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Matthieu Bailet – Nils Alphand

Les skieurs alpins Matthieu Bailet et Nils Alphand sont les invités de Geneviève Berti. Spécialistes des épreuves de vitesse, ils évoluent au plus haut niveau, entre adrénaline, exigence technique et gestion permanente de la pression. Matthieu Bailet, enfant de la Côte d'Azur, revient sur son parcours, de ses débuts difficiles à ses ambitions pour les Jeux Olympiques de 2026. Il partage sa vision de la compétition, la gestion des blessures et la force mentale nécessaire pour tutoyer les sommets. Nils Alphand évoque lui aussi sa trajectoire, l'influence de son père et sa propre quête de performance au sein de l'équipe de France.

Matthieu Bailet et Nils Alphand, skieurs de vitesse entre adrénaline et quête de performance

Des débuts à la passion de la vitesse

Matthieu Bailet raconte un début de parcours pour le moins paradoxal : mis sur les skis dès qu’il a su marcher, il a d’abord détesté ça. Ce n’est que vers 7 ou 8 ans, en rejoignant le ski club avec ses copains, que le plaisir s’installe, rapidement suivi par le goût de la compétition. Originaire de Nice, il a dû franchir des étapes décisives pour intégrer les structures nationales, un parcours moins évident que pour les jeunes montagnards. Son choix pour les disciplines de vitesse, la descente et le super-G, s’est fait naturellement, attiré par des sensations qu’il compare à celles de la Formule 1.

Il décrit la descente comme un sport extrême où les vitesses atteignent 150 km/h, un univers où « avant d’essayer de gagner, il faut d’abord y arriver ». La dimension du risque est totale, et la différence avec le ski de loisir est abyssale. Pour lui, assister à une course en personne permet de saisir cette intensité : la pente, la vitesse, mais aussi le son et la respiration des athlètes.

La loi du sport de haut niveau

Le ski de vitesse est un sport de détails où tout se joue à quelques centièmes. Matthieu Bailet explique la dure loi de sa discipline : une seule petite erreur, représentant 1 % de la course, peut anéantir 99 % d’un effort parfait et mener à une sortie de piste. Gérer la frustration de ces « résultats à zéro » est un défi mental permanent. Il revient également sur sa plus grave blessure, un moment charnière qui l’a forcé à se réinventer. « Si t’évolues pas, tu meurs », résume-t-il pour décrire l’exigence du haut niveau. Cette épreuve lui a permis de prendre du recul et d’apprendre sur son corps et son mental.

Au sein de l’équipe de France, la rivalité est constante, car un seul peut gagner. Pourtant, une forme de solidarité unique unit les descendeurs. Elle ne vient pas de l’amitié, mais d’un respect mutuel et profond pour la prise de risque que chacun engage au départ d’une course. C’est ce respect pour le danger affronté et le travail fourni qui soude le groupe.

Nils Alphand, une trajectoire naturelle

Également invité, le skieur Nils Alphand évoque son propre parcours. Ayant grandi à Serre-Chevalier, le ski a toujours été une évidence familiale, mais il insiste sur le fait que son père, ancien champion, ne l’a jamais poussé. Il a toujours fait confiance aux entraîneurs et n’intervient que comme un conseiller bienveillant. Pour Nils, le choix de la vitesse était aussi une vocation depuis l’enfance, rêvant des grandes classiques comme Kitzbühel. Il est revenu sur l’un de ses meilleurs résultats à Val Gardena, où il a terminé 4e après s’être élancé avec le dossard 47.

Il explique la difficulté de reproduire une performance d’un jour à l’autre, même sur une piste similaire. Chaque course est différente et demande une adaptation constante. Pour lui, comme pour Matthieu Bailet, l’objectif majeur reste la qualification pour les Jeux Olympiques de Milan Cortina, le « Graal » de tout athlète de haut niveau.

Les références de l’épisode

  • Personnes : Geneviève Berti, Johan Claret, Marco Odermatt, Clément Noël, Margot Ollet, Nastasia Nohens, Karine Smaja-Clément.
  • Lieux et compétitions : Jeux Olympiques de Milan Cortina 2026, Val d’Isère, Val Gardena, Wengen, Kitzbühel, Livigno, Serre-Chevalier.
  • Organisations : Interclub de Nice, Fédération Française de Ski.

Au fil de l’épisode

  • Les débuts surprenants de Matthieu Bailet, qui détestait le ski étant petit.
  • Le rôle des amis et du plaisir dans la naissance de sa passion pour la compétition.
  • Le choix naturel pour les disciplines de vitesse, la « Formule 1 du ski ».
  • La descente, un sport extrême où il faut d’abord « survivre » à la piste.
  • L’intensité d’une course vue du bord de la piste : le son, la vitesse, l’engagement.
  • Les marges infimes du ski alpin, où quelques centièmes séparent la gloire de la déception.
  • La gestion mentale d’une sortie de piste après avoir mené une course.
  • Le long chemin pour revenir au plus haut niveau après une grave blessure.
  • La « loi de la jungle » du sport professionnel et la solidarité unique entre descendeurs.
  • La difficulté de n’être jamais satisfait pour continuer à progresser.
  • L’importance du soutien de son club, l’Interclub de Nice, et de ses sponsors.
  • Nils Alphand : grandir dans une famille de skieurs à Serre-Chevalier.
  • Le rôle de son père, un conseiller respectueux qui n’a jamais été son entraîneur.
  • Son rêve d’enfant de courir les grandes classiques de la vitesse.
  • Sa performance marquante à Val Gardena, une 4e place avec le dossard 47.
  • L’objectif commun : la qualification pour les Jeux Olympiques de Milan Cortina.

FAQ

Qui est Matthieu Bailet ?

Matthieu Bailet est un skieur alpin français, membre de l’équipe de France et spécialiste des épreuves de vitesse comme la descente et le super-G. Originaire de Nice, il a été champion du monde junior et a déjà signé un podium en Coupe du Monde. Son objectif est de se qualifier pour les Jeux Olympiques d’hiver de 2026 à Milan Cortina.

Pourquoi le ski de descente est-il considéré comme un sport extrême ?

Selon Matthieu Bailet, la descente est un sport extrême en raison des vitesses très élevées, qui peuvent dépasser 150 km/h, et du risque permanent. Il explique qu’avant même de penser à la victoire, le premier objectif est de terminer la course sans chuter. Il compare cette discipline à la « Formule 1 du ski », où l’engagement physique et mental est total.

Qui est Nils Alphand ?

Nils Alphand est un skieur alpin français, également spécialiste des épreuves de vitesse au sein de l’équipe de France. Il a grandi à Serre-Chevalier et a été champion du monde junior de Super-G en 2017. Il évolue en Coupe du Monde et vise, comme ses coéquipiers, une participation aux Jeux Olympiques.

Comment les skieurs de haut niveau gèrent-ils la pression ?

La gestion mentale est un aspect crucial de leur sport. Matthieu Bailet souligne qu’une infime erreur peut ruiner une course presque parfaite. Les athlètes doivent apprendre à gérer la frustration des échecs et des sorties de piste. Le retour après une blessure est également une épreuve psychologique importante, nécessitant une grande force de caractère et le soutien du staff et des proches.

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