L’état d’esprit du débutant
Aline part d’un exercice de pensée : si elle devait tout recommencer de zéro, sans argent, sans réseau, mais avec son expérience actuelle, quel serait son plan d’action ? Avant toute chose, elle insiste sur la nécessité d’adopter et de cultiver le « beginner mindset », l’état d’esprit du débutant. Il s’agit de considérer que chaque rencontre, chaque discussion et chaque situation a quelque chose à nous apprendre, sans jamais se sentir supérieur ou penser tout savoir. Elle illustre ce point avec une anecdote personnelle : une conversation avec un fonctionnaire au chômage lui a offert un retour précieux et inattendu sur des stratégies marketing, lui rappelant l’importance de se reconnecter à la réalité de ceux qui ne sont pas dans le « jus marketing ».
Cette posture d’humilité et de curiosité est, selon elle, la clé pour garder les pieds sur terre, progresser et prendre les bonnes décisions.
Choisir vite, se spécialiser tôt
La première étape concrète du plan est de choisir un domaine d’activité, et ce, le plus rapidement possible, sans sur-analyser. Aline conseille de se poser trois questions simples : qu’est-ce que j’aime ? Dans quoi ai-je des facilités ? Et où y a-t-il de la demande ? Pour illustrer, elle prend l’exemple hypothétique de se lancer en tant que freelance dans le « no-code », un domaine qui la fascine. L’idée n’est pas de trouver sa voie ou le métier de ses rêves, mais un point de départ solide, car un business se construit dans l’action et évolue avec le temps. Une fois le domaine choisi, elle souligne l’importance de se nicher, c’est-à-dire de se spécialiser sur un type de clientèle ou un sous-domaine précis pour être facilement identifiable.
« Quand on démarre, il faut être niché, ça facilite beaucoup les choses. » C’est un accélérateur majeur pour obtenir ses premiers résultats.
Compétences et visibilité, le double chantier
La deuxième étape se déroule sur deux fronts menés en parallèle : monter en compétences et développer sa visibilité. Pour Aline, il est crucial de devenir « très bon » dans son métier. Pour cela, elle investirait dans une formation, quitte à faire des sacrifices financiers, ou se formerait intensivement avec les ressources gratuites disponibles. Simultanément, elle ouvrirait un compte sur un réseau social pertinent (LinkedIn dans son exemple du no-code) pour documenter son apprentissage. En partageant ses progrès, ses découvertes et même ses erreurs, elle commencerait à construire sa crédibilité et son audience avant même d’être pleinement opérationnelle. Cette approche de « building in public » est un gain de temps considérable.
En parallèle, elle commencerait immédiatement à créer du lien et à développer son réseau en contactant des pairs et des professionnels de son secteur.
Trouver ses clients et passer à l’échelle
La troisième étape consiste à trouver ses premiers clients. Si la stratégie de contenu a fonctionné, les premières demandes arriveront naturellement. Aline conseille de les voir comme un « terreau d’apprentissage » pour affiner son offre, sans mettre de pression sur le résultat. Si les résultats tardent, elle passerait à la prospection active, en adoptant un état d’esprit audacieux où le rejet n’est plus un drame. Elle insiste également sur l’importance de soigner son professionnalisme et son expérience client, car c’est ce qui distingue 90 % des freelances sur le marché. Enfin, la quatrième et dernière étape est l’itération : analyser ce qui a fonctionné pour attirer des clients (contenu, prospection, réseau) et concentrer ses efforts dessus, selon le principe des 20 % d’actions qui amènent 80 % des résultats.
L’objectif est de ne jamais se reposer sur ses lauriers et de toujours alimenter la machine qui apporte des prospects, même quand l’activité tourne bien.
Pour aller plus loin
- Retrouvez les shownotes de ce podcast
- En savoir plus sur le Bootcamp Signed., l’accompagnement business d’Aline
- [Quiz] Quel type d’entrepreneur êtes-vous ?
- Rejoindre Aline sur Instagram
Les références de l’épisode
- Personnes : Aline Bartoli, Nat435
- Entreprises et plateformes : TheBBoost, Postadem, LinkedIn, TikTok, Instagram, ChatGPT, Malte, Upwork, Squarespace, Wix
- Concepts : Beginner mindset, no-code, principe du 20/80 (loi de Pareto), building in public
- Épisode de podcast : TheBBoost n°125, « Si je devais tout recommencer à zéro : mon plan d’action »
Au fil de l’épisode
- Le défi : imaginer un plan d’action pour tout recommencer de zéro.
