Un cycle se termine
Marie Viard-Klein est la fondatrice de Minuit sur Terre, une marque de chaussures et de sacs éco-responsables qu’elle a créée il y a dix ans. Partie de rien, en autofinancement complet, elle a mené son entreprise à un succès notable, atteignant deux millions d’euros de chiffre d’affaires. Pourtant, derrière cette réussite, l’entrepreneure ressent une profonde lassitude et l’impression d’être arrivée à la fin d’un cycle. Elle explique ne plus avoir l’ambition de faire grandir la marque davantage et souhaite passer à autre chose, tout en assurant la pérennité de ce qu’elle a construit.
Sa question est concrète et rarement abordée avec autant de franchise : comment fait-on pour transmettre sa marque et trouver le bon repreneur ?
Vendre, mais comment ?
Face à ce questionnement, Pauline Laigneau démystifie la cession d’entreprise. Elle explique que vendre sa société ne signifie pas forcément un départ total et immédiat. Souvent, les acquéreurs préfèrent que le fondateur ou la fondatrice reste à bord pendant une période de transition, parfois plusieurs années, pour assurer un passage de relais en douceur. L’échange explore plusieurs options : la cession totale, qui peut attirer des acheteurs cherchant à payer le moins cher possible ; ou la cession partielle, qui permet de s’associer et de déléguer les tâches les plus lourdes. En s’appuyant sur l’exemple d’Émilie Duchesne (Thea Jewelry), Pauline Laigneau suggère à Marie de communiquer ouvertement sur sa recherche, notamment via son réseau et sur LinkedIn.
L’idée émerge alors de transformer son rôle : vendre une partie de l’entreprise pour se libérer du stress de la gestion et ne conserver que la direction créative et la communication, les aspects du métier qui la passionnent encore.
Pour aller plus loin
- Le profil LinkedIn de Marie Viard-Klein
- Le site officiel de la marque Minuit sur Terre
- Le compte Instagram de Minuit sur Terre
- La page Facebook de Minuit sur Terre
Les références de l’épisode
- Minuit sur Terre, la marque de Marie Viard-Klein
- Émilie Duchesne, fondatrice de la marque Thea Jewelry
- Thea Jewelry, marque de bijoux citée en exemple
- Gemmyo, la marque de joaillerie de Pauline Laigneau
- LVMH, groupe de luxe mentionné
- Balzac et Cézanne, marques de mode citées
Au fil de l’épisode
- [00:00] — Introduction
- [01:15] — Le parcours de Marie et la création de Minuit sur Terre il y a 10 ans.
- Le succès de la marque : 2 millions d’euros de chiffre d’affaires, rentable et autofinancée.
- [03:00] — Faut-il vraiment vendre à 100 % ? La confusion entre vouloir arrêter et avoir besoin de respirer.
- [05:30] — Les différentes options de cession : totale, partielle, ou l’association pour déléguer la gestion.
- [08:30] — Ce que les acheteurs attendent vraiment : l’importance d’une période de transition avec la fondatrice.
- [11:00] — Comment trouver un repreneur : l’importance du réseau, de la communication sur LinkedIn et de la visibilité.
- L’exemple d’Émilie Duchesne (Thea Jewelry), qui a trouvé son partenaire via un post public.
- La possibilité de rester pour se concentrer sur la partie créative et la communication.
- [15:00] — Le bon équilibre entre liberté entrepreneuriale et sécurité, et les avantages méconnus du salariat.
- L’appel lancé aux auditeurs qui seraient intéressés par la reprise de Minuit sur Terre.
FAQ
Qui est Marie Viard-Klein ?
Marie Viard-Klein est une entrepreneure française, fondatrice de la marque de mode éco-responsable Minuit sur Terre. Elle a lancé son entreprise seule il y a dix ans et l’a développée en autofinancement jusqu’à atteindre un chiffre d’affaires de deux millions d’euros. Dans cet épisode, elle partage son expérience et ses réflexions sur la transmission de sa société après une décennie de croissance.
Qu’est-ce que Minuit sur Terre ?
Minuit sur Terre est une marque française de chaussures et de sacs éco-responsables. Fondée par Marie Viard-Klein, elle se distingue par son engagement à n’utiliser aucune matière d’origine animale, privilégiant des matériaux recyclés. La fabrication est réalisée au Portugal en circuit court. La marque a connu une croissance significative, atteignant deux millions d’euros de chiffre d’affaires de manière rentable et autofinancée.
Pourquoi vendre une entreprise qui fonctionne ?
Marie Viard-Klein explique sa décision par un sentiment de fatigue entrepreneuriale et l’impression d’être arrivée à la fin d’un cycle après dix ans. Bien que l’entreprise soit rentable, elle ne se sent plus la personne la plus à même de la faire grandir davantage. Elle souhaite passer la main à quelqu’un de plus ambitieux pour assurer la pérennité de la marque, tout en se libérant du stress lié à la gestion quotidienne.
Quelles sont les options pour transmettre sa marque ?
L’épisode explore plusieurs scénarios. La première option est la cession totale, où l’on vend 100 % de l’entreprise. Une autre possibilité est la cession partielle, qui consiste à vendre une partie des parts à un associé qui prendrait en charge la gestion. Cela permet à la fondatrice de rester impliquée sur les aspects qu’elle préfère, comme la création ou la communication, tout en étant soulagée des contraintes opérationnelles.
Comment trouver un repreneur pour son entreprise ?
Pauline Laigneau conseille de commencer par des méthodes directes avant de faire appel à des intermédiaires. Il est recommandé d’en parler ouvertement à son réseau et de communiquer publiquement sur sa recherche, par exemple avec un post sur LinkedIn. Cette transparence peut attirer des personnes qui connaissent et apprécient déjà la marque, comme des clients ou d’autres entrepreneurs du secteur, ce qui peut mener à des partenariats plus authentiques.
