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Interview #25 | Léa Cirotteau – Photographe nature en reconversion

Community manager de formation, Léa Cirotteau a fait de la photographie animalière son nouveau métier après un licenciement vécu comme une désillusion professionnelle. Parisienne, elle traque la faune urbaine dans les parcs de la capitale, sans affût, avec un regard doux et un engagement sincère pour la cause animale. Dans cet entretien, elle raconte son parcours, sa passion née au contact d'associations comme Faune Alfort, son refus du spécisme et la construction pas à pas de son activité : vente de tirages, shootings d'animaux de compagnie et reportages. Un témoignage sensible sur la reconversion et la persévérance.

Léa Cirotteau, photographe de la faune urbaine parisienne en reconversion

Du community management à l’objectif photo

Community manager de formation, Léa Cirotteau a longtemps géré la communication d’entreprises sur les réseaux sociaux avant de basculer vers la photographie. Elle raconte un parcours en marketing et communication, plusieurs années passées comme responsable des réseaux sociaux, puis un licenciement qu’elle décrit comme une « désillusion professionnelle ». C’est cette rupture qui la pousse à transformer sa passion en métier. Autodidacte, elle a appris la photo sur Internet, en assimilant d’abord les bases comme le triangle d’exposition, avant de faire évoluer sa pratique et son matériel au fil du temps.

Son pseudonyme, « Parole de Léa », est un héritage : c’était le nom du blog littéraire qu’elle a tenu pendant environ trois ans. Elle l’a conservé, dit-elle, pour associer des textes engagés à ses images.

La faune urbaine, un terrain à part

Parisienne, Léa Cirotteau photographie une faune que beaucoup ignorent : celle des villes. Pigeons, corneilles, écureuils, martins-pêcheurs ou hérons deviennent ses sujets, dans des parcs de la capitale dont elle préfère taire l’emplacement précis pour ne pas les exposer. Elle défend une approche respectueuse, sans affût ni nourrissage — qu’elle juge nocif —, et s’écarte lorsqu’un attroupement risque de déranger l’animal. Son engagement pour la cause animale, nourri par son bénévolat photo auprès de l’association Faune Alfort, se double d’un refus assumé du spécisme : pour elle, « tous les animaux doivent être à la même hauteur ».

Elle revendique un style doux, presque pastel, et cherche à faire aimer des espèces communes, souvent mal-aimées, comme le pigeon.

Construire, pas à pas, un métier de la photographie

Se lancer à son compte, c’est aussi apprivoiser la dimension commerciale. Léa Cirotteau détaille trois offres complémentaires : la vente de tirages, les shootings d’animaux de compagnie et le reportage photographique pour des professionnels. Ses premiers clients sont venus par le bouche-à-oreille, qu’elle présente comme le levier le plus efficace : selon elle, « rien ne vaut le bouche-à-oreille », car on fait confiance à la personne qui recommande. Elle évoque le démarchage « au culot », le risque de s’éparpiller et l’importance de comprendre le besoin du client avant de parler d’argent. Instagram, avec quelques milliers d’abonnés, lui sert surtout de vitrine et de gage de notoriété, plus que de canal de vente direct.

Derrière la stratégie, une réalité assumée : la précarité d’une reconversion et la nécessité, selon ses mots, de se donner « un gros coup de pied aux fesses » pour en vivre.

Pour aller plus loin

Les références de l’épisode

  • Faune Alfort — association de sauvegarde de la faune sauvage, à l’école vétérinaire de Maisons-Alfort, où Léa Cirotteau réalise des reportages bénévoles.
  • L214 — association de défense des animaux, évoquée comme un déclic de son engagement.
  • 30 Millions d’Amis — fondation de protection animale citée durant l’entretien.
  • Emmaüs — mouvement de solidarité, mentionné pour un projet d’ateliers d’art-thérapie.
  • Thibaut de Saint-Maurice — professeur de philosophie et chroniqueur à France Inter (émission « Grand bien vous fasse » d’Ali Rebeihi), cité comme une influence.
  • François Lasserre — auteur et insectologue, dont un conseil sur l’importance du réseau l’a marquée.
  • Canon 5D Mark IV et objectif 100-400 mm — le matériel vers lequel elle a fait évoluer sa pratique animalière.
  • Régis Moscardini — animateur du podcast « Libre et Photographe ».

Au fil de l’épisode

  • L’origine du pseudonyme « Parole de Léa », hérité d’un blog littéraire.
  • Son parcours : formation en communication, métier de community manager, puis licenciement vécu comme une désillusion.
  • La naissance de son attachement à la nature et aux animaux.
  • Le rôle des associations, dont Faune Alfort, dans son engagement.
  • Faire de la photo animalière quand on est parisienne : où trouver la faune urbaine.
  • Son approche de terrain : sans affût, sans nourrissage, dans le respect de l’animal.
  • Son style doux et pastel, et son refus du spécisme.
  • L’apprentissage autodidacte de la photo et l’évolution de son matériel.
  • La bascule vers l’activité photo après son licenciement.
  • Ses trois offres : tirages, shootings d’animaux de compagnie, reportages.
  • Le bouche-à-oreille et le démarchage « au culot » comme moteurs de ses premiers clients.
  • La méthode commerciale : comprendre le besoin avant de parler prix.
  • Le rôle d’Instagram : visibilité et notoriété plutôt que ventes directes.

FAQ

Qui est Léa Cirotteau ?

Léa Cirotteau est une photographe française spécialisée dans la faune urbaine et la nature. Community manager de formation, elle s’est reconvertie dans la photographie après un licenciement. Basée à Paris, elle photographie les animaux des villes avec une démarche engagée pour la cause animale et diffuse son travail sous le nom « Parole de Léa ».

Qu’est-ce que la photographie de faune urbaine ?

La photographie de faune urbaine consiste à photographier les animaux sauvages qui vivent en ville : pigeons, corneilles, écureuils, hérons ou martins-pêcheurs. Léa Cirotteau la pratique dans les parcs parisiens, sans affût ni nourrissage, en privilégiant une approche respectueuse qui ne dérange pas les animaux.

Comment Léa Cirotteau est-elle devenue photographe ?

Elle a appris la photographie en autodidacte, via Internet, en maîtrisant d’abord les bases comme le triangle d’exposition. Un licenciement, vécu comme une désillusion professionnelle, l’a décidée à transformer sa passion en métier et à créer sa propre activité de photographe.

Quelles sont les offres de son activité photo ?

Léa Cirotteau propose trois prestations complémentaires : la vente de tirages photo, des shootings d’animaux de compagnie et des reportages photographiques pour des professionnels. Elle a obtenu ses premiers clients principalement grâce au bouche-à-oreille.

Qu’est-ce que Faune Alfort ?

Faune Alfort est une association de sauvegarde de la faune sauvage, installée à l’école vétérinaire de Maisons-Alfort. Elle recueille et soigne les animaux sauvages en détresse. Léa Cirotteau y réalise des reportages photo bénévoles, une expérience qui nourrit son engagement pour la cause animale.

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