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[SPOTLIGHT#6] Quitter un emploi à 150k an pour monter son business avec Julie de Make My Mask

Comment passe-t-on d'un poste confortable à 150 000 euros par an dans l'industrie pharmaceutique à la création d'une start-up de cosmétiques ? C'est le parcours de Julie Bernet, docteure en pharmacie et cofondatrice de Make My Mask. Suite à une chute de cheveux post-partum, elle a identifié un besoin : des soins capillaires naturels, efficaces et simples à utiliser. Elle a alors développé une solution innovante : des masques sur-mesure pour le cuir chevelu, formulés à partir d'un diagnostic en ligne précis. Dans cet épisode, Julie raconte son histoire, les défis de sa reconversion et les leçons tirées de son aventure entrepreneuriale.

de la pharmacie à l'entrepreneuriat capillaire sur-mesure

Quitter la sécurité pour l’entrepreneuriat

Julie Bernet raconte son parcours, de ses études de pharmacie à un poste très bien rémunéré à Genève dans l’industrie pharmaceutique. Elle explique qu’elle n’a pas quitté son emploi par dépit, mais par une véritable envie d’entreprendre, sentant qu’il y avait une opportunité de marché à saisir. Cette passion pour son travail, elle a décidé de l’investir dans son propre projet. « Je me suis dit : “tiens, cette passion, ce serait bien de la mettre dans quelque chose pour moi, pour mon entreprise” », confie-t-elle.

Ce saut dans l’inconnu a été motivé par une vision claire et le désir de construire quelque chose qui lui appartenait.

La naissance d’une idée

L’idée de Make My Mask est née d’une expérience personnelle : une importante chute de cheveux après sa grossesse en 2018. En cherchant des solutions, Julie s’est tournée vers les poudres de plantes et a constaté leur efficacité. Elle a cependant réalisé que le processus était complexe pour le grand public : difficile de choisir les bons ingrédients parmi des milliers de références et de trouver le temps de préparer les masques. « Il faut juste démocratiser ça, il faut le rendre déjà sexy, ce qui n’est pas le cas actuellement », explique-t-elle.

Son objectif : proposer une solution simple, prête à l’emploi et personnalisée grâce à un diagnostic capillaire en ligne, en se concentrant sur la santé du cuir chevelu, la véritable source de beaux cheveux.

Leçons d’une jeune start-up

Julie Bernet revient sur les facteurs de réussite et les erreurs de ses débuts. Le succès de Make My Mask repose sur sa capacité à résoudre une vraie « peine » pour ses clientes, qui, une fois convaincues par l’efficacité du produit, en deviennent les meilleures ambassadrices. À l’inverse, sa plus grande erreur a été de trop miser sur le marketing d’influence au tout début, en signant des contrats à long terme qui se sont avérés peu rentables. « Ça nous a fait perdre quand même beaucoup d’argent et ça, on se mord encore un peu les doigts d’avoir fait certains choix comme ça trop tôt », admet-elle.

Cette expérience lui a appris l’importance de la flexibilité et de ne pas s’enfermer dans des stratégies qui peuvent rapidement devenir obsolètes.

Pour aller plus loin

Les références de l’épisode

  • Make My Mask
  • Aromazone
  • WAM
  • Pauline Laigneau
  • Le Super Daily
  • Thomas Edison

Au fil de l’épisode

  • Le parcours de Julie Bernet : docteure en pharmacie, salariée dans l’industrie pharmaceutique à Genève.
  • La décision de quitter un emploi à 150 000 euros par an pour se lancer dans l’entrepreneuriat.
  • L’origine de l’idée Make My Mask : une chute de cheveux post-partum.
  • Le constat sur le marché : les solutions naturelles existent mais sont trop complexes pour le grand public.
  • La création d’un diagnostic capillaire en ligne pour proposer des soins sur-mesure.
  • L’innovation principale : se concentrer sur le soin du cuir chevelu (« scalp care ») plutôt que sur les longueurs.
  • Le modèle économique basé sur des cures de plusieurs mois et un système d’abonnement.
  • Le profil de la cliente idéale : une personne souffrant d’une vraie problématique capillaire.
  • Le rôle du bouche-à-oreille et des recommandations dans le développement de la marque.
  • La plus grande erreur de départ : investir dans des contrats d’influence à long terme et peu rentables.
  • La devise qui la guide : « plus on essaie, plus on a de chances d’y arriver ».
  • Sa principale source d’inspiration et de formation : les podcasts business.

FAQ

Qui est Julie Bernet ?

Julie Bernet est la cofondatrice de la marque de soins capillaires Make My Mask. Docteure en pharmacie de formation, elle a travaillé plusieurs années dans l’industrie pharmaceutique à Genève avant de quitter son poste pour se lancer dans l’entrepreneuriat. Son projet est né de sa propre expérience avec la chute de cheveux post-partum et de sa volonté de créer une solution naturelle et efficace.

Qu’est-ce que Make My Mask ?

Make My Mask est une entreprise française qui propose des masques capillaires sur-mesure, 100% naturels et bio. Le concept repose sur un diagnostic en ligne qui permet d’identifier les besoins spécifiques de chaque personne. La marque se distingue par son approche centrée sur la santé du cuir chevelu (« scalp care »), considérant que c’est à la racine que se joue la santé globale des cheveux.

Pourquoi a-t-elle créé Make My Mask ?

Julie Bernet a créé Make My Mask après avoir personnellement souffert d’une importante chute de cheveux après sa grossesse. En cherchant des remèdes, elle a découvert l’efficacité des poudres de plantes mais a trouvé leur utilisation compliquée. Elle a donc voulu démocratiser cette approche en proposant une solution simple, rapide et personnalisée pour traiter durablement les problématiques capillaires à la source.

Quelle est la particularité des soins Make My Mask ?

La principale particularité des soins Make My Mask est de se concentrer exclusivement sur le cuir chevelu. Contrairement aux masques traditionnels qui ciblent les longueurs, Julie Bernet part du principe que la santé du cheveu se construit à la racine. En traitant le cuir chevelu avec des ingrédients naturels adaptés, ses produits visent à résoudre les problèmes de fond sur le long terme.

Quelle a été la plus grande erreur de Julie Bernet en lançant son entreprise ?

Selon elle, sa plus grande erreur a été d’investir trop tôt et de manière trop rigide dans le marketing d’influence. Elle a signé des contrats sur six à douze mois avec des influenceuses qui n’ont que très peu converti. Cet investissement important au début de son activité lui a fait perdre de l’argent qu’elle aurait pu allouer à d’autres postes, comme la production.

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