Le corps comme métaphore
Invitée dans le cadre du festival Circulation(s), la photographe Marilisa Cosello explique la démarche de sa série intitulée Exercizi Obbligatori. Pour elle, ce projet part d’un constat : nous acceptons le monde tel qu’il nous est présenté, transformant ainsi le corps, à la fois sujet individuel et collectif, en simple objet. Son travail, qu’elle structure comme un opéra en trois actes, se penche sur l’identité sociale, les structures de pouvoir et les comportements humains, le tout à travers le prisme de la violence et de la superposition.
L’artiste illustre son propos en détaillant les deux premiers actes. Le premier s’inspire des exercices physiques obligatoires imposés aux hommes et aux femmes durant l’ère fasciste en Italie, une métaphore de « l’acceptation collective de la limitation ». Le second acte, issu d’une performance, explore les difficultés du quotidien à travers des actions simples réalisées sous une forme de contrainte. Elle évoque également la famille comme première structure sociale, avec ses rôles prédéfinis et sa violence parfois implicite.
Les références de l’épisode
- Exercizi Obbligatori, série photographique de Marilisa Cosello
- Festival Circulation(s)
- Marie-Elisabeth de la Fresnaye
Au fil de l’épisode
- Présentation du projet « Exercizi Obbligatori ».
- Le corps transformé d’un sujet individuel et collectif en objet.
- Une œuvre structurée en trois actes sur l’identité sociale et les structures de pouvoir.
- Acte 1 : la métaphore des exercices physiques imposés sous le fascisme.
- Le contrôle du corps comme variable fondamentale des régimes dictatoriaux.
- Acte 2 : une performance sur les limitations et les difficultés du quotidien.
- La famille comme première structure sociale rencontrée, avec ses rôles prédéfinis.
- L’identité sociale comme une construction.
FAQ
Qui est Marilisa Cosello ?
Marilisa Cosello est une photographe originaire de Milan. Son travail explore des thèmes comme l’identité sociale, les structures de pouvoir et le comportement humain. Dans cet épisode, enregistré au festival Circulation(s), elle présente sa série photographique Exercizi Obbligatori, qui interroge la manière dont le corps est transformé en objet par les contraintes sociales et politiques.
Qu’est-ce que le projet « Exercizi Obbligatori » ?
Il s’agit d’une série photographique de Marilisa Cosello, structurée en trois actes. Le projet utilise la métaphore d’exercices physiques imposés pour analyser la façon dont nous acceptons les cadres et les limitations de la société. L’œuvre aborde la violence implicite de ces structures, qu’il s’agisse de la famille ou d’un régime dictatorial, et la transformation du corps en objet.
Quel est le lien entre cette série et le fascisme ?
Le premier acte de la série Exercizi Obbligatori reproduit des exercices physiques que les hommes et les femmes devaient effectuer durant l’ère fasciste en Italie. Marilisa Cosello utilise cette référence historique comme une métaphore de l’acceptation collective des limitations et des impositions d’un régime dictatorial, où le contrôle du corps est un élément fondamental.
Qu’est-ce que le festival Circulation(s) ?
D’après les informations de l’épisode, Circulation(s) est un festival parisien consacré à la jeune photographie européenne. L’interview de la photographe Marilisa Cosello a été réalisée dans le cadre de la neuvième édition de cet événement, où elle présentait sa série Exercizi Obbligatori.
