Un syndrome tabou
Aline, coach business chez TheBBoost, s’attaque à un sujet délicat et souvent passé sous silence : la peur de réussir. Elle raconte comment, en relisant une lettre écrite à elle-même un an plus tôt lors d’un séminaire d’Amy Porterfield, elle a été frappée par sa propre injonction : « Stop playing small », arrête de la jouer petit. Cette prise de conscience l’a poussée à réaborder ce thème, déjà traité dans un épisode précédent, mais avec un nouveau regard. La peur de réussir, explique-t-elle, est ce sentiment contradictoire qui nous bloque par crainte des conséquences positives de notre succès. Elle est souvent liée à des peurs plus profondes comme celle du changement, du jugement ou de l’échec, et peut nous pousser à appuyer « sur le frein et l’accélérateur en même temps ».
Ce phénomène se manifeste principalement à deux moments clés : juste avant de se lancer, par peur d’être submergé par les demandes, ou au moment de passer à une autre échelle (scaler), par peur de perdre le contrôle. Le plus grand obstacle reste le tabou qui l’entoure. « On a l’impression de cracher dans la soupe », confie Aline, en expliquant la honte qu’éprouvent les entrepreneurs à admettre que leur succès leur fait peur, surtout dans un contexte économique où beaucoup luttent pour survivre. Elle insiste : ressentir cette peur est normal et ne fait de personne un mauvais entrepreneur.
Cinq leviers pour oser
Pour surmonter ce blocage, qui relève purement du mindset, Aline propose cinq conseils concrets qu’elle applique elle-même. Le premier, et le plus important selon elle, est d’accepter de lâcher prise et de faire confiance au processus. Il faut admettre qu’on ne peut pas tout contrôler et que notre entreprise peut devenir une entité qui nous dépasse. Le deuxième conseil est de bien s’entourer, non seulement de personnes bienveillantes, mais surtout d’entrepreneurs qui sont déjà passés par les étapes que l’on redoute. Leur expérience est une source de réconfort et de conseils pratiques. En complément, se faire accompagner par un coach ou un mentor peut accélérer le déblocage des croyances limitantes.
Le quatrième levier est une question simple mais puissante à se poser face à l’angoisse : « Et au pire, quoi ? ». Envisager le pire scénario possible permet souvent de réaliser que les conséquences sont gérables et que des solutions existent. Enfin, le cinquième conseil est de toujours s’assurer d’être aligné avec ses valeurs et sa mission. Tant que les décisions prises sont en accord avec qui l’on est, le risque de se tromper est minime et les regrets, inexistants. « Arrêtez de la jouer petit », conclut-elle, « levez le pied du frein et mettez les deux pieds sur l’accélérateur ».
Pour aller plus loin
Les références de l’épisode
- Aline, coach business et animatrice du podcast
- TheBBoost, son entreprise
- Amy Porterfield, entrepreneure américaine dont Aline a suivi un séminaire
- San Diego, lieu du séminaire
- URSSAF, organisme mentionné dans un exemple d’auto-sabotage administratif
- BNI, réseau d’affaires cité en exemple
- Épisode #63 du podcast TheBBoost, sur la peur de réussir
- Épisode #67 du podcast TheBBoost, sur le syndrome de l’imposteur
Au fil de l’épisode
- L’anecdote de la lettre à soi-même écrite lors d’un séminaire d’Amy Porterfield.
- La prise de conscience fondatrice : « Stop playing small ».
- Définition de la peur de réussir : un blocage paradoxal lié aux conséquences du succès.
- Les deux grands cas de figure : la peur avant de se lancer et la peur avant de scaler son business.
- Les symptômes concrets : l’auto-sabotage, la paralysie, le fait de se retenir.
- Le tabou autour de la peur de réussir et la honte de « cracher dans la soupe ».
- Le rappel essentiel : c’est une problématique normale pour un entrepreneur.
- La clé de compréhension : la peur de réussir est un enjeu de mindset.
- Conseil n°1 : Accepter de lâcher prise et de ne pas tout contrôler.
- Conseil n°2 : Bien s’entourer, avec des pairs qui ont déjà surmonté ces obstacles.
- Conseil n°3 : Se faire accompagner par un coach ou un mentor pour débloquer ses croyances.
- Conseil n°4 : Se poser la question « Et au pire, quoi ? » pour relativiser et trouver des solutions.
- Conseil n°5 : S’assurer d’être toujours aligné avec ses valeurs, sa mission et ses objectifs.
- La conclusion : il est temps de lever le pied du frein et de mettre les deux pieds sur l’accélérateur.
FAQ
Qu’est-ce que la peur de réussir pour un entrepreneur ?
La peur de réussir est un sentiment paradoxal où un entrepreneur craint les conséquences positives de son succès. Selon Aline, elle est souvent liée à des peurs plus profondes comme la peur du changement, d’être jugé, ou de ne pas être à la hauteur. Ce syndrome peut conduire à des comportements d’auto-sabotage, conscients ou non, qui freinent le développement de l’entreprise, que ce soit au moment du lancement ou lors d’une phase de croissance.
Comment se manifeste la peur de réussir ?
Elle se manifeste par une tendance à « la jouer petit », c’est-à-dire à ne pas exploiter son plein potentiel. Concrètement, cela peut se traduire par de l’auto-sabotage (erreurs administratives, mauvais recrutements), une forme de paralysie qui empêche d’avancer, ou le sentiment d’appuyer en même temps sur le frein et l’accélérateur. L’entrepreneur se retient, de peur d’être submergé par les demandes, de perdre le contrôle ou de voir la qualité de son travail se détériorer.
Pourquoi la peur de réussir est-elle un sujet tabou ?
Ce sujet est tabou car les entrepreneurs qui le vivent ont souvent honte d’en parler. Ils craignent de passer pour des personnes prétentieuses ou ingrates, qui « crachent dans la soupe » alors que de nombreuses entreprises sont en difficulté. Cette peur du jugement et de l’incompréhension les pousse à garder ce sentiment pour eux, ce qui crée un cercle vicieux d’isolement et d’auto-sabotage, alors qu’il s’agit d’une problématique entrepreneuriale normale.
Quels sont les 5 conseils d’Aline pour surmonter cette peur ?
Aline propose cinq leviers pour dépasser la peur de réussir. D’abord, accepter de lâcher prise et de ne pas tout contrôler. Ensuite, bien s’entourer de pairs ayant déjà vécu ces étapes. Troisièmement, se faire accompagner par un coach ou un mentor. Quatrièmement, se demander « Et au pire, quoi ? » pour relativiser les scénarios catastrophes. Enfin, s’assurer que chaque décision reste alignée avec ses valeurs et sa mission profondes.
Qui est Aline, l’animatrice du podcast TheBBoost ?
Aline est une coach business et la créatrice de TheBBoost. À travers son podcast, elle partage chaque semaine des stratégies, des conseils et son énergie pour aider les entrepreneurs à développer leur activité. Elle s’appuie régulièrement sur sa propre expérience pour aborder des sujets concrets comme le mindset, la gestion des peurs, le syndrome de l’imposteur ou, comme dans cet épisode, la peur de réussir.
