Le piège de la déresponsabilisation
Partant d’une conversation entendue entre deux entrepreneurs, Aline challenge une idée répandue : celle de vouloir trouver un prestataire qui dirait exactement quoi faire pour développer son business. Si elle comprend le besoin d’être accompagné par des experts comme un directeur général ou un Online Business Manager (OBM), elle met en garde contre la tentation de leur déléguer la responsabilité de la vision. Pour elle, c’est une erreur fondamentale : le chef d’entreprise est et doit rester le seul capitaine de son navire.
Cette envie de déresponsabilisation s’apparente, selon elle, à une recherche du confort du salariat sans ses contraintes, tout en gardant la liberté de l’entrepreneuriat. Or, ce n’est pas possible. Assumer les conséquences de ses décisions, bonnes ou mauvaises, fait partie intégrante du rôle d’entrepreneur. « Quand ça va bien, c’est nous qui en sommes responsables, et quand ça va mal, c’est nous aussi », rappelle-t-elle.
La seule alternative pour partager ce poids est de s’associer. Contrairement à un prestataire, un associé partage non seulement les responsabilités, mais aussi les bénéfices et la valeur de l’entreprise. Il prend la barre avec le fondateur. Citant un célèbre grand-père de super-héros, Aline conclut : « avec un grand pouvoir, viennent de grandes responsabilités ».
Les références de l’épisode
- Directeur général
- Intégrateur
- OBM (Online Business Manager)
Au fil de l’épisode
- Le point de départ : une conversation entre entrepreneurs sur le désir de déléguer la prise de décision.
- Le rôle du chef d’entreprise : être le capitaine de son navire et assumer la direction stratégique.
- La tentation de retrouver le confort du salariat sans les responsabilités.
- La différence fondamentale entre un prestataire ou un salarié et un véritable associé.
- La responsabilité comme partie intégrante et non négociable du « package » de l’entrepreneur.
FAQ
Pourquoi un entrepreneur ne devrait-il pas déléguer sa vision stratégique ?
Selon l’analyse d’Aline, l’entrepreneur est le porteur du projet, le visionnaire. Déléguer la vision reviendrait à confier l’âme de son entreprise à un tiers. Un prestataire ou un salarié a pour rôle d’exécuter une stratégie, non de la définir à la place du dirigeant. Assumer la direction est une responsabilité fondamentale qui ne peut être sous-traitée, car elle est l’essence même de la fonction de chef d’entreprise.
Quelle est la différence entre un prestataire et un associé ?
Un prestataire, comme un Online Business Manager, est rémunéré pour un service et met en œuvre une stratégie décidée par le dirigeant. Sa responsabilité est limitée à sa mission. Un associé, en revanche, partage la responsabilité de la vision et de la direction stratégique de l’entreprise. Il prend la barre du navire avec le fondateur, et en contrepartie, il partage également les bénéfices et la valeur de la société.
Que signifie être le « capitaine de son navire » en entrepreneuriat ?
Cette métaphore signifie que l’entrepreneur est le seul maître à bord de son entreprise. Il est entièrement responsable de la direction prise, des décisions stratégiques et des résultats, qu’ils soient positifs ou négatifs. Il ne peut pas confier cette responsabilité ultime à quelqu’un d’autre, car c’est le cœur de son rôle de dirigeant et le fondement de son autonomie.
Est-ce une erreur de vouloir moins de responsabilités en tant qu’entrepreneur ?
D’après cet épisode, chercher à éviter les responsabilités tout en gardant la liberté de l’entrepreneuriat est une illusion. La responsabilité, incluant la charge mentale et les aspects moins plaisants comme l’administratif ou le fiscal, fait partie intégrante du « package ». C’est le corollaire indispensable du pouvoir et de l’autonomie que l’on acquiert en créant son entreprise.
