Du Puy du Fou au tour du monde
Né dans une ferme en Vendée, non loin du Puy du Fou, Jean-Paul Nacivet n’était pas prédestiné à parcourir le monde. C’est pourtant un premier emploi dans la géophysique qui l’envoie sur tous les continents, de Madagascar au Moyen-Orient en passant par le Texas. Cette expérience éveille en lui le désir d’un voyage plus personnel. En 1975, avec une bande d’amis, il se lance dans un tour du monde de deux ans et demi, sac au dos. Le périple commence de manière symbolique : à pied jusqu’à la Gare du Nord à Paris, puis en train vers Moscou, avec la volonté de « sentir la terre et les distances ». Ce voyage est une aventure humaine, partagée à cinq, où l’argent mis en commun soude le groupe.
« Un voyage de 1000 kilomètres commence par un simple pas », avait écrit un ami sur son carnet de bord. Pour Jean-Paul Nacivet, ce pas l’a mené à la découverte des cultures du monde entier, des musées de Leningrad aux peuples d’Asie.
Photographe, de Tokyo à Bali
La photographie est une passion ancienne pour Jean-Paul Nacivet, qui se souvient avoir bricolé son premier agrandisseur dans le grenier de la ferme familiale. Mais c’est au retour de son tour du monde qu’il en fait son métier. Une anecdote illustre sa pratique de l’époque : pendant deux ans et demi, il expédiait ses pellicules à Paris sans jamais voir le résultat, attendant son retour pour découvrir ses images. Après avoir rencontré sa femme Danielle sur le toit d’un bus au Népal, il s’installe avec elle au Japon. Il y démarre sa carrière, travaillant avec une trentaine d’agences photo à travers le monde. Il profite alors de ce qu’il nomme « les années d’or du droit d’auteur ».
Des années plus tard, en 1996, un voyage à Bali avec ses amis de l’époque ravive son amour pour l’Asie. L’année suivante, il y déménage avec sa famille. Aujourd’hui, il dirige quatre galeries sur l’île, un projet familial né sous l’impulsion de ses enfants, et envisage même d’en ouvrir une à Paris.
Pour aller plus loin
- Le compte Instagram d’Alexandre Sattler
- La page Facebook d’Alexandre Sattler
- Le site officiel du photographe Alexandre Sattler
- Le site de l’association Regard’Ailleurs
Les références de l’épisode
- Personnes : Danielle Nacivet, Gérard Lecruc.
- Lieux : Bali (Seminyak, Ubud), Vendée, Puy du Fou, Madagascar, Irak, Syrie, Liban, Texas (Houston), Paris (Gare du Nord), Moscou, Leningrad, Japon (Tokyo), Corée, Taïwan, Inde, Népal (Katmandou, Pokhara), Bourgogne.
- Organisations et entreprises : La Gazette de Bali, Compagnie Générale de Géophysique, Mandrely Industry, Odeon Photo.
- Culture et sites : Musée de l’Ermitage, Jemma Sam Trek (Tour de l’Annapurna).
Au fil de l’épisode
- Le cadre de l’interview : la maison de Jean-Paul Nacivet à Seminyak, Bali.
- Ses origines dans une ferme en Vendée, près du Puy du Fou.
- Son premier emploi dans la géophysique qui l’a mené à Madagascar, au Moyen-Orient et au Texas.
- Le départ pour un tour du monde avec des amis le 7 octobre 1975, de Paris à Moscou en train.
- La philosophie du voyage : partir léger, en sac à dos, pour mieux sentir les distances et les cultures.
- L’organisation financière du groupe de cinq voyageurs, avec une caisse commune.
- Le profil des voyageurs dans les années 70 : peu nombreux, principalement des Européens.
- Sa rencontre avec sa future femme, Danielle, sur le toit d’un bus au Népal.
- Sa passion précoce pour la photo et la fabrication de son propre agrandisseur.
- Ses débuts comme photographe professionnel après son retour en France.
- Son expatriation de trois ans au Japon avec Danielle, qui y travaillait comme mannequin.
- L’anecdote sur ses pellicules envoyées à Paris, qu’il n’a vues développées que deux ans et demi plus tard.
- Sa collaboration avec une trentaine d’agences photo à l’international.
- Sa technique pour les scènes idéales : prendre 36 fois la même photo pour s’assurer le cliché parfait.
- Son retour à Bali en 1996 pour un anniversaire de voyage, qui a mené à son installation en 1997.
- Sa vision de la possession matérielle, inspirée par les saddhous en Inde.
- La création de ses quatre galeries photo à Bali, un projet familial.
- Son projet d’ouvrir une nouvelle galerie à Paris.
FAQ
Qui est Jean-Paul Nacivet ?
Jean-Paul Nacivet est un photographe français installé à Bali. Originaire de Vendée, il a parcouru le monde, d’abord pour son travail puis lors d’un long voyage initiatique dans les années 70. Sa carrière de photographe l’a mené à travailler pour de nombreuses agences internationales. Aujourd’hui, il gère avec sa famille quatre galeries à Bali où il expose et vend ses tirages, principalement des images de l’île.
Comment Jean-Paul Nacivet a-t-il commencé à voyager ?
Son premier contact avec le voyage s’est fait dans un cadre professionnel, pour la Compagnie Générale de Géophysique, qui l’a envoyé à Madagascar, au Moyen-Orient et au Texas. Cette expérience a nourri son désir d’explorer le monde par lui-même. En 1975, il a démissionné pour entreprendre un tour du monde de deux ans et demi en sac à dos avec des amis, un voyage qui a profondément marqué sa vie.
Comment Jean-Paul Nacivet est-il devenu photographe professionnel ?
Passionné de photographie depuis son adolescence, où il a fabriqué son propre matériel, il a décidé d’en faire son métier après son tour du monde. En montrant ses milliers de diapositives, on l’encourage à contacter des magazines. Il a commencé par vendre des reportages, puis a collaboré avec une trentaine d’agences photo dans le monde entier après avoir vécu trois ans au Japon, où sa carrière a véritablement décollé.
Pourquoi Jean-Paul Nacivet s’est-il installé à Bali ?
Bien qu’il ait beaucoup voyagé en Asie, Jean-Paul Nacivet n’était pas retourné à Bali depuis son tour du monde. En 1996, il y organise un voyage pour fêter les 20 ans de son premier passage avec ses amis. Ce séjour est une redécouverte pour lui et une révélation pour sa femme, Danielle. Séduits, ils décident de revenir quelques mois plus tard et organisent leur déménagement depuis la France pour s’y installer en 1997.
