La peur de l’échec et le poids des abonnés
Dans cette conversation, Julien (RCB Tones) et Adrelanine discutent de la réalité du marketing pour un photographe sur Instagram. Adrelanine évoque sa crainte de lancer un giveaway pour atteindre les 2000 abonnés, une peur de « bider » et de perdre en crédibilité. Julien le pousse à dépasser cette peur du regard des autres, arguant qu’il vaut mieux essayer et échouer que de ne rien faire. Cette discussion révèle une tension centrale : la course aux abonnés n’est pas qu’une question d’ego. Pour Adrelanine, c’est une porte d’entrée vers des collaborations et des accréditations professionnelles, qui lui sont pour l’instant refusées. Il exprime sa frustration face à ce qu’il perçoit comme une barrière injuste : « Je veux des choses que je ne peux pas avoir parce que j’ai le nombre d’abonnés que j’ai. »
L’échange met en lumière la pression de la croissance et l’impatience de voir ses ambitions se concrétiser, face à un système où la visibilité numérique conditionne les opportunités.
Stratégies de contenu et plateformes
Le débat s’oriente ensuite vers les stratégies de contenu concrètes. Face à la question de la fréquence de publication, de nombreux photographes invoquent le perfectionnisme ou le manque de photos. Pour Julien, ce sont de fausses excuses. Il encourage à publier davantage, même des images que l’on juge moins parfaites, pour laisser le public décider. Adrelanine, très attaché à la cohérence de son feed, y voit un risque pour sa « marque de fabrique ». Julien l’incite à expérimenter, à prendre des risques et à analyser les résultats sans a priori. Ils soulignent également la puissance sous-estimée de Twitter, une plateforme où le contenu de qualité peut devenir viral et ramener des abonnés très engagés sur Instagram. « La communauté Twitter, elle est indescriptible. Elle est tellement plus puissante que la communauté d’Instagram », affirme Adrelanine.
Ils concluent sur l’importance de diversifier les formats (vidéos, extraits de podcast) et d’investir, même modestement, dans les publicités Instagram, considérées comme un levier de croissance encore accessible avant que les coûts n’explosent.
Pour aller plus loin
Les références de l’épisode
- Personnes : Gary Vaynerchuk (cité comme Gary), Jaze, Lord Esperanza, Ryan Millier.
- Réseaux sociaux et plateformes : Instagram, Twitter, Snapchat, YouTube.
- Logiciels : Lightroom, After Effects.
- Média : MJK Live.
Au fil de l’épisode
- Le projet de giveaway d’Adrelanine pour atteindre les 2000 abonnés et sa peur de l’échec.
- La discussion sur la peur du regard des autres comme frein à l’action.
- Le nombre d’abonnés vu comme une clé indispensable pour accéder à des opportunités professionnelles (collaborations, accréditations).
- Le débat sur la fréquence de publication : faut-il poster tous les jours au risque de sacrifier la qualité ?
- L’excuse du perfectionnisme pour ne pas publier son travail.
- L’importance de l’esthétique et de la cohérence du feed Instagram comme « marque de fabrique ».
- La puissance de Twitter pour générer de l’engagement et attirer une audience qualifiée sur Instagram.
- L’efficacité des photos de longue exposition et d’astrophotographie pour capter l’attention.
- La stratégie de recyclage de contenu, comme transformer un podcast en extraits vidéo pour les réseaux.
- L’intérêt d’investir dans les publicités Instagram avant que leurs coûts n’augmentent.
FAQ
Qui est Julien (RCB Tones) ?
Julien, connu sur Instagram sous le pseudonyme RCB Tones, est un photographe. Dans cet épisode, il échange avec l’animateur Adrelanine sur les aspects marketing et stratégiques du métier de photographe sur les réseaux sociaux. Il partage sa vision pragmatique, encourageant à la prise de risque, à l’expérimentation et à une approche du contenu axée sur la croissance et l’engagement de l’audience.
Pourquoi le nombre d’abonnés est-il important sur Instagram ?
Selon la conversation, le nombre d’abonnés n’est pas seulement une mesure de popularité, mais un véritable sésame pour des opportunités professionnelles. Adrelanine explique que des marques ou des organisateurs d’événements se basent sur ce chiffre pour accorder des collaborations ou des accréditations. Avoir un faible nombre d’abonnés peut donc fermer des portes, indépendamment de la qualité du travail photographique.
Faut-il poster tous les jours sur Instagram ?
L’épisode présente un débat sur ce point. Julien soutient qu’il faut poster fréquemment et que le perfectionnisme est souvent une excuse pour ne pas le faire. Il pense qu’il est crucial de donner du contenu à son audience pour qu’elle puisse le juger. Adrelanine est plus réticent, craignant de dénaturer la cohérence de son feed, qu’il considère comme une signature. La discussion suggère qu’il faut trouver un équilibre et surtout, oser tester.
Comment utiliser Twitter pour développer son compte Instagram ?
Adrelanine et Julien s’accordent sur le potentiel de Twitter, une plateforme jugée plus puissante qu’Instagram en termes de communauté. La stratégie consiste à y publier ses meilleures photos, souvent par séries de quatre, avec une légende percutante. Ce format génère beaucoup d’engagement (retweets, likes) et peut diriger un trafic important et très qualifié vers son profil Instagram, entraînant des vagues d’abonnements actifs.
Quelle est la vision de la photographie abordée dans l’épisode ?
L’animateur prévient dès le début : cet épisode ne traite pas de la photographie en tant qu’art, mais comme un business. La discussion est entièrement axée sur le marketing, la stratégie de croissance et les moyens de vivre de son travail. Les sujets abordés sont les clics, les followers, les giveaways et les publicités, dans une approche pragmatique visant à développer sa présence en ligne pour générer des revenus et des opportunités.