- 04:39 — Imagine si…
- 05:21 — Garder le beginner mindset : l’importance de rester ouvert et d’apprendre de chaque situation.
- L’anecdote du fonctionnaire au chômage et son feedback sur le marketing.
- 08:27 — #1 Choisir son domaine d’activité : les trois questions à se poser pour décider vite.
- L’exemple d’une reconversion dans le no-code.
- L’importance de se nicher pour se démarquer au début.
- 12:21 — #2 Monter en compétence / Développer ma visibilité : se former pour devenir très bon et créer du contenu en parallèle.
- Documenter son apprentissage pour construire sa crédibilité.
- L’importance de développer son réseau dès le premier jour.
- 17:25 — #3 Trouver mes premiers clients : analyser les premières demandes comme un terrain d’apprentissage.
- Le scénario où les résultats tardent : prospecter sans peur du rejet.
- L’histoire de la femme qui s’est fixé l’objectif d’être rejetée le plus possible.
- Soigner sa posture professionnelle pour se distinguer de la concurrence.
- 24:54 — #4 L’itération : identifier les 20% d’actions qui apportent 80% des résultats et se concentrer dessus.
- Ne jamais se reposer sur ses lauriers et toujours alimenter le flux de prospects.
- Ce qui n’est pas abordé volontairement : site internet, tunnels de vente, offres complexes…
- Le message final : retourner à l’essentiel de ce qui fait un entrepreneur.
FAQ
Quel est le plan d’action pour lancer un business de zéro ?
Aline propose un plan en quatre étapes. D’abord, choisir rapidement son domaine d’activité sans sur-analyser, en se basant sur ce qu’on aime, ses facilités et la demande du marché. Ensuite, monter en compétences tout en développant sa visibilité en parallèle, notamment sur les réseaux sociaux. La troisième étape est de trouver ses premiers clients via le contenu, la prospection et le réseau. Enfin, la dernière étape consiste à itérer : analyser ce qui fonctionne le mieux pour attirer des clients et concentrer ses efforts sur ces actions.
Pourquoi le « beginner mindset » est-il important pour un entrepreneur ?
Le « beginner mindset », ou l’état d’esprit du débutant, consiste à aborder chaque situation avec la conviction qu’on a quelque chose à apprendre. Pour Aline, c’est une qualité cruciale qui permet de rester humble, curieux et connecté à son audience et à la réalité du marché. Cela évite de s’enfermer dans ses certitudes et de passer à côté de retours ou d’opportunités précieuses, même venant de personnes qui semblent très éloignées de son domaine d’expertise.
Comment choisir son domaine d’activité rapidement ?
Pour éviter de perdre du temps en analyses, Aline conseille de se poser trois questions fondamentales : qu’est-ce que j’aime faire ? Dans quoi est-ce que j’ai des facilités naturelles ? Et où existe-t-il une demande sur le marché ? L’intersection de ces trois réponses donne un point de départ viable. L’objectif n’est pas de trouver immédiatement le projet parfait, mais de se lancer dans l’action, car c’est en faisant que le business se construit et s’affine.
Faut-il être un expert pour se lancer en freelance ?
Selon Aline, il n’est pas nécessaire d’être le meilleur expert mondial, mais il est indispensable de viser à devenir « très bon » dans son domaine pour délivrer un travail de qualité. Elle recommande de se former sérieusement, tout en commençant à communiquer sur son apprentissage. Cette approche permet de construire sa crédibilité et sa visibilité progressivement, en toute transparence, sans attendre d’atteindre un niveau de perfection qui peut être paralysant.
Quelle est la priorité quand on démarre son entreprise ?
La priorité absolue est d’aller à l’essentiel : trouver ses premiers clients et générer des revenus. Aline insiste sur le fait de ne pas se perdre dans les « fioritures » comme la création d’un site internet parfait, d’un logo ou de stratégies marketing complexes. Il faut se concentrer sur les actions qui apportent des résultats concrets, comme la prospection, le réseautage et la création de contenu ciblé, afin de construire une activité stable le plus rapidement possible.
