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Festival Portrait(s) Vichy 2018 : Rencontre avec Justine Tjallinks

Rencontre avec la photographe néerlandaise Justine Tjallinks, à l'occasion du festival Portrait(s) de Vichy en 2018. Connue pour son esthétique léchée qui mêle les codes de la mode aux influences de la peinture flamande, elle présente sa série « The Beauty is always strange ». Justine Tjallinks y explore la diversité et la beauté à travers des portraits de personnes atteintes d'albinisme, souvent malvoyantes. Elle raconte sa démarche singulière pour diriger ses modèles, la relation de confiance qu'elle instaure et comment la force de caractère de ses sujets, comme la jeune Myriam, transforme son intention artistique initiale.

Justine Tjallinks, la beauté étrange et la force des regards empêchés

La beauté dans la différence

Venue d’Amsterdam, la photographe Justine Tjallinks explique sa démarche artistique, qu’elle situe à la croisée des chemins. Son travail s’inspire des maîtres de la peinture flamande tout en conservant une approche très contemporaine, fortement marquée par son passé de directrice artistique dans des magazines de mode. Son objectif principal est de mettre en lumière la beauté dans sa diversité. Pour sa série exposée à Vichy, elle a choisi de photographier des personnes atteintes d’albinisme, qui sont pour la plupart malvoyantes. Elle raconte comment elle parvient à les diriger : sans être autoritaire, elle instaure un climat de confiance et d’échange d’énergie, se fiant à sa voix pour guider ses modèles vers une pose naturelle.

L’une de ses modèles, Myriam, l’a particulièrement marquée par sa force de caractère. « Ma intention de créer des photos plus fragiles, mais parce qu’elle était une personne forte, les images ont été très fortes », confie-t-elle. Cette interaction entre sa vision et la personnalité du sujet est au cœur de son processus créatif.

Les références de l’épisode

  • Justine Tjallinks
  • Festival Portrait(s) de Vichy 2018
  • Série « The Beauty is always strange »
  • Gilles Coulon
  • Exposition « Entrevues »
  • Myriam, l’un des modèles de la photographe
  • Amsterdam

Au fil de l’épisode

  • Présentation de Justine Tjallinks, photographe néerlandaise.
  • Son style : un mélange d’inspiration de la peinture flamande et d’esthétique mode contemporaine.
  • Le thème central de son travail : la célébration de la beauté et de la diversité.
  • Sa série de portraits de personnes atteintes d’albinisme.
  • La particularité de diriger des modèles malvoyants, en se basant sur la confiance et l’énergie.
  • L’anecdote sur sa modèle Myriam, dont la forte personnalité a influencé le rendu final des photos.
  • Son parcours de directrice artistique et ses collaborations avec des créateurs de mode.

FAQ

Qui est Justine Tjallinks ?

Justine Tjallinks est une photographe néerlandaise originaire d’Amsterdam. Avant de se consacrer pleinement à la photographie, elle a travaillé comme directrice artistique pour des magazines de mode. Son travail se distingue par une esthétique très soignée qui combine l’influence des maîtres de la peinture flamande avec les codes de la photographie de mode contemporaine.

Quel est le sujet de sa série photographique présentée à Vichy ?

Sa série, intitulée « The Beauty is always strange », est une exploration de la diversité de la beauté. Elle est composée de portraits de personnes atteintes d’albinisme. À travers ces images, Justine Tjallinks cherche à mettre en lumière une beauté singulière, loin des standards habituels, en capturant la force et la personnalité de ses modèles.

Comment Justine Tjallinks travaille-t-elle avec des modèles malvoyants ?

Pour diriger ses modèles qui sont souvent malvoyants, Justine Tjallinks n’utilise pas de directives visuelles. Elle instaure une relation de confiance et d’échange d’énergie, utilisant sa voix pour guider la personne. Elle cherche à ce que ses modèles se sentent à l’aise pour obtenir une pose qui semble naturelle et non forcée, résultant d’une collaboration.

Quelle est l’influence de la mode dans son travail ?

La mode est une composante essentielle de son esthétique. Ayant été directrice artistique, elle utilise ses contacts avec des créateurs pour habiller ses modèles. Les vêtements ne sont pas un simple accessoire mais un élément à part entière de la composition, choisis pour compléter et dialoguer avec la personnalité et la particularité du sujet photographié.

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