées sont davantage récompensées par l’algorithme, au détriment parfois de travaux plus subtils ou conceptuels.

Quelle est la différence entre un photographe et un « instagrammeur » selon l’épisode ?

Un « instagrammeur » est une personne qui crée du contenu spécifiquement pensé et optimisé pour la plateforme Instagram, en respectant ses codes (formats, styles, recherche du « wow effect »). Un photographe, au sens plus traditionnel, peut avoir une démarche artistique qui ne correspond pas nécessairement aux exigences de l’algorithme pour gagner en visibilité sur le réseau social.

Pourquoi le format des photos est-il si important sur Instagram ?

Le format est crucial car il contraint la création. À ses débuts, Instagram a imposé le format carré, qui est devenu sa signature. Bien que la plateforme autorise aujourd’hui les formats verticaux et horizontaux, l’affichage reste optimisé pour les écrans de smartphone. Cette contrainte technique influence directement la manière dont les photographes composent leurs images pour qu’elles soient efficaces sur le réseau.

Qu’est-ce que le « wow effect » mentionné dans le podcast ?

Le « wow effect » désigne la tendance de l’algorithme d’Instagram à mettre en avant les images qui provoquent une réaction visuelle immédiate et forte. Cela inclut typiquement les photos aux couleurs vives, les montages Photoshop impressionnants, les levers de soleil spectaculaires, les reflets dans les flaques d’eau ou les vues de drone. Ce type de contenu est privilégié car il capte rapidement l’attention.

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